‹ Maladies de l'estomac et de l'oesophage: méthodes générales de diagnostic et de thérapeutiqueChapitre 2 sur 103 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les maladies du tube digestif peuvent difficilement être scindées en deux groupes comprenant d'une part les Maladies de Tœsopliage et de Testomac, d'autre part les Maladies de Fin tes tin et du péritoine. Il est bien rare, en eflet, que l'intestin ne réagisse pas quand l'estomac est malade ; de même, il est extraordinaire que des troubles gastriques ne soient pas la conséquence des lésions ou des troubles de fonctionnement de lin tes tin . D'autre part, toute une série de symptômes sont communs aux deux groupes de maladies.

Si donc nous avons cru devoir séparer les Maladies de l'estomac d'avec celles de l'intestin, ce n'est pas pour créer des entités morbides bien nettement différenciées, mais simplement parce que la patliologie gastrique d'une part, la pathologie intestinale d'autre part, méritaient, en raison de leur importance, qu'on leur consacrât, à chacune, un Livre du Médecin tout entier. Mais les deux livres seront complémentaires Tun de Tautre.

D'ailleurs, ce que nous disons du rapportintimc des maladies de l'estomac et de l'intestin, nous pourrions le dire, tout aussi bien, des maladies de

Festomac et des maladies organiques en général.

Pendant un certain laps de temps, on a cru, avec Broussais, que Tinflammation de l'estomac était la porte d'entrée de toutes les maladies : cette doctrine a péri, du fait même de ses exagérations. Mais elle contenait, en germe, des notions qui ont été admises depuis : en particulier celles si fécondes des fermentations gastriques dont le professeur Bouchard a montré toute Fimportance ; et Ton comprend ainsi qu'un estomac, vicié dans son fonctionnement, puisse retentir, d'une façon efficace et nocive,sur toutes les autres fonctionsdel'organisme. De même aussi, peut-on dire que toute maladie générale peut retentir sur l'estomac : il est certain, en effet, que dans les cas où le sang charrie des éléments toxiques ou infectieux, le rein ne suffit pas comme émonctoire : la cavité gastro-intestinale présente une large surface au niveau de laquelle les substances toxi-infectieuses peuvent s'éliminer. Mais cette élimination ne se produit pas toujours sans irritation des organes éliminateurs, et c'est ainsi que peuvent être produits des accidents gastriques dus à des maladies générales.

On conçoit combien ces notions sont utiles à connaître car, dans de tels cas, on aurait beau soigner la maladie locale, on ne saurait arriver à aucun résultat utile tant que l'on négligera la toxi-infection, cause déterminante primordiale et suffisante de la maladie de l'estomac. N'oublions donc jamais, en face d'une maladie gastrique, détacher d'en fixer la cause, afin d'établir une thérapeutique qui ait chance d'être active, car elle j)ourra être ctiologique.

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