SYPHILIS M COEUR
HISTORIQUE. — L'histoire désaffections syphilitiques du cœur <'■-! de «lai*- relativemenl récente. Admises par Corvisart, mai- sans preuve suffisante, niées par Laënnec el par Bouillaud, elles n'onl Conquis définitivement leur place en pathologie qu'à partir de l'ob- Bervation ^très remarquable de myocardite gommeuse recueillie en 1845 par Ricord. D'autres faits analogues onl été rapportés par Jullien, Virchow. Puis Lebert, Lancereaux attribu irenl à la syphilis un certain nombre de Bcléroses cardiaques de oature indéterminée.
A partir de 1890 on commença à publier quelques éludes d'ensemble sur la question. Mais les leçons de F 'nier, les Revues
générales de Mracek, de Thibierge <•!) 1889, de Jacquel «-n 1895; la thèse de Deguj parut en 1900, oe font guèreque résumer les connaissances péniblement acquises jusque là. Cependant deux groupes nouveaux de faits avaient été individualisés. Ils concernaient, l'un les coronarites, l'autre les myocardites scléreuses syphilitiques. Enfin la fréquence des altérations de l'aorte provoquées par !<■ virus encore inconnu de la syphilis tendait à être de plus «-n p'.us admis •. Toutefois, ces acquisitions étaient exclusivement d'ordre anatom • p itho logique et, si lc> lésions fondamentales de la maladie « • t .• » i « • 1 1 1 convenablement décrites, le tableau clinique restait entouré d'obscurité, Le plus souvent le protocole d'autopsie constituait toute l'observation, les symptômes constatés pendant la vie n'ayant à aucun moment trahi leur origine spécifique.
Lm découverte «lu Treponcma palhda par Schaudinu en 1905, puis celle de la réaction de Bordet-Wassermann ramenèrent l'attention Bur la syphilis des viscères, du cœur en particulier. Cette question a suscité, dans ces dernières années, de nombreuses publications ou discussions dans les sociétés savantes. Nous rappellerons au cours de ce chapitre le nom des auteurs qui j ont participé.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — Si l'on veut avoir une id exacte de la Byphilis cardiaque, c'est à l'hérédo-syphilis qu'il faut la demander. Elle seule, en effet, provoque des altérations qui, pour être nu peu spéciales, sont du moins bous la dépendance exclusive <k- l'infectioQ incriminée, ce <l<>nt on n'est pas sO ■ chez l'adulte, en raison de l'inier i entiou possible d'autres conditions étiologi ]ue?.
La syphilis cardiaque héréditaire a été signalée par Rosen e| Parrot; Mracek, Adler, Degu] en ont étudié les lésions; Buscke el Fischer les premiers] découvrirent le Tréponème en 19 ft. Depuis elle a été l'objet de travaux dus à Landouzy, Entz, S . - i il û . • périé el surtout à Warthin.
Elle peut intéresser tous les éléments constitutifs du cœur, les vaisseaux nourriciers, le myocarde, plus exceptionnellement péril arde et l*endo< arde.
Les lésions coronariennes, Louj >urs discrètes, contrairement à ce qui se passe chez l'adulte, consistent dans de rendopériartérile. La présence de tréponèmes y a été remarquée par plusieurs auteurs.
Peut-être esl-ce en raison du peu d'intensité des altérations vasculaires que les véritables gommes du cœur sont très rares et, d'ordinaire, elles se réduisent à de petits nodules miliaires répartis irrégulièrement au milieu des foyers de myocardite diffuse.
La myocardite, beaucoup plus importante, se présente sous deux formes : la myocardite subaiguë interstitielle et la myocardite à prédominance parenchymiteuse.
La myocardite subaiguë interstitielle, particulièrement bien étudiée dans ces dernières années, paraît la plus fréquente. On la rencontre surtout chez les nourrissons; cependant Landois Ta observée chez un enfant de six ans.
A l'autopsie, le cœur parait tout d'abord sain ou simplement pâle et comme flaccide; mais, à un examen attentif, on reconnaît la présence de petits nodules granuleux, blanchâtres, épars dans le parenchyme.
Au microscope, les fibres cardiaques sont incolores et dégénéré elles ont perdu leurstriation et sont le siège d'une infiltration graisseuse étendue qui, pour Warthin. expliquerait la pâleur du myocarde. Les altérations principales, conglomérées ou diffusas, consistent dans de petits îlo'.s, S3 colorant mal et correspondant à des foyers de tissu spécial qui contiennent des lymphocytes, des plasmazellen, ou môme des cellules épithélioï lesenglobées dans un réliculum fibrillairc. D'après Landois, on pourrait y trouver aussi des cellules géantes. Das manchons lymphoï les entourent les capillaires. L'end trtérite oblitérante n'est pas exceptionnelle, mais elle est plus rare et moins caractéristique que dans la syphilis acquise du myocarde.
Parfois les lésions vasculaires, au lieu d'ôtreau seconJ plan, sont prédominantes : les veinules et les capillaires sont ectasiés, et lentrupture provoque des ecchymoses sous-péricardiques ou de véritables apoplexies intraparenchymaleuses, souvent suivies, pour Mracek et Deguy, de dégénérescences secondaires de la libre cardiaque. Peut-è Ire est-ce à ce processus qu'il faudrait rattacher les anévrysmes «lu cœnr signalés chei des enfants hérédo-syphili. tiques par Money cl Barlow.
La nature spéjifi fue de ces lésion- a été prouvé • par la présence de tréponèmes nol 5e dans des observations de Buschke et Fischer, d'Enlz, de Simmons, de Sabrazè ; e! hupérié. et surtout de Warthin. Les parasites siègent dans lestronia des foyers de invojardile, entre les fibres musculaires, au milieu «les vaisseaux et exceptionnellement dans les régions saines. Enfin Warthin et Snyderont remarqué ce fait, contraire aux données classiques, qu'au cas d'hérédo-syphilis les
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tréponèmes peuvent être localisés exclusivement au myocarde.
Parmi les lésions accessoires, on a constaté Burtout de la
ace graisseuse. Associée !•• plus souvent à une myocardite interstiiieile subaiguê, elle peut néanmoins constituer une a l i« m autonome, <m foyers, Bai b infiltration interstitielle ni oblitération vasculaire. D'après Warlhin, les tréponèmes ni moins fréqui ni s <|ur dans les formes précédent)
La myocardite *ubaiguë à prédominance parenchy ma leuieeel très rare mais incontestable, comme en fait foi une observa ion <]•; Ribadeau-iDumas et Harvier, qui ont trouvé, chez un enfant de deux ans et demi, des nodules blanchatn - du ventricule gau< be n'aûectant pae lu - caractères de gommes. Les fibres musculaires, déj
se (Coloraient mal ; elles avaient perdu leur striation et contenaient des noyaux tuméfiés. Il n'y avait | as de « 1« j • <> t grais?< u fibres formaient une niasse amocpb • d par l'o dème ; di s tré-
ponèmes nageaient dans i'exsudal ou 6ta enl il dus dans l< - cellules musculaires elles-uemes; les \. - étaient âtionnés,
mais il n'y avait pas de réaction conjonct ve nol
On ne sait |>; - ent ore comment <-\ duenl ci a d triétés de
myocardites ni -i elles aboutissent à la sclérose du myocarde. r Lien vu, du /. les nourrissons, les no fuies emhiyonnain - se tcai sformer progressivement <-\\ tissu fibreux jeune, pnis adulte; d chez U's Bujets âgés, la Ec'érose eti d'ordinaire rorstiluéi toutes, p èc -, <-t rien ne permet d'à finnar qu'elle pn vienne d'une myocardite Bubaiguè* et, 6 plus forte raison, étant donnée l'abseï i Irépo: èmes, dlune myocardite syphilitique. <'. Me qu< -h< n, con me d'ailleurs oelle de l'athérome al de la - hérédo
syphilitiques, eal donc aetuellemi ni insoluble.
