‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 237 sur 282 · I. — CHOIX DE LA STATION ET INDICATIONS · texte numérisé non relu

I. — CHOIX DE LA STATION ET INDICATIONS

I. Maladies des oreilles. — On peut les répartir, au point de vue qui nous occupe, en affections à écoulement et affections sans écoulement.

Pour les otorrhécs, surtout si elles sont suspectes de bacillose, il y a lieu d'ôlrc très prudent. Des enfants dans cette condition, en prenant des bains de mer, c'est-à-dire le bain à la lame y ont subi des répercussions graves sur le labyrinthe, otites internes, méningites. Par contre, \c séjour au bord de Castex. — Mal. (lu Larvnx. 3<* ûdit. 72

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la mer peal être utile à ces malades comme recoostituaDt général, à la condition qu'ils useront seulement de Tair marin, sans oublier le pansement de leurs oreilles avec un tampon d'ouate stérilisée. Le traitement marin est contre -indiqué dans les eczémas du conduit et du pavillon qu'il ne pourrait qu'ag'gTuver : Ladreit de Lacharrière a observé le cas d'an homme âg^, atteint d'un eczéma humide du conduit qoî fut pris brusquement à Etretat de panotite avec phlegmon de la réfgpon mastoïdienne.

Dans les affections sans écoulement, nous trouvons d'abord toutes les concluons, que les troubles de la circulation, de la menstruation et de la dig^estion provoquent dans l'orgpane auditif. Le traitement marin est bon contre ces divers états, notamment le bain à la lame qui fait de la révulsion. 11 en est de même pour les diverses manifestations hystériques et neurasthéniques de l'oreille. Dans les altérations définitives, qu'elles relèvent de l'arthritisme chronique, de l'artério-sclérose ou du tabès, etc., la mer est contre* indiquée. Elle l'est tout particulièrement dans le cas d'otite movenne chronique sèche ou sclérose tympaniquc; elle ne pourrait qu'aug'oientcr 1a surdité et les bourdonnements. On peut suivre, sur les malades, Tas-g-ravation constante que produit un séjour annuel au bord de la mer. La mer est plutôt favorable dans les catarrhes tubo-tym paniques de la scrofulosc ou de l'infiuenza. I^^s personnes atteintes de la maladie de Ménière ne doivent» sous aucun prétexte, fréquenter le bord de la mer. Les bouchons de cérumen gonflent à l'air humide et peuvent faire nnc surdité brusque mais sans conséquences. Le D*^ Nimier. en se basant sur les statistiques annuelles des Conseils de révision, a établi que les populations des côtes de la Manche et de l'Océan présentent une morbidité particulière de l'appareil Additif. Le littoral méditerranéen se montre moins défavorable.

Plusieurs documents ont été versés au débat et voici les

conclusions principales de ceux que j'ai pu consulter :

^.^'<^* d abord E. Morpurgo qui, en février 1897, étudiait

■nfluence des bains de mer sur l'oreille des scrofuleux. Ses

''Cherches sont faites d'après 188 malades admis à Thôpital

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maritime de Trieste et dont Vàge variait entre 5 et 20 ans. Sur ces 188 malades, 77 présentèrent après le traitement une amélioration sensible de l'acuité auditive. Il insiste sur ce fait que, dans aucun cas, il ne vit survenir une ag'^ravation, non plus qu'une affection aig'uë ni Tacutisation d'un cas chro* nique.

Vient ensuite une publication faite à Rome en 1898 par Rosati sur l'audition des marins au point de vue de la médecine lég'ale. Il y sifticnale les desiderata de Texamen otologique au point de vue professionnel et la fréquence de la diminution de l'ouïe dans les marines d'état. Nous avons tous fait la même constatation.

Martini serre de plus près encore le problème (1). Voici ses conclusions :

lo Les bains de mer sont nuisibles chez les sujets qui ont eu déjà une affection de l'oreille et même chez ceux qui y sont seulement prédisposés.

2^ L'immersion réitérée de la tète amène des troubles de l'audition même chez ceux qui n'avaient jamais rien éprouvé aux oreilles.

3* Un examen des oreilles s'imposerait avant de faire une saison, afin de prendre les précautions utiles.

EnHn le P' Grazzi, au V« Congrès italien, le 28 avril 1900, appuyait encore les conclusions précédentes sur les dan|s;-ers de l'immersion et l'utilité d'un examen spécial avant la cure marine.

Parmi les faits que j'ai observés, quelques-uns peuvent servira éclairer notre casuistique :

C'est un homme d'une quarantaine d'années, habitant Parisy venu nous consulter à la clinique de l'Institution nationale des sourds-muets parce que depuis un séjour h Lucsur-Mer il éprouvait une baisse sensible de l'audition avec une aggravation des bruits cntotiques, qui, de bourdonnements sourds, s'étaient changés en sifflements aigus. L'examen révélait de la sclérose tympanique peu avancée.

C'est une jeune femme, atteinte de la môme lésion banale

(1) BoUetino dell mal, delV orecchio, en 1899, sous ce titre : « Influence des bains de mer sur la fonction auditive. »

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et ^ J ? j« mVuls laissé aller à opérer par l'ablation du marteau . Mon excose est qu'elle souffrait beaocoop de ses bruits d*oikÏV. ■'. D3 moins la situation n'avait pas été aesTavée, et Tintervenûon ctait rest^ tout à fait aseptique sans écoulement <.2.<«rutif. Six mois après, sans m*en parler, elle va aux l lins de mer, en Bretagne. Dès le troisième jour elle est prise de Jzaleurs vives et Toreille opérée se meta couler.

Par c:-alr>^ un antre de mes clients, jeune nrçon de i5 ans. iTfs Ivmph^ti ^ue, attcrint de rhinite bvpertrophique avec e-' 3 cernent frvqaeat des trompes, s'est trouvé fort bien, au

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