‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 22 sur 282 · I. - AMYGDALITE AIGUË GATARRHALE · texte numérisé non relu

I. - AMYGDALITE AIGUË GATARRHALE

Dans ce cas, l'infection reste superficielle ; c'est l'esqiiiï^ancie des anciens auteurs.

Causes. — L'action des microbes est favorisée par des «circonstances adjuvantes qui sont : le jeune âge du sujet, le ^oid humide, le tempérament arthritique (Hodg^kinson), ^'imperméabilité des fosses nasales qui oblige à inspirer par *a bouche. Saint-Clair Thomson a vu cesser des amyg^daliles

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k répétition, par la seule désobstruction du nez Le P' Frsnkel incrimine les opérations septiques sur les fosses nasales et Kœhler(de Posen), la carie des dernières g>rosses molaires agissant par voisinage.

Cette forme d*amygda]ite se montre quelquefois conta* gieuse. On a noté de petites épidémies de famille (Fieury) ou dans une salle d*h^pital (Jacquemart, Richardière). Bouchard et Landouzy, après Laségue, ont fait valoir cette particularité pour considérer Tamyg-dalite comme une maladie générale infectieuse.

Symptômes. — L'affection s'annonce par un seul frisson ou plusieurs petits frissonnements. Dans les douze ou vingtquatre heures qui suivent, se montrent des troubles généraux : courbature, état gastrique et quelquefois vomissements. La température monte vers 39®.

Chez les enfants, ces troubles généraux s'exagèrent beaucoup. Le thermomètre est à 40^ et plus ; il y a des manifestations nerveuses, quelquefois des convulsions.

Le malade se plaint ensuite d'une sensation de corps étrangers dans la gorge, de difficultés et de douleurs en avalant, les boissons peuvent refluer par le nez. Les mouvements du cou sont raides, et, pour tourner la tète, le sujet se meut tout d'une pièce. Sa voix est gutturale, comme étouffée, amygdtUienne. L'infection propagée aux trompes d'Eustache entraîne de la surdité et des douleurs d'oreille.

Quatre ou cinq jours après, la température cède un peu.

Si alors, malgré le trismus qui serre les mâchoires, on pratique Texamen direct, en déprimant la base de la langue, on aperçoit des amygdales énormes et rouges, pouvant s'ulcérer par contact réciproque et baignées d'une salive visqueuse. Elles sont quelquefois recouvertes d'un enduit pultacé, ou bien des dépôts casécux se montrent dans les cryptes. Le voile et surtout la luette sont œdématiés. On trouve sous l'angle de la mâchoire une adénopathie modérée, mais caractéristique.

Terminaisons. — La résolution simple se voit souvent, mais la suppuration peut se produire. Chez les sujets débilités, les diabétiques, les alcooliques apparaissent quelques

plaques de sphacèle. Les récidives sont fréquentes et détci minent Thypertrophie des amygdales.

Complications. — Il Faut craindre d*abord les adénophleg mons du cou et les cicatrices qu4Is laissent après eux. C( n'est pas une des moindres raisons qui motivent parfois l'ablation des tonsilles. Les otites moyennes su ppurées s'ex pliqûent par Tinfection de voisinage, de même les broncho pneumonies. L'infection se généralisant, on peut voir appa raftre des érythëmes noueux ou papuleux (Sallard), âa arthrites assez fréquentes, aux genoux, aux poignets, au> jointures des doigts, des péricard^ites sûppurées et des endocardites ulcéreuses (Fraenkel, Fûrbringer), des albuminuries par néphrites infectieuses (Bouchard), des infiltrations de la rate (Fraenkel), dés phlébites surtout aux jambes comme celles signalées par Troisier etDecloux (1), enfin des orchitcs et ovarites sur lesquelles Joal a attiré l'attention.

Diagnostic. — 11 doit différencier cette variété d'amygdalite des congestions qu'entraîne parfois l'administration de l'iode et de la belladone, des fluxions arthritiques ou caléméniales, des accidents secondaires de la syphilis reconnais- -sables à l'aspect caractéristique des plaques muqueuses,

Traitement. — Localement, il faut recourir aux gargarismes ou aux pulvérisations antiseptiques et chaudes (solutions aqueuses de résorcinè, d'hydrate de chloral, etc.).

A l'intérieur, donner de la quinine, de l'antipyrine, du salol.

Antipyrine 3 gr.

Teinture d'aconit. XV gouttes

Sirop de punch ..,,'. 30 gr.

Eau distillée , ; .* 120 —

à prendre, en trois fois, dans la journée.

Les enfants prennent facilement le salol ou le naphtol incorporé au. chocolat (Carron de la Carrière),

La levure sèche de bière, à la dose de 2 à 3 cuillerées à café par jour, a donné quelques bons résultats dans le traitement de l'amygdalite aiguë. Les douleurs à la déglutition et les élan-

(1) Société médicale des hôpitaux, 14 février 1898.

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céments dans Foreille sont supprimés, de sorte que lé malade peut reprendre ses occupations au bout de 48 heures. On s'assurera préalablement de l'activité de la levure par sa revi-* ficatîon dans Teau sucrée.

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