La ri m. \nm m iiiu'iir. syphii 1 1 1..1 i primitive, lireindépen-
.1 ml ■ de toute aller, tion du myoci rde, est, pour le moii s, excei tionnelle, Parroi lui a, il est vrai, attribué tous Les épai chements hémorragiques et Weill toutes les pécicardites du nouveau né imputabli - a la puevpéralilé, mais ils n'en oui pas dom <• la, preuve
Les péeicardiies secondaires ion1 moins discutables et m connues. Kl!< s te présent eni sous deux formes : dans l:une, peu hâté inte, elles Buocedent à des lésions de \ ; immi s, myo-
cardites diffuses, etc. ; d ins l'autre, i lies cnlnc d ti i ave< la m iiinlc «I • type inférieur, bien déc ii<" par HulineJ. Cette □ édiaj
arrdite,spécialeàlasec ndeenfanoeou à unall
des causes multipli - : U' rhumal Bn i aire aigu, la lubercu
a ~\|hilis. Souvent, d'après Nobécourt «-t l il \ aurait
association <l<- ces deux dernières infections D*ns tous cas, les lésions essentielles consistant dans de la raédiastinite eus diaphragmai ique, *le la symphyse péricardique <-t pleurale des bases, avec augmenl il on de volume et ci mai-
la médiaslinite péricardique syphilitique aurait pour caractère propre d'être ; scendante et «l'avoir pour point de dépai t des lésions d'hépa ile et de périhépatite sclérose-gommeuse, tandis que, dans la lubeiculose, rinflammation rayonnerait, soit des ganglions médiastinaux, soit «l^s plèvres.
L'endocardite hérédo-syphilitique, comme la péricardile, est le p'us souvent secondaire et consécutive à une myocardite subaiguë de voisinage, ainsi que cela a été noté par Landois.
L'endocardite primitive est moins cer'.aine, et le fait qu'une en lccardite coïncide c'iez un nouveau-né avec des stigmates d'hérédosyphilis ne constitue qu'une présomption en sa faveur.
C'est ainsi qu'il faut interpréter le cas de Letulle et Naltan-Lcrrier d'une endocarJite chronique ancienne «les valvules et de l'origine de l'artère pulmonaire chez un nouveau-né atteint de pemphigus et d'autres manifes'ations de syphilis congénitale. Tout ce que l'on peut dire, c'est que les diverses varié es de malformations cardiaques : communication inleraur'culaire, comme dans un fait rapporté par Landouzy et Laxlerich, sténose orificielle congénitale, etc., ne sont jamais aussi fréquentes que chez les sujeU entachés d'hérédo-syphilis.
S'agit-il, dans ces cas, d'une endocardite syphilitique primitive par transmission delà maladie de la mère a-u fœtus? S'agit-il d'une er «locardite serondaire consécutive à une dyslrophie ou à in arrêt de développement? Cette question ne peut pas être résolue, la présence de tréponème n'ayant jamais été signalée dans ces sortes de lésions ; elle sculève d'ailleurs un problème que nous n'avons pas à discuter ici : celui du mécanisme des lésions congénitales et de leurs rapports avec les affections des ascendants (Voy. Lésions congénitales).
La syphilis cardiaque de l'adulte serait très fréquente si on lui imputait toutes les lésions trouvées à l'autopsie des sujets entachés de syphilis, mais il ne s'ensuit pas nécessairement qu'elles soient syphilitiques. Pour l'affirmer, il faut d'autres preuves tirées, soit de la présence des agents pathogènes, soit du mode de constitution de C3S lésions. Or ces preuves font habituellement défaut. Les tréponèmes n'ont été constatés que très exceptionnellement, soit parce qu'ils sont réellement absents, soit parce qu'ils sont méconnaissables, comme l'admettent Nicolas et Fabre, Jacquet et Sézary, par suite de leur dégénérescence en tréponémolyse. D'autre part, quand les lésions sont viei les, ce qui est la règle, elles ont perdu leur personnalité originelleet, quandelles sont jeunes, elles ne présentent pas pour cela de caractères spécifiques indiscutables. Onsait,enellVt, que les mycoses réalisent des productions embryonnaires absolument semblables aux follicules syphiloïdes et que les néoplasies syphilitiques peuvent contenir, d'après Nicolas et Fabre, lluellenet Letulle^ des cellules géantes analogues à celles de la tuberculose.
M PHILIS DU CŒ1 i:. 18
Lésions artérielles — Cependanl un cerl in aombre de ; Bompiions permettenl de rattacher à la syphilis quelques altéi lions importantes «lu myocarde. C'esl loul d'abord ce fait, très rare chez l'enfant, qu'elles sonl li ci i I appareil oourricier du
coe r, car, comme le «lit Deguy, dans L'immense majorité des cas, elles 3onl associées à des altérations spécifiques des coronairi soil que L'inflammation périartérielle gagne de proche en proche le myocarde, soi I que L'oblitération du vaisseau provoque à distant une dégénérescence dj Btrophique.
Pour Tripier, les lésions siègent de préf rence à l'orifice même des coronaires, qui est plus on nu un- rétréci par des plaques hbrol '• le vaisseau retrouvant plus loin une perméabilité à peu près uo maie. Ou bien elles s'étendent plus loin jusque sur le tronc des c ironaires, dont Les parois s ml épaissies par suite d'un bourgeonneiii' -H I irrégulier de l'endartèreenflamm ■<■ Mais do ne constate pas d'ordinaire ces sinuosités el cette induration calcaire propre à l'athérome, à moins qu'il n'y ail sup srposition des processus. Enfin il est
de règle <\ ;ette coronarite coïncide avec une aortite syphiliti |
Les Lésions des fines branches vasculaires inlramyocardicpies sonl «mi généra] associé - a de L'aortitc, ou à des altérations plus ou iip un- diffuses du myocarde. Comme l'a noté Ailler, L'inflammation peul être limitée à quelques artérioles, mais plus fréquemment o 1 1 < * les atteint toutes également. Tantôt c'esl la périartérite qui prédomina, tantôt L'endartérite el Les tuniques des vaisseaux sont alors infiltrées de cellules embryonnaires el parfois, d'après Letulle, de véritable gommes miliaires. Lorsque celles-ci sont confluentes, elles déterminent L'oblitération de certaines artérioles. Dans un s';i le ultérieur, la sclérose app iratl et, à une pério !<• plus avant encore, le vaisseau n'est pins y. connaiss ible qu'au siège et à la forme de la mass ■ fibreuse qui L'a remplacé. Enfin il n'est p de trouver, en plein myocarde, des ectasies des plus fines ramifications vasculaires qui aboutissent à des dilatations anévrysmaliques ouà des sufîusions hémorragiques interstitielles Quand les lésions en soni arrivées à cet e phase ultime, il est difficile de les distinguer (I • la sclérose banale des athéromati ux.
