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Le plasmode s'est transformé en spores dans les

Ci, adultes, dans une cellule géante. — 4. Le dévelop-

Plasmodiophora Brassicse Woroniuc.

hernie

Cl, C2, du parasite. —3. Le plasmode se cellules; C3, jeunes

cellules; ^3, jeunes; 04, auuucs, uau» une w-w^^v- j,« -- ^

pement de la spore; Sp. 9, germant; z, phase zoOspore; My, myxamibc (d'après Woronine).- 5. Un plasmode P dans une cellule ; N, noyau de la cellule; n, noyaux du pla<=mode ; .1, -rains d'amidon ; B. Bactéries (d après Pinoy).

site, d'abord sous forme de plasmodes qui grossissent c'ans l'intérieur même des cellules; celles-ci perdent peu à peu leur protoplasma propre, dont le noyau, avant de disparaître complètement, montre de fréquentes déformations. Le plasmode est susceptible^ d'émigrer d'une cellule épuisée vers les voisines encore vivantes, en traversant les parois par de fines perforations. Il se nourrit ainsi du protoplasma de son hôte, dont il peut être différencié par ses granulations, ses leucites plus nombreux, des gouttelettes de graisse et la présence de nombreux noyaux. Au bout d'un certain temps, quand l'aliment tend à disparaître, le plasmode fructifie en se transformant totalement en spores ; cette fructification diffère de celle des Endomyxées par l'absence de la paroi propre du sporange, inutile ici, puisque les spores naissent dans une cellule de l'hôte ; le plus souvent cette cellule est notablement plus grande que les cellules normales du parenchyme, c'est une véritable cellule géante. Les spores, munies d'une membrane et d'un noyau, forment une masse compacte, aux lieu et place du plasmode qui s'est entièrement divisé pour les former ; elles sont hyalines, réfringentes, arrondies, très petites (1 UL, 6 de diamètre).

Lorsque le Plasmodiophora a atteint cette période de son développement, la plante attaquée a perdu toute résistance à l'envahissement de saprophytes ; généralement la racine succombe sous la pourriture cellulaire produite par des Bactéries, parmi lesquelles se rencontrent le Bacillus amylobacter et des Bactéries fluorescentes. Pinoy a montré que ces Bactéries existent dans la plante en même temps que le Plasmodiophora qui les y a amenées au moment même de l'infection ; mais elles ne prennent de développement que lorsque les tissus de la racine n'offrent plus aucune résistance. C'est la pourriture qui met les spores en liberté et les répand dans le sol, où elles peuvent séjourner un certain temps sans germer.

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Le développement de la spore de Plasmodiophora rappelle celle des autres Myxomycètes, c'est-à-dire qu'il se forme une zoospore, puis un myxamibe capable de pénétrer les tissus jeunes de la racine des Choux, plus spécialement les poils radicaux. Cette germination est favorisée notablement par la présence de Bactéries. Les myxamibes sont capables de s'enkyster au même titre que ceux des autres Myxomycètes.

Traitement. — Il est nécessaire de détruire et brûler es pieds atteints.

On veillera, au moment du repiquage, à ne planter que des pieds parfaitement sains ; il faut brûler tous les jeunes pieds attaqués.

Pratiquer une longue alternance de culture sur les sols où la maladie sévit.

D'après Seltensperger, puis G. Massée, le mélange d'une poignée de chaux éteinte au sol au moment du repiquage empêche la maladie de se produire.

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