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MALADIES CAUSÉES PAR DES CRYPTOGAMES PARASITES

Gnomonia leptostyh. Ce cliampignon est une JSp/uerincée^ de la famille des Gnomonidcées, Les feuilles attaquées par ce parasite présentent des taches brun grisâtre, rondes ou irrégulières, à la face inférieure desquelles apparaissent plus tard des petites ponctuations brunes, dues aux périthèces de ce champignon. Ces périthèces plongés dans le tissu de la feuille sont noirs et sphériques, prolongés par une ostiole en forme de bec. Ils renferment des asques oblongs, contenant 8 spores bicellulaires et incolores.

Le Marsoniu Jughndis^ qui attaque également les feuilles de Noyer, est considéré comme une forme conidienne du Gnomonia hptostyla.

Les feuilles de Noyer qui présentent celte forme d'appareils fructifères sont creusées de petites cavités^ dont le fond est occupé par un stromabrun, qui produit un grand nombre de conidies bicellulaires, de forme assez variable, fusiformes, rétréciesou non, au niveau de la cloison, ou encore en forme de virgule ou de croissant. Nous ne reviendrons pas sur le Phyllactinia gtittata (syn, : suffulta) que nous avons étudié précédemment (voir page 33).

• Nous citerons encore comme cryptogames parasites des feuilles du Noyer :

Les Phyllodicta juglandina ei Phyïhstirta Juylandiis, qui produisent des taches pâles, entourées d'un anneau brunâtre ; on les distingue par la couleur des spores, qui sont vert-olive chez le premier et incolores chez le deuxième.

Le Cryptosporium niyrum détermine des taches

LE NOYEU 147

brunes, rondes ou à contour anguleux, entourées d'une sorte d^auréole plus sombre. Ce genre, placé à la suite des Mélanconiacées, est considéré par certains auteurs comme une forme conidienne se rattachant au genre Crypto8})ora (Sphseriacées).

Sur le tronc et les branches.

Sur le tronc des Noyers vivent plusieurs champignons à chapeau, appartenant à la famille des Polyporées. Ces parasites offrent le même développemenl et le même mode d'altaque ([ue le Pohfponis hispidus ([uc nous avons constaté sur les Pommiers (voir page 85), et que l'on rencontre également sur les Noyers.

Le mycélium de tous ces Folypores pénètre dans le tfssu du bois qu'il décompose, occasionnant la mort de l'arbre, seulement au bout d'un temps assez long.

Leur chapeau, ordinairement sessile, présente, à leur face inférieure, un grand nombre de petits trous, orifices de tubes qui sont tapissés par les basides ou cellules mères des spores.

Le Polt/pormsiilfureies a un chapeau sessile, lixé au support par une large base. Ses tissus, d'abord tendus et charnus, acquièrent peu à peu une consistance plus dure ; il a une forme de demi-cercle, présente une couleur jaune clair ou orangé, tandis que ses tissus internes cml une teinte blanchâtre. Souvent, sur la même base croissent plusieurs chapeaux, (jui sont alors imbriqués les uns sur les autres, comme les tuiles d'un toit.

Le Polyjjorm sqimmosus est facilement reconnaissable à son chapeau, supporté par un pied noir. Ce

chapeau est hémi-circulaire, de couleur jaune clair en dessus, avec de larges écailles brunes.

Le Polyporus cinmtharinus a pour caractère distinctif un chapeau hémi-circulaire, sessile, rouge, présentant à la face supérieure des zones d'accroissement, faiblement marquées; on le reconnaîtra facilement à la couleur rouge-cinabre de son tissu interne. Je citerai encore plusieurs autres polypores, qui végètent, et par suite peuvent être rencontrés, sur les troncs de Noyer. Ce sont :

Les Polyporus fommitarius^ igniarius eihispidus^ dont le tissu présente sur une section une teinte brune, ce qui permet de les distinguer facilement des Polypores précédents, dont les tissus sont blancs ou rouge-cinabre. Le Pohjporus igniarius possède une consistance ligneuse et des spores blanches, tandis que les Polyporus fomentarius et hisjndiis ont les spores brunes.

Je mentionnerai encore le Dœdalea cinnaharirui dont le chapeau est muni, sur la face inférieure, non pas de pores, mais de lames labyrinthiformes. Ordinairement, la même base porte plusieurs de ces chapeaux, dont les tissus internes blancs ont la consistance du liège: la surface, au contraire, offre une teinte brunâtre.

Sur les racines.

Les racines, comme la plupart des arbres fruitiers, peuvent être attaquées par XAgaricus {ArmUïaria) melleus^ dont le stroma forme, à la base du tronc ou des grosses racines, entre Técorce et le bois, une lame blanche, parfois digitée ou en forme d'éventail, et d'où partent des cordons noirâtres ou rhizomorphes^

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