Lésions di myocarde. — Mlles résultent, pour la plupart, des troubles vasculaires el peuvent être réparties en deux grou vanl qu'elles son! cire inscrites et do lulaires, ou diffuses.
La gomme du my< ca de est la plus importante et la ra eux connue des lésions circonscrites. Depu Ri ord, on en a pub ié de nombreuses observations Stockmann en relevait déjà soixante-dix 1904, Ultérieurement on en b - gnalé beaucoup <1 autr - I b Btruc lure histologique des gommes n'oïïre rien de particulier. I sont de volume variable, d'un pois & une noix, coïncident d'or d inaire avec des altérations vasculair - notables el pr Bei
mi DBCtlfl \\I 1 I. -
presque to«j< ara à leur périphérie: une assez forte réaction fibre Klles évofaeiri versl* sclérose ou le ramollissement ave c altération ei peuvent ôtoe suivies de rupture du eœur, d'anévry-mes partiels, aVembofees, ou de symphyse e.udio-péricardique. Elles rarement dans, les oreillettes ou le septum interauriculaire,*., de préférence dans la masse des ventricules, surtout le ventricule gauche, ou dans le seplum intervenlriculaire. Cette dernière localisation est la plus intéressante, car elle provoque fréquemment des troubles variés du rythme cardiaque, dont le plus connu est le ralentissement du pouls avec attaques syncopales ou syndrome cPAdams-Stol
1,'inf tare lus esl égi liment une complication de la coronarite syphilitique, pour Letulle de pr< sque tous les infarctus 'lu cœar. Il- -ont constitués par un foyer nécrotique, typique ou envahi secondairement par une suffusion sanguine. On noie à leur centre une néwesoence marquée des fibres musculaires.
La piaque de sclérose molle, puis dure, représente le stade ultime do l'une ou l'autre des altérations précédentes. C'est une véritable cicatrice qui affecte nécessairement le- mêmes localisations que la gomme ou rinfarctus dont elle provient et entraîne les même- conséquences : troubles du rythme cardiaque, syndrome d'Ad Stokes si la plaque de sclérose siège dans le septum interrentriculaire, etc. Enfin elle peut être également le point de départ d'un »névrysme cardiaque.
Nous en arrivons maintenant aux lésions diffuses, qualiliees de nryooarditas onde scléroses syphilitiques, dont, comme on le verra, iliest souvent difficile de préciser la nature et le processus palho-
^('■niqiie.
On a décril sous le nom de mj/ocar lile aiguë des faits de dégéné>
ucv parenehymateu.se étendue, plutôt que d'inflammation vraie
du myocarde. Ta! ke cas de Letulle où l'oblitération d'une coronaire
à son orifice avait produit une myomalacie de tout le ventricule
ie avec désiatégsaticn vaeuolaire de la majorité des libres
musculaires.
La myocardite subaiguë diffuse, à évolution rapide vêts la sclérose, con-lilue la myocardite syphilitique classique, bien étudiée par l.ancere;iu\, Mraeek. Degny, ( iallavardin et Charv.l. Laudois, etc.
Ici, le myocarde présente une cmisistance dure el un a.-peet de srlêrose diffuse, mai- le-ére. Mans un premier stade prédomine l'intillration embryonnaire interstitielle, qui débute autour des \ai--eau\. pour y former des gommes mdiaires. Puis apparai.--ent des fibrilles oonjonotivee ; la sclérose sa substitue à l'intiltration eiubnonnaire el aboutit ù un tissu conjonctif complètement organisé, lies libres musculaires enserrées par ce tis-u se transforment
syphilis \>\ ca m. tl
en blocs pigmentée ou se sonl atrophiées, vacuolû en
dégénérescence graisseuse. Ce mélange d'altérations quasi inflammatoires et de sclérose a fail donner également à cette l'orme de l'affection Le nom de myocardite scléro gorameuse. Enfin, fail important, les lésions interstitielles Boni toujours liées à de l'emlopériartérite généralisée des petits vaisseaux <-t habituellemenl •< de L'artérite syphilitique. Comme l'onl noté Gallavardin «■! Charvet, l'endartérite oblitérante prédomine dans les zones où les I — >ns sonl le plus accenl nées ; boui enl elle provoqu ou ces sudusions sanguinee signalées précédemment.
Ainsi les lésions cardiaques de la syphilis acquise et celles l'hérédo-syphilis ne paraissent pasdépendre du môme mécanisme. Dans l'hérédo-syphilis, elles résulte ni d'une atteinte, Binon exclusive, du moins prépondérante du tissu musculaire ou des esp interstitiels. Dans la syphilis acquise, elles sonl presque tou >< ni-> la dépendance des altérations vasculaires ; aussi le terme de myocardite sous lequel on l< i impropre, puis-
qu'ilsemble impliquer l'intervention de phénomènes inflaramab alors qu'il B'agil plutôt d'une réaction de dé^ à des troubles de nutrition. Il n'existe qu'une observati Tournier, où les altérations du myocarde se sonl montrées indépen* dantes de toute lésion vasculaire; mais elle est loin d'être p car L'auteur déclare lui même ne pas ôtre certain que la syphil en cause,
nu rattache encore, trop facilement peut-être, à la syphilis nombre de ces scléroses myocardiques diffuses que l'on trow ivenl
chez les gens âgés, De fait, comme le «hi Jacobeos, elles sonl très fréquentes à l'autopsie de sujets entachés de syphilis iu lesquels on a constaté pendant la vie une réaction positive h 1 épi de l3ord< ermann ; mais cela n'impliqu
qu'elles soient syphilitiques et, <mi i
fiques qui font presque toujours défaut, rien n'au lur<*
qu'elles ne sonl pas dues i des affections intercurrentes.
D'ailleurs, .1 supposer réelle l'origine syphilitique de Bcléroses, il resterait .1 en connaître le mécanisme . « * 1 1 « - —
sont primitives ou dystrophiq si 1 dire consécutivi -
a «les lésions vasculaires, Or ces questions -<>ut pour le me insolub
I M PÉRIl \l«i>i: 1 1 in l.'l NOO< M:i'l I
p ricardite ou d'une endocardite aiguë* syphilitique, admise (|iirl<|ii<'< cliniciens, <•-! très discutable. En tout cas, elle été signalée Bur le cada> re.
