PUCE CHIQUE
terrier dans sa peau, et là, bien nourrie par le sang- de son hôte, elle attend le terme de l'ovulation. Vers la fin de ce processus, l'abdomen, par suite du développement des œufs ([u'il contient, a atteint la grosseur d'un petit pois (fig. io5). Le premier segment antérieur et les deux segments postérieurs ne participent pas de celte augmentation de volume.
ces derniers servant de tampon, pour obturer le petit trc. fa.t par 1 an.mal pour entrer dans la peau. Lorsque les œufs sont murs, ils sont expulsés et tombant sur le soi. En peu de emps chacun des œufs donne issue à une larve pour ue de rente anneaux. Cette larve s'entoure alors d u, on 'l"<l"'=i, en hu,t à dix jours, sort l'insecte parfait U--ant sa gestation, la chique cause nn degré d'irritation
MALADIES DE LA l'EAU
considérable. \\ en résulle la Ibi-mation de pus autour de rabdomen distendu, ([ui maintenant soulève le tégumeiiL enllammé et produit une tumélaction de la grosseur d\ui pois. Après que les œufs ont été pondus (d'après quelques auteurs, durant la ponte) la peau qui recouvre l'animal s'ulcère et la chique est expulsée, laissant une petite plaie qui,
Fig. 107. Lésions des mahis el des plcd's dues à la chique [d'après une photographie du D-" Daniels).
si elle est infectée par quelque micro-organisme pathogène, tel que le bacille du phagédénisme ou du tétanos, peut exposer à de graves conséquences.
Naturellement, étant les plus près du sol, les pieds sont surtout exposés à la piqûre de la chique. Les plantes des pieds (fig. 106), les espaces interdigitaux et la racme des ongles s^nt ses lieux de prédilection. Les autres parties du corps sont loin d'en être exemptes ; le scrotum, le pems le voisinage de l'anus et même les mains (fig. 107) et la lace
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sont souvent attaqués. Ordinairemonl une ou deux cliiques sont présentes en même temjjs ; parfois il y en a des centaines, et les petites cavités qui restent a])rès leur extraction sont quelquefois si rapprochées que la surface cutanée offre Taspéct d'un rayon de miel.
Traitement. — Dans les pays à chiques, on doit balayer fréquemment les maisons, particulièrement au rez-dechaussée, et empêcher Taccumulation de la poussière et des débris. On prendra les mômes précautions pour l'étable et le poulailler. On arrosera souvent le plancher avec de l'eau phéniquée, de la poudre insecticide ou d'autres substances désinfectantes. On évitera de marcher pieds nus. On se bai- «nera chaque jour, et toute chique qu'on trouverait attachée cà la peau sera immédiatement retirée. On peut tuer les chiques en les piquant avec une aig-uille, ou par l'application de chloroforme, de térébenthine, de pommade mercurielle, etc., après quoi elles sont expulsées comme un corps étranger. Le meilleur traitement, cependant, consiste à ne pas attendre le processus ulcératif, mais à élargir l'orifice d'entrée avec une aiguille propre et bien pointue et à énucléer proprement l'insecte tout entier. Quelques femmes indigènes, par suite d'une longue pratique, sont très expertes dans cette petite opération. La région doit être soigneusement pansée jusqu'à complète guérison.
MYASE
VER EN HÉLICE {LucUia uw ccUa rid)
Ce ver est la larve d'un insecte diptère (fig. ,08) commun dans certaines parties de l'Amérique, des Etats-Unis à 1 Ai-gent.ne. L'insecte dépose ses œufs sur la surface des i'iaies, et dans les oreilles et les fosses nasales des personnes qui dorment en plein air. De ces œufs sortent des