‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 203 sur 282 · VERTIGES AURICULAIRES · texte numérisé non relu

VERTIGES AURICULAIRES

chez surtout à Toreille interne et si la brusquerie du début, la g^ravité du cas» l'annulation du labyrinthe révélée par les épreuves du diapason vous font penser qu*il y a eu irruption foudroyante de sang ou d'un autre liquide dans Toreille interne, admettez qu'il s'agit de la maladie de Ménière et réservez» pour les cas qui ne rentrent pas dans ces conditions précises, la désignation de vertiges auriculaires. Or la vraie maladie de Ménière est rarç, mais les vertiges qui lui ressemblent, à quelques traits en moins, sont fréquents.

Pronostic. — La gravité se calcule d'après la cause qu'on a pu découvrir. Les vertiges avec intermittences sont moins à redouter que les vertiges continus, car ceux-ci conduisent à cet état d'excitation spéciale et permanente aggravé par des troubles irradiés, que Gellé a dénommés labyrinthisme.

Parfois ce symptôme pénible disparaît à la longue, après que la sclérosé progressive a envahi tout le labyrinthe et tué ses éléments constitutifs. Mais le vertige peut guérir sans attendre jusque-là. On le voit se transformer en sensations moins pénibles. Un de mes malades débarrassé de la sensation de tournoiement éprouve encore des va-et-vient qu'il compare à ceux d'un Iraio en manœuvre.

Traitement. — Il doit tenir compte avant tout des conditions étiologiques. Il doit être étudié pour les trois parties principales de l'appareil auditif.

I. Vertiges causés par l'oreille externe. — S'agit-il d'un corps étranger ou d*une accumulation de cérumen, il fa ut les chasser au moyen d'une injection d*cau bouillie chaiiile, mais en procédant avec douceur, puisque le sujet est enclin déjà aux accidents vertigineux et que l'injection seule peut en produire. C'est le cas de ramollir préalablement le bouchon de cérumen avec une solution de carbonate de soude dans de l'eau glycérinéc.

II. VsnTiGES CAUSÉS PAR l'oreillf. MOYENNE. — Eu préscncc des multiples lésions d'une otite moyenne (exsudats dans la caisse, raidissements des osselets, obstruction tubairc), le mieux est de recourir à l'insufflation d'air par la trompe, mais sous pression faible, pour ne pas produire le choc la-» byrinthique qui résulte d'un effort sur les fenêtres ovale et

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ronde quand la membrane tympanique ne se laisse pas refouler en dehors par l'air insufflé dans Toreille moyenne. L'aspiration avec le masseur du tympan trouve encore ici son indication.

Si on constate les lésions irréductibles : fongosités, adhérences, ankyloses, il est mieux de mettre en œuvre les procédés de la chirurgie tympanique : myringectomie, curettage de la caisse, ablation des osselets. Ces opérations n'ont pas amené chez mes malades l'aggravation des vertiges qui aété signalée.

lll. Vertiges causés par l'oreille interne. «-«En cas de commotion ou de contusion labyrinthique, le blessé gardera le repos au lit dans le silence absolu. Unepurgation, l'application de glace sur la région temporale, deux ou trois sangsues sur la mastoïde peuvent être très utiles. Avant de faire ces applications, on s'assurera bien du côté qui est en cause, car parfois l'oreille lésée est celle qui n'est pas du côté où a porté le traumatisme.

Les congestions labyrinthiqucs, qu'elles viennent d'un coup de froid, d'une insolation ou d'autres causes, exigent des précautions analogues: tête haute, dérivation intestinale, etc. Certains médicaments sont d'usage ici : le sulfate de quinine, qui est anesthésique et décongestionnant, les bromures comme vaso-constricteurs. L'électrisation du grand sympathique par les courants continus agit de même.

Sont contre- indiqués: les bains chauds ou de vapeur, les eaux thermales excitantes, sulfureuses ou autres.

L'hémorragie labyrinthique se combat en rétablissant, par des drastiques, le flux habituel des règles, des hémorroïdes. Plus tard pour activer la résorption des liquides épanchés, on a recours aux iodures, aux mercuriaux, aux injections de pilocarpine.

Les anémies labyrinthiques qui se déclarent lorsque la circulation, l'innervation ou la nutrition sont déprimées (maladies générales, grossesses, allaitement, brightisme, cardiopathies avec hypotension) réclament les moyens généraux. C'est alors que le fer, lesglycérophosphates, Thydrothérapie, les séjours à la campagne, la caféine, la spartéinç, le strp-

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