Par contre, les gomm - ou infarctus du myocarde, les myocardiles scléro-gommeuses sont souvent ai - de péricarJile adhé-
Bive, de plaques <\<- sclérose, de nodules papillomateux <!«•
•'i'iO H. VAQ1 I /. — MALADIES DU CŒUR.
l'endocarde, de rétraction des piliers ou de déformation des lames valvulaires aboutissant à des rétrécissements ou à des insuffisances orificielles. Toutefois ces lésions résultent plus d'un processus cicatriciel banal < j i n • dune localisation véritable de la syphilis -ur le péricarde ou l'endocarde.
On ;i prétendu cependant que la syphilis pourrait créer de toute pièce des cardiopathies valvulaires : le rétrécissement mitral, d'après Jacquet, Edmond Fournier, Deguy, Chauffard; le rétrécissement I ricusjpidien, d'après Moussons; le rétrécissement pulmonaire d'après Nobécourt. Mais celte opinion est appuyée moins sur des preuves anatomiques ou bactériologiques, qui n'ont jamais été fourniesi que sur des présomptions tirées de la coexistence de stigmates spécifiques ou de la notion d'une syphilis héréditaire ou acquise.
Cette relation est plus plausible en ce qui concerne l'insuffisance aorlique, à cause de sa très grande fréquence chez des sujets notoirement syphilitiques. L'insuffisance est due alors à la propagation aux valvules de plaques fibroïdes de l'aorte et à la rétraction de l'une des sigmoïdes, notamment de la sigmoïde postérieure, qui s'applique contre la paroi du vaisseau, à la façon d'une bride.
Pour Tripier, cette sorte d'altération serait spéciale à la syphilis et toujours associée à un rétrécissement. L'insuffisance peut être également produite par la rupture d'an évrysmes valvulaires des sigmoïdes.
L'origine syphilitique de l'insuffisance aorlique pur endocardite est plus disculable. Quelques auteurs ont invoqué, il est vrai, p mr la justifier, la présence d'excroissances d'aspecf condylomateux ou de perforations «les valvule-; mais ces cas sont peu probants. On ne peut pas considérer comme plus démonstratifs, d'après Darier, ceux de Dittrich, d'Oppolzer et deVirchow, où il esl parlé d'ulcération des valves sigmoïdes par des gommes ramollies. L'observât ion de Gallavardin et Charvet a plus de valeur. Elle a trait à un sujet mort en état d'asystolie, à l'autopsie duquel on trouva des lésions d'aortite et de myocardite syphilitique et des végétations blanches d'aspect fibreux, «le dimensions variables, ressemblant à des grains de riz et siégeant sur la face axiale et h* boni libre «les valvules insuffisantes. Ces végétations présentaient à leur centre une sorte damas conjonctif assez riche en éléments cellulaires, autour duquel s'étendait une zone fibreuse sans dépôts fibrineux ni nappes hémorragiques. Les auteurs se sont basés sur le caractère histologique des lésions el sur leur évolution vers la sclérose pour en affirmer la nature syphilitique. Des faits analogues ont été publiés par Eloy et Breton, par Cain. Bricout ne les croit pas très concluants, à cause de l'absence «le t réponèmes.
't'ont récemment enfin Warthin a rapporté un cas de syphilis de l'artère pulmonaire avec ané\ rysmeel présence «lu Spirochseia pallida dans les parois du vaisseau et du sac ané\ r\ -mal.
• PHILIS i>i CO i II. i*
FORMES CLINIQUES. Syphilis cardiaque à symptômes complexes. Les formes les mi :ux connues de! ■ syphilis cardiaque les formes subaiguës el chroniques. Très 90uvenl cependant elles ne sonl rallachéesà leur véritable cause qu'après la mort.
On aura toutefois quelque raison de suspecter la syphilis quand, chez des jeunes sujets indemnes de toute autre affe< lion, on verra survenir des accidents dyspnéiques el louloureux à caractère anginoux, conduisant «-n quelques jours au collapsus cardiaque. • >u -;i t en effel que ces accidents peuyenl être dus à la rupture du i ;'i un anévrysme ou encore, chez les nourrissons, à la myocardile diffuse : toutes sortes de lésions qui relèvent très fréquemment <!<• la syphilis.
Dans d'autres cas, le lable iu clinique esl semblable à celui d'une insuffisance myocardique aiguë, subaigu i progressive.
I. insuffisance aiguë" ou subaiguë se voil d'ordin lire, c imme I oui noté Gallavardin el Gharvet, chez des malades al eints d'aortite syphilitique el qui, après un stade où les Bymptômes vasculaires onl été .m premier plan, prés mtenl ensuite des signes de défaillance du myocarde. Parfois même, la première étape t. ut dëfaul '-t, ainsi quel'onl signalé liirlzel Braun, l'insuftisan ;e cardiaqu • • manifestation initiale d'une aortite syphilitique latente.
Le symptôme capital consiste alors dans une dyspnée continue o i à paroxysme nocturne: asthme syphilitique '!<• Rosenfeld. Les choses persistent ainsi p %,u lanl quelque temps, la pression ;iri<'rielle restant normale et le pouls, quoique rapide, con trvanl sa régularité jusqu'à la phase ultime, même, d'après Gallavardin el Charvet, quand on doit trouvera l'aul tpsiedes lésions inlerslitii étendues du myocarde. Le cœur est presque to ijo irs dilal \ a des lésions concomitantes de l'aorte, la dilatation pagnée d'hypertrophie du ventricule gauche.
Quelques -•■m un.'- après, les membres inférieurs s'infiltrent d'oedème; la si ise veineus • • ■ 1 1 \ . » ' 1 1 1 les viscères, le coeur - • dilate encore plus. On entend, - >it un bruil de galop, ficiels organiques ou '!<■ n iture fonctionnent erniersdus le | »hi-
souvent à une insuffisance mitrale, comme été observé par
Deguy, Gallavardin el Charvet, Pied, etc., ou plus ex epliono menl à une insuffisance tricuspidienne, notée] pai Toui Reiter. Assez fréquemment, enfin, il survienl à la phase terminale des embolies multiples avec infarc us dans différents l'asystolie, si elle est abandonnée à elle-même, bi con luil rapi lemenl à la mort.
I e traitement spécifi [ue peul opérer al >rs d lions, comme I»' m entrent des observations dues hmann,
Cecikas, Huchard el Piessinger. \u~-i «I >ii oa t >u - irir
quand, eo présence d'une iusuffis ti -.il
y ;i lien de soupçonner l'intervention de la syphilis. La même conduite s'impose chez les enfants ou les adolescents entachés cPhérédo-syphilis el atteints do troubles graves «lu cœur, même en l'absence de complications aortiques, qui, fréquente- chez les adultes, sont exceptionnelles chez eux. Dans ces cas, un traitemenl énergique institué à temps peut, comme l'a noté Woroïnichin, taire régresser des accidents menaçants.
