APPLICABLES A TOUTES LES MALADIES DE LESTOMAC
Lorsqu'on se trouve en présence d'un sujet atteint d'une affection gastrique, bien souvent le diagnostic reste en suspens et le médecin doit faire appel à toutes les ressources que lui fournit son art.
Il y a quelques années, on a cru que Texamen du suc gastrique, fait d'une façon méthodique, suffisait à lever les doutes d'un diagnostic difficile ; maintenant on délaisse cette méthode d'étude et Ton attache plus d'importance à l'étude radiographique de l'estomac.
Il ne faut pas que le médecin se laisse prendre aux apparences et croie qu'ime méthode — quelque parfaite qu'elle soit — est suffisante, à elle seule, pour lui permettre de débrouiller un diagnostic difficile. Il n'y a pas de signe pathognomonique en médecine, cela est vrai pour les maladies de Festomac, comme pour celles des autres organes. Gardons-nous donc bien d'affirmer un diagnostic, exclusivement sur le vu d'un résultat d'examen de suc gastrique, ou sur une interprétation radiographique. Que si, au contraire, nous
preyions le soin d'interroger soigneusement nos malades, puis de les examiner complètement ; si après cela, nous faisons Tétude de leur suc gastrique et de leurs matières fécales ; si nous tenons compte ensuite du résultat d'un examen radiographique bien fait, nous arriverons — en groupant tous ces éléments — à serrer de très près le diagnostic et à TafQrmer dans la plupart des cas.
Dans ce chapitre, nous voulons justement indiquer au médecin les différentes méthodes qu'il peut mettre en œuvre et les déductions pratiques qu'il doit en tirer ; mais nous tenions à le mettre en garde, tout d'abord, contre les conclusions hâtives tirées d'une seule méthode d'examen. Si l'on veut faire trop dire à certains procédés d'étude, ils deviennent plus nuisibles qu'utiles au diagnostic ; que si, au contraire, on complète les différents examens les uns par les autres, alors on arrive à la certitude, autant qu'on peut l'atteindre en médecine.