‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 239 sur 282 · CHOIX DE LA STATION ET INDICATIONS · texte numérisé non relu

CHOIX DE LA STATION ET INDICATIONS

4<> L'immersion de la lôte se montre particulièrement dangereuse.

5<> Un examen auriculaire préalable serait utile chez les prédisposés, afin d*éviter les ag-gravations possibles par le climat marin.

II. Meiladies du nez, — La thérapeutique marine procure ici d'excellents résultats. Elle n*a presque que des indications. Les rhinites hypertrophiques et atrophiques sont favorablement influencées, d'autant plus que la scrofulosc peut très souvent revendiquer une part de causalité dans leur développement. On doit alors recourir aux bains de plage, ou aux bains en baignoire, si le sujet était trop irritable. Des irrigations nasales, bien faites, avec de l'eau demer chaufl*ée, sont un utile adjuvant.

Le bord de la mer et surtout les voyages en mer peuvent être prescrits aux sujets atteints de rhinite spasmodiquc (Asthme des foins). Les bains à la lame agissent favorablement pour combattre la neurasthénie, qui existe souvent derrière cette affection insupportable. Une saison à la mer est des plus utiles aux enfants atteints de végétations adénoïdes, surtout comme complément à l'opération. Le traitement marin agit alors pour activer la croissance, que l'existence des adénoïdes avait ralentie.

Nous ne voyons comme contre-indication que les eczémas des narines, qui s'avancent souvent sur la lèvre supérieure.

III. Maladies du pharynx. — J'appellerai l'attention sur les bons effets du traitement marin dans les hypertrophies amygdalicnnes, sur ses résultats fâcheux pour les pharyngites granuleuses irritables et pour les tuberculoses pharyngiennes. Verneuil a signalé l'influence nocive de la mer dans tous les épithéliomas intra-buccaux ; il avait constaté des aggravations survenues dans une traversée transatlantique.

IV. Maladies du larynx. — A l'égard des diverses laryngopathics, la mer se montre rarement favorable, et les contreindications l'emportent sur les indications. Si, en effet, le traitement marin influence heureusement les adénopathies lary ngo-trachéo-bronchiques des enfants et certaines aphonies hystériques, en revanche il est nuisible aux laryngites chro-

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niques simples, aax direrses hTperkinésîes (spasmes tabétiques et aalres\ aax tumeurs. Je dois signaler sa nocivité surtout dans la tuberculose du larynx, qui, dès sa première période, en reçoit comme un coup de Fouet; les vents et le sable qu*ils soulèvent, Thumidité de Tair expliquent ce résultat. L air marin est défavorable même à la voix. Nombre d artistes sj enrouent. Les embruns des vagues qui déferlent semblent particulièrement irritants pour Tappareil vocal Dronineaa\

Une exception doit être admise en faveur du littoral méditerranéen. La température sans variations brusques, le soleil et la luminosité intenses v sont favorables à la tuberculose Urvoffée au début. A la première période, on note de la sédatîoo ; à la deuxième, la cicatrisation des ulcérations est favorisée. Il y a contre-indication formelle pour les ulcérations et infiltrations diffuses Massier >.

Au total, c'est dans le traitement des affections du nez que la mer r^nd les plus signalés services.

On choisit la station en considérant Tétat |çénéral du sujet et son àîre.

'Aux sujets impresMonnableSy nerveux, aux en fiants du premier àsre conviennent surtout le. littoral méditerranéen et les places do sable sur l'Océan.

Aux torpides, aux neurasthéniques, les stations de la première division côtière, au-dessus de la Loire.

n. ~ MODE D'APPUCAnOH

On Aura soin, avant le bain, de tasser dans les conduits Ai: ;:!ifs une bc^ule d'ouate aseptique, mais non hydrophilo, i'.t*uMnt plus que la mer peut déposer dans les oreilles diirers Ov"rp< étrangers petits salets, sable, écailles de coquillages). £. M. uiere a rapporté l'observation d'une dame chez laquelle un frAâfttOQt de coquillaee simulait une membrane tympar.:que p!us rapprochée du méat auditif. Le tampon d'ouate e>t onov^rv* utile pour prévenir les ruptures de la membrane «rh-'i lo:^ KAÎstiours qui ploneenten entrant dans la mer.

Le^ oiîTaots doivent résider an 6ord de la mer^ dans cette

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