Enfin, ehc/. les adultes comme chez les enfants, la dyspnée esl parfois aggravée par suite de l'exlension des lésions aux organes voisins : ganglions, tissu cellulaire péribronchique et péritrachéal, etc. Thiroloix et Miginiac <n ont rapporté un bel exemple. Dans ce cas, les symptômes de la médiastinite, — [phénomènes asphyxiques, tirage, cornage, toux quinteuse et coqueluchoïde, — s'ajoutent à ceux de la syphilis cardiaque.
L'insuffisance cardiaque progressive, d'origine syphilitique, n ■ se distingue en rien de l'asystolie vulgaire des myocardites chroniques scléreuses ; mais le fait que la syphilis puisse la réaliser justifie, s'il y a lieu de la suspecter et si l'état des reins le permet, Je recours au traitement spécifique.
Syphilis cardiaque monosymptomatique. — A ce groupe de faits où la syphilis cardiaque se révèle par des symptômes complexes, "ii peut en opposer un autre où le tableau clinique, beaucoup plus discret, consiste dans un symptôme unique: endocardite, < ;irdiopathie valvulaire, trouble du rythme du cœur, etc. L'étude de ces syphilis monosymptomatiques est à peine ébauchée et comporte encore de nombreuses réserves. Elle n'en présente pas moins un grand intérêt.
L'endocardile aiguë si// hilitique n'a guère été signalée que sur le vivant. Fournieret Sabareanu ont constaté, au cours de manifestations récidivantes de syphilis, l'apparition brusque d'une insuffisance mitrale qu'ils se sont crus en droit, en l'absence de toute autre cause, de rattacher à cette affection. Dans une autre observation, de Spillmann et Chevelle, un homme de vingt et un ans présenta, au troisième mois d'une syphilis maligne, de l'assourdissement des bruits du cœur suivi d'un souffle systolique en jet de vapeur de la pointe qui disparu! après plusieurs injections de néosalvarsan. Tout en s'ét on nant de voir une lésion tu il raie régresser aussi soudainement, les auteurs n'en eoneluent pas moins à sa relation avec la syphilis. Ces cas ne sont pas assez probants pour entraîner la conviction.
Certaines cardiopathies vûlvulaires congénitales^ notamment le rétrécissement de l'artère pulmonaire ou de l'orifice milral, ont été imputées à la syphilis ; niais, le plus souvent, les seul- arguments consistaient dans des signes de présomption, tirés des antécédents familiaux et de la coexistence d'autres stigmates de l'infection. Ces arguments ne sont pas suffisants et, d'ailleurs, la congénilalité
IYPBIL1S DU C'I.Ci;. S»
du rétréefesemeflA mihal n'eel pas admise par tous les amtewrs Parmi les cardiopathie* acquittes^ les plua importantes de beaucoup Bont les lésions aor tiques. Encore le terme de cardiopathies leur coni ient il mal. <-.ir. (f ordinaire, il s'agît de maladies de l'aorte et non de eapur. Ceutraireraenl à ee que I '>n pourrait penser, ailes Boni aseez rares dams Fnéréde sypbUia. Deux faits sea n ont
été observée par Lévi-Frœnkel ; mais ils ne paraissent pu- très eoncluants. h';ipr('s lui, le réirèciseemenl sérail moins exceptionnel que
l'insul fisaace.
( îhez l'adulte, l'insufflai ce aorUcnie peu! se constituer lentement, à la façon des msufBsaueeg de tente antre eauee, <>ii subitei à la suite «l'un traumatisme ou dune dilatation fonctionnelle de L'orifice
L'insuffisance traumatique apparafl quelquefois après an traumatisme PS 'alivfilH'iit bénin. NoUS 'Mi a\oii- oheervé un • 88 chef DU
individu qui ressentit i«>nt à coup, • * • 1 un. m. -ni d'une < bute ne peu brusque ar les talons, une douleur violente dans la poitrine, en même temps qu'il percevait nu bruit soufflant remontant do si ernum vers la têt ». Ce souffle révélait une insuffisance : ortique cer b nement récente, car cet homme, examiné quelques j mrs auparavant pour an contrat aVaenuranees, avait été trouvé indemne de toute lésion orineiefle. !>«' plus, il était porteurd'une dilata ion notable de l'aorte, visible à l'é :ran radioscopique, de signes de tabès incipiens, ci il avouât! arreir eu la syphilis. CXt I" train ont
rapporté un fait analogue.
L'insuffisance foncliounellepar dilatation de l'anneau sigmol se distingue des précédentes par son évolution transitoire, apparition H sa disparil on soudaines. II. ri/ et Braun en Bignalé un <;«s. A l'autopsie, les valvules étaient mais
l'aorte était augmenl ■<• de volum • et l'orifice anormalement dilaté. 7s ..ii- en avons observé un autre, analogue, mais -an- confirma anatomique. Le souffle, qui avait succédé a ai cardiaq ie, ceoaa de se faire entendre quelques jours a Buile d'un traitement spécifique. En raison de sa courte 'duré* était bien difficile de l'attribuer à une lésion organique, Par contre, las axa mena radioscopiques montraient que l'aorte, trèadilat l'époque lu souffle, était revenue ensuite i ses dimensions norm Il ne pouvait «loin- s'agir que d'une insuffisance fonctionnelle.
- différentes variétés d'insutfi rtique ont des sympU)
communs. Le premières! qu'el es colnci lent presque) avec
une augmentation des diamètres de l'artère ; le deuxième, qu'ailes — ■ > 1 1 1 d'ordinaire aocompagi éesde symptômes >l<'u oureux, un- a une aortitesufl ligmoldienne, si habituelle dans la syphilis «!<• i a<> te.
La pression artérielle peut être plu- <>u moins él< est très haute, il est tlitti il.- de savoir si l'aortite et 1 insu fia
relèvent de l'hypertension ou de la syphilis. Mais il est à présumer que celle-ci esl en cause quand lapressionesl normale et quand on a affaire à des sujets aux environs de la quarantième année, n'ayant dans
leur passé aucune autre tare pathologique et porteurs d'une insuffisance aonique présentant les caractères précédemment indiqués.
Fréquemment on trouve associés à la lésion aortique des stigmates de syphilis : glossile ou périostite spécifiques, choroïdite, manifestations nerveuses, paralysie générale ou tabès. Sur cent trente cas d'affections cardio-aortiques, celui-ci a été noté trentedeux .'ois. Paifois il est en pleine évolution quand on découvre l'insuffisance valvulaire, ou bien il se révèle seulement par le signe d'Argyll-Robertson, la diminution des réflexes tendineux et la lymphocytose rachidienne. Babinski a spécialement insisté sur ce derniers fait; aussi avons nous donné au syndrome réalisé par les troubles nerveux frustes et l'insulfisance aortique le nom de syndrome de Babinski.
Très souvent enfin, au cas de lésion aortique, la réaction de Bordet-Wassermann est positive, que la syphilis soit avérée ou non, ce qui est, sinon une preuve, du moins une forte présomption en faveur de la relation qui les unit. Le résultat des statistiques est en effet assez impressionnant, et, d'après Bricout, depuis 1912, la réaction de Bordet-Wassermann a été trouvée positive 1U<> fois sur 1 i'J cas d'insuffisance aortique, soit dans une proportion de 70 p. 100. Aucune autre lésion valvulaire ne donne, à beaucoup près, un pourcentage aussi élevé.
