MÉDECINE OPÉRATOIRE
Les opérations que Ton pratique dans la région parotidienne ne sont pas extrêmement nombreuses; cependant cette région, en raison des éléments compliqués qui entrent dans sa composition, offre encore, quoique peu étendue, un certain nombre de maladies auxquelles le Chirurgien est obligé d’opposer les secours de son art. En effet, la plupart des opérations qui ont été imaginées pour le traitement des tumeurs des parties molles, peuvent être employées à combattre celles que nous voyons naître dans la région parotidienne. La compression, la ponction, l’incision , l’excision, l’extirpation , la cautérisation , la ligature, l’interruption du cours du sang dans les vaisseaux qui se distribuent à la Parotide, etc., sont au tant de moyens dont on devra faire usage, selon que l’on aura à traiter une hypertrophie de la glande, un abcès, un kyste, une tumeur de mauvaise nature, etc....
Ce sont les opérations que nous venons d’énumérer dont nous devons ici faire la description. Deux points de départ différents peuvent être pris pour traiter ce sujet ; les Opérations, ou les Maladies.Tous deux offrent
(les avantages et des inconvénients. Si l’on choisit les Opérations, on présente d’une manière plus rigoureuse l’ensemble des diverses manœuvres chirurgicales dont on peut faire usage pour traiter les tumeurs de la région parotidienne; mais l’exposé des méthodes et des procédés ne constitue pas toute la Médecine opératoire. Savoir si une opération peut être faite, quand on doit agir, quelle méthode il faut préférer, sont autant de questions qu’il est de la plus haute importance de résoudre, et qui ne peuvent bien l’être qu’en se conformant à l’ordre pathologique. Il est vrai qu’en suivant cet ordre, on s’expose à reproduire la même opération, lorsque celle-ci convient à plusieurs affections différentes; mais cet inconvénient est léger, car, l’opérationunefois décrite, il suffît, lorsqu’un nouveau cas l’exige, de la mentionner et d’indiquer, s’il y a lieu, les modifications qu’il faut lui faire subir en raison de la nature différente de la maladie. Nous allons donc traiter, dans autant de sections séparées, des opérations que réclament les tumeurs cancéreuses, lymphatiques, les abcès, les kystes, les tumeurs salivaires, etc.