Signalons enfin, pour mémoire, le rapport que Gaucher a prétendu établir entre la syphilis et l'insuffisance mitrale. L'observation qu'il en a rapportée est loin d'être probante et, contrairement à ce qu'il pense, une insuffisance mitrale chez un sujet syphilitique n'est pas nécessairement due à la syphilis.
Un autre type de syphilis cardiaque monosymplomaiique esl réalisé par le ralentissement permanent du pouls avec attaques sj ncopales ou syndrome d'Adams-Stokes. On sait aujourd'hui que ce syndrome est lié tièj fréquemment à la présence, sur le trajet du faisceau auriculo venlriculaire, soit d'une gomme, soit d'une infiltration embryonnaire avec nodules miliaires, soit encore, d'une cicatrice, reliquat d'un infarctus ou d'un»- mme(Voj . Bradycardies). D'ordinaire, il constitue une manifestation tardive de la syj hilis e il est associe ou non à d'autres complications de même cause : insuffisance aortique, tabès, lésions cutanées ou osseuses, etc. .Mais il peut être plus précoce; nous l'avons constaté chez une jeune tille de vingt ans au cours d'une syphilis secondaire. Aussi le traitement spécifique doit-il être institué chez tous les sujets atteints de raient issemenl permanent du p. mis et présumés syphilitiques; c'est d'ailleurs le seul qui ait été suivi de succès.
SYPHILIS DU CÛ i R. . :i
Pour Bricout, les exlrasysloles el la tachycardie pourraien , dans certains cas, être attribuées à la syphilis. Laubrj el ESsmein en onl conslalé la guérison par un Lrailement approprié, chez un ma bj philitique depuis vu gî-cinq ans.
I. arythmie complète a été notée 'I ins des observations de Seminitia Lang, Adler, Brightmann. Il semble toutefois qu'elle -<>it une complication, moins <]<• la syphi i- elle-même, que de la mj (I te qu'elle provoque. La preuve en esl que, >\ m- tous 1 - cas où 1«pouls i ■ ■ 1 <■ mi régulier après traitement, ceux de Gastou >-\ Herscher, <li- Hartge et Burtoul 'l<' Pied notamment, U-- autres mani estations de l'insuffisance cardiaque régressèrent en même temps.
<>n peul cii dire autant de V alternance </u /><> t/s, signalée pa Eieitz r\ Dehon, et dont ces auteurs onl noté ta disparition a I i suite d'injections de néoarsénobenzol el de mercure.
S'agit-il, dans tous ces faits, de —j iii|.I«-— coïncidences? Ou bien doil "ii considérer les extrasystoles el l< - tachycardiques
comme des accidents initiaux de la syphilis cardiaque donl l'arythmie complète el l'alternance du pouls seraient les derniers termes? Ces questions ne pourronl ''•lie résolues que quand un sera 'I- fini tivemenl li\<; bur le mécanisme de ces diverses arythmies el leurs relations avec If- lésions «In myocarde. Peut-être l'étu syphilis cardiaque et il»' ses localisations contribuera t-elle s aircir <•! ^ y >> .'In-, comme cela est arrivé poui les centres ner\ u\, cerl uns problèmes delà physiologie <'t de la pathologie 'In cœur?
TRAITEMENT. I.a gravité «le la syphilis viscérale, celle .lu cœur en particulier, esl due, bien souvent, moins à l'impuissance île la médication qu'à son emploi ii"{> tardif. Aussi 'l"il on 3 recourir dès que l'on aura constaté, chez il'-- sujets enlachi syphilis, des troubles cardiaques ne paraissanl imputables à aucune autre cause. Toutefois, même .1 la période ultime, elle peul donner des résultats inespérés, \u--i doil on avoir pour règle d'en ess tes effets comme ressource suprême au cas d'insuffisance cardiaque rebelle aux médications habituelles, >i l'on a quelque raison de croire qu'elle est en rapport avec une syphilis avouée ou ignorée.
Au début, i-i dans les ormes monosymptomatiques, le trailemenl hydrarg) rique peul suffire a condition qu'il soil intensif el fréquemment répété. On s'adressera alors de préférence aux injections Bels solubles ou de Bels insolubles. Les fricl 1 ai- m< rc iri égalemeul a recommander, tlles onl donné .« Laubrç un bon résultat ilaus un cas de crise extrasyslolique <•! lachycarJique chez un syphilitique. Les mêmes médications sonl indiquées chez !<•- ma. alliant» de syndrome d'Adams-Slokes ou d'accidents angineux associés ou qoo avec une lésion orificielle. « In se trouvera bien de prescrire en même temps des préparations iodurées, pai
l'iodui-c ûe potassium, ;'i la dose de 3 on i grammes paraériei <!<• dix jours ions les mois, ou bienletipiodoleo injections intraacasevlaires à la dose <!<■ 2 centimètres cubes |>;u injection.
I > n 1 1 s Les formes graves de la -îvpliilis cardio-aortiqae, il ne font pas craindre <!<• recourir au ftéoarsénohemzol. Nous l'avons fréquemment employé, sans occident, mais il est indispensable de débuter par des doses faibles, de façon à tàtcr pour ainsi dir<- la susceptibilité du sujet. Voici la méthode que nous employons : DO«e faisons lout d'abord une injection de *r,20 suivie, si elle est bien tolérée, d'une seconde, cinq jours après, de < K ,2$, puis d'une troisième de ()pr,3 et enfin d'une quai riéme etd'une cinquième deC Dans l'intervalle, on pratique soil des frictions, soit des injections mercurietles, de biiodure de mercure par exemple, la dose de 2 centigrammes et à raison de dix injection*. Nous répétons le traitement trois ou quatre mois après.
Quand l'insuffisance cardiaque <'st accompagnée d'arythmie complète ou d'alternance du pouls, <>n doit associer aux médications précédentes le traitement symptomatique par la digitale ou louabaïne (Voy. Traitement de l'insuffisance cardiaque).
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néd. '/»'.s inif). ./.• Paris, " ■ > 991 i| \ 1 I
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constitutionnelle, traduction Pu *no, \ ourn.
(-' 11,,' med. Scieneet, mars 1911, CXI I, IW 111;
ituN (S 1, Syphilis de l'artère pulmoi '< p«ll<«l.i -
< \1nr1 .Jour*. 0/ S1//./1 , ^.11 ni Louis, l'*ocl 191 Ui entants. Paris, Doi 1, l'cnfnnce.
3i8 II. VA' lUEZ. — MALADIES Dl CŒI R.
TUMUURS DU CŒUR
DONNÉES GÉNÉRALES. — Les tumeurs du cœur abstraction faite des gommes syj hili tiques et des tubercules nodulaires, étudiées précédemment, | résentent plus d'intérêt pour l'analomo-pathologiste que pour le médecin. Presque toujours méconnues pendant la vie, elles constituent des trouvailles d'autopsie; ou bien elles sont accompagnées d'une symptomatologie complexe et banale qui ae se distingue en rien de celle de l'insuffisance chronique et progressive.
Cej en lant, pour certains auteurs, elles donneraient lieu parfois à un lai leau clinique particulier. Ainsi Link attribue une très grande valeur à un syndrome caractérisé par une hypertrophie [ artielle du cœur, sans lésion oriiîcielle, et par un épanchement du péricarde, hémorragique et récidivant. Mais, si ce syndrome est volontiers réalisé par un néoplasme massif du cœur, il fait défaut dans noml re d'autres < as de tumeurs, bénignes ou malignes.
Il i eut arriver encore que ces tu meurs provoquent, en raison de leur localisation, des troubles insolites dans le fonctionn nient du cœur.
Dansun l'ait de myxosarcome de l'oreillette gauche rapporté [ ar Bard, il y a\ait une discordance manifeste entre le> battements des deux oreille! tes. Leur amplitude, normale sur les tracés des jugulaires, était très faible sur les tracés œsophagiens, où s'inscrivent les battements de l'oreillette gauche, ce (pie l'auteur ait: ibua à une diminution de l'énergie de cette oreillette causée par la tumeur. Ces! une éventualité a retenir, bien qu'elle ne s'applique qu'à une circonstance exceptionnelle.
Pour Link. le- tumeurs de l'oreillette donneraient également lieu, quand elles m ml ] édii ulées, à des modifications assez singulières des signes d'auscultation. A plusieurs reprises il a constaté qu'un souffle d'insuffisance fonctionnelle, milrale ou tricuspidienne, perceptible dans la position couchée, disparaissait des que le malade s'asseyait, en même temps qu'il survenait une crise v:olente d'oppressu u. L'auteur a attribué tes phénomènes à l'oblitération de l'orifice par la tumeur, au moment du changement de position. Mais i u les< bserve aussi au cas de coagulations intracardiaques. Ils indiquent la présence d'un corps étranger, -.m- préjuger de sa nature.
On a s gnalé encore le ralentissement permanent du \ oui- av< c dissoci.ition cl syndrome d'Adams-Stokes, par suite du siège de la tumeur au niveau du faisceau auriculo-\ enlriciilaire. Celte anomalie a élé relevée par Armstrong et Mon :keberg, clic un entant de cin {
i i M El RS DO CŒUR. ta
ans, qui mourut subitemenl bu coûta d'une syncop • el à I tul duquel on trouva un endothéli m • «I-- ce rais :eau.
Ce ne sonl là, à vrai dire, «|u<- d< - curiosités La : a est que
il urs qui ont ins sté sur la valeur de c •- Bympl ont relatés qu'après coup ou mieux après révélation, par l'examen anatomique, de la présence de la tumeur.
Cancer. — Le cancer primitif du cœur est très rare. On n'en connatl que huit observations authentiques. Il a fait l'objet d'un travail -lu à Petit en 1896.
Le cancer secondaire est moins exceptionnel. Laënnec en a rapporté deux cas, ainsi qu'Andral. Depuis on ru a publié d'autres
rvations. Pic el Bretluion! consacré un important mémi Laisne] en a fait l'objet d'une i n<
La tumeur primitive peut provenir des organes les plus 'li\ le [".nui .h de préférence, l'œsophage, I :s ganglions médiastin iux, l'estomac <>h môme les organes génito-ur Dans un fait <l •
\\'i<];il et Abrami, un cancer gastrique s'était étendu au méssntère, au foie, à la vésicule biliaire, aux iux | •« » 1 1 r 1 1 . . 1 1 - . 6 l'ori-
fice aortique, etc. Toutefois 1 ' t ■ • «-t Brel <>ni toujours tro ivé I » poumon simultanément atteint. Ils en ont conclu qu'un uodu e c incéi «lu poumon Fembleôtre li condition nécessaire d'un nodule intrapariétal du cœur ».
Le cancer Be trouve dans le myocarde bous for ue d'infiltratio i diffus ■ et Burtoul <l<' noyaux du volume d'une lentille ou d'une n<>i\. tranchant parleur coloration blanc jaunâtre sur le tissu rouge du muscle cardiaque et Biégeant de préférence dans lecœui route-
fois le cœur gauche peut être atteint en même temps ou exclut ment, notamment dans la région du seplum intervenl i< ulaii myocarde, refoulé par les productions dâvelo inté-
rieur, estnormal, dilaté ou aminci. D'après Pic et B >l presque toujours un épithélioma épidermique, cyliadriq glandulaire, suivant la lumeur primitive qui lui a don et dont il reproduit le t ^ | » * " - On a signalé également l'encéphalolde el le cancer mélanique caractérisé par la présence,' dans les s du myocarde, de petits blocs nodjlaires de m brune
ou noii fttre.
Fibromes —Un assez grand nombre de cas de tumeurs I <lu cœur ont été rapportés depu - la première i de
Melol en 1832. Elles constiluent les tumeurs primitives de I coup les plus fréquentes.
On les constat • à tous l< - >hei les enfants c >m i les
vieillards. Elles Be présentent bous la forme d'une massa uniqu e résistante, gris blanchfl re, du volume d'un p >is ou d'une noisette, siégeant le plus souvent dans les parois ventricule irtout du
côté gauche. Dans un cas d^ Lelulle, la tumeur, de la grosseur d'une
petite noix, était appendue à la cloison interventriculaire par un pédicule très court, groj eomme une plume d'oie. La structure de cei tumeurs ae diffère en rien de celle des tumeurs fibreuses; cependant elles peuvent subir la dégénérescence sarcomateuse, ie dans le fait rapporté par Errics<m. où il s'agissait également d'un fibrome pédicule, pendant au niveau de l'orifice milral.
,\ly\onn'!s. — Ces tumeurs n'ont été signalées que dan- quelques o s-rvations, notamment dans la thèse de Petit et dans un travail plus ré eut de Karrenslein. Dans les faits réunis par cet auteur, on trouve 38 cas de myxome contre 39 de tumeurs d'un autre tissu. .1 muais elles ne lurent l'objet d'un diagnostic. E!les sont beaucoup pli s fréquentes à gauche qu'à droite, el surtout dans l'oreillette. Askanazy explique cette localisation par un trouble survenu lors de la lermeture du trou de Botal ou par une greffe embryonnaire du lis-u mu(|ueux.
Ces tumeurs sont fréquemment pédiculées, comme il arrive d'ailleurs pourles tumeurs auriculaires. Dans un cas de Lorne, le myxome s'engageait dan-; l'orifice mitral et faisait hernie dans la cavité ventriculaire. Dans celui de Debove, il s'élail développé sur la tricuspide et s ! rattachait à la valvule par un pédicule très court.
La tumeur, ferme, blanchâtre, a quelquefois une coloration gelée d groseille. Sa consistance est molle, tremblotante, gélatineuse. Elle est constituée par une substance fondamentale hoi transparente, avec cellules étoilée-, et parcourue par des vaisseaux si n juins. Elle semble avoir son origine da \s le tissu cellulaire sousendocardiqne.
Récemment de Vecchi a fait une bonneétude des tumeurs connectées ou pseudo-connectives de l'endocarde, parmi lesquelles le myxome lui a paru la variété la p'us. fréquente. Après lui, Dean et Faiconer, à propos d'une observation de tumeurs siégeant, comme celle de De Vecchi, sur la valv ; postérieure de l'artère pulmonaire, ont discuté également la nature de ces tumeurs développées aux dépens «lu tissu connectif. Ils ont tendance à les rattacher au myxome, mais concluent cependant qu'il n'est pas possible de se prononcer tant qu'on ne sera pas lixé d'une manière précise sur la nature M-aie de ces néoplasies.
Lipomes. — Leur existence, admise depuis l'observa lion d'Albert s. n'est pas fréquente, puisque, sur 55 cas de tumeur- primitives ne li constatée que il fois. Le dernier l'ail qui en a été rapporté est dû à Verliac et Morel. Ces tumeurs se rencontrent de préférence chez i\e^> sujets âgés; néanmoins on en a trouvé à sept moi- et à ans, ce qui ne concorde pas absolument avec l'opinion de Pelrocehi, qui considère le lipome du cœur c >mme L'apanage de la vieil le
Dans 4 cas sur 1*2, !a tumeur était sous-péricavdique et s'im-
l! \n i R£ DU CÛ l'R. t:t
[•l.in'a i., une luis sur la paroi du ventricule gaucl >-. une autre le cœur droit, deux foi* but le sinus Lransverse '1" péi carde. Kll<; e~i voluno inc jaunâtre, aplatie, légèrement péd i
Sa limitation toujours nette ne permet ps c la
bu c osseuse du cœui
jamais) i Moins <l être aous-pér cardiq
sortes de tumeur», en raison de leur siège habituellement sous-endocardique et de leur disposition sessile, onl une évolution presque toujours silencieuse. Elles ne manifestent leur pré que quand loue volume on leur localisation particulier* inent
des Iroublea dans lu circulation intracardiaque.
Myomes - l es tumeurs, assez exceptionnelles et dues à l'hyperplasie circonscrite des libres . ont éti chez de tout
jeunes enfants el paraissent d'origine congénitale, billes oui été étudiées par Recklinghausea et \ irchow.
l a myome du coeur siège dans les parois de l'oi - septum
ou les muselés paptllaires >loration est celle du mu
diaque, d'où la difficulté qu'il 3 a à l'en distinguer, qu'il
ne fasse saillie el défoi n ir.
Parmi les autres tumeurs proprement dites du cœur, on a noté le sarcome, dont des observations onl été rapportées par Leroux et
ay, Martin, Baldwin et Perlslein; le sarcome fusiforme ass au nayxome typique dans uncas de Ménétrier, I»; sareome mélanique dans un autre dû à Laignel-Lavastine et Delherm. L'hiot ire d< tumeurs se confond avec celle des tumeurs malignes.
Enfin on a signalé, presque à litre di mangio-tndolhéliome. Cette dernière variété de Lun .t.
décrite par Penaemann. Elle était située sur les pai ireilietle
gauche. Dans son intérieur se trouvait ni par* 1- épaissies el des lacunes, les unes pi
- interstitielles, les auti mais bourrées de cellules pseudo-épithéliales rappelant l'aspect carcinom&teux. Pour cet auteur, il s'agirait d'un endothéliome né
apillaires sanguins, d'où le nom qu'il lui a donné. Tumeurs parasitaires Kj tteê hydaUqueè. lueni les tumeurs parasitaires les plus fréquentes el m d'or-
dinaire avec des tumeurs de même nature eVauti pen-
dant, le kyste hydstique du cœur peut Être primili souvent alors une trouvaille d'autopsie, comme da rapportée par Lehns.
Le kyste à échinocoqu habituellement, mais non tou-
jours, dans le cœur droit, en raison «lu trajet Buivi par les embn
anthes pro> ananl du pendant on
1 dans le cœur gauche, 1 de kyste primitif du I
Roque el Durand expliquent ce fail assez paradoxal par la rupture probable d'une hydatide dans le système des veines pulm< naires.
Les kystes hydatiques ont un volume variant d'une lentille à une petite orange. Dans ce dernier cas, le kysle fait saillie dans la cavité cardiaque et gène profondément la circulation. Quand il est superficiel, il provoque une irritation bientôt suivie d'adhérences péricardiques
Le kyste hydatique du cœur, comme tous les kystes à échinocoques, renferme un liquide transparent dans Lequel nagent les hydalides fertiles ou stériles ; quand elles sont mortes, on trouve dans la poche un magma grisâtre et épais comme du mastic.
La tumeur, peut être détachée, entraînée par le courant sanguin et donner naissance à des embolies graves; ou bien elle se rompt el les hydatides qu'elle renfermait vont déterminer l'obturation d'un orifice cardiaque ou de vaisseaux périphériques. Dans un cas de Budd, il se produisit des embolies multiples dans les branches de l'artère pulmonaire.
l)an< certaines observations, la quantité des kystes était considérable, innombrable même dans celles de Wunderlich el de Barbacci.
Les kystes hydatiques du cœur sont d'ordinaire méconnus, car, en raison de la diversité de leur siège et de leur volume, ils ne donnent lieu à aucun signe clinique. Toutefois on pourra les soupçonner lorsqu'on verra un kyste hydatique d'un autre organe, notamment du foie, être accompagné de troubles circulatoires graves, ou bien quand, même en l'absence de tout kyste apparent, il se manifestera des signes permettant de penser à un corps étranger du cœur. Dans ce dernier cas, il ne faudra pas manquer d'avoir recours à l'examen du sang et pra'iquer là réaction de Weinberg-Parvu. Si elle est positive, on sera autorise à penser «pie le corps étranger consiste dans un kyste hydatique, ce qui ne peut conduire d'ailleurs à aucun autre résultat, puisque ces sortes de tumeur- échappent jusqu'ici à toute intervention chirurgicale. Actinomycose. — Les lésions actinomycosiques du cœur sont toujours secondaires. Leur fréquence est relativement grande ; Ilul'nagel, dans un travail récent, a pu en relever 22 cas, dont un personnel observé dans le servie • de Letulle.
Le cœur est atteint par contiguïté, à la suite d'une actinomycose pulmonaire, cervico-médiaslinale ou œsophagienne, ou par meta stase, au cours de l'évolution d'un foyer actinomycosique quel conque.
AlU point de \ ueanatomo -pathologique, l'actinomycosedu cœur est caractérisée parl'intense réaction inflammatoire des tissus au contact du parasite, l'importance des lésion- vasculaires et périvasculaires,
Ti Ml.i RS i-i CŒUR. «S
l'atrophie progressive des cellules myocardiques el la des truc ti du tissu élasl ique fondamental.
An poinl de vue clinique, le cœur aclioomycosique ne prés de 33 mptomatologie spéciale.
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