‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 246 sur 282 · III. — LARTHZ ET YOIX · texte numérisé non relu

III. — LARTHZ ET YOIX

C'est assez rarement que le larvnx sollicite une de ces enquêtes spéciales. Le cas se présente pourtant, quelquefois pour le larynx lui-même traumatise de diverses manières^ plus souvent pour sa fonction vocale (1).

Dans une de mes observations, de fortes contusions sur le thorax ont compromisla sou fBerie pulmonaire au point que la voix a été définitivement <foni promise. L'altération du larvnx n'était que consécutive. La fonction vocale a été atteinte dans sa partie thoracique.

Dans une autre, le larvnx n*a pas été touché directement par raccident. Les troubles de la voix sont le reflet d'une iieurasihêaie traumatique. Ils n'en sont pas moins très préjudiciables à Tartiste qui d^ailleurs perd confiance en ses

11) C\sTEx, Expertise médico-légale pour la voix {Soc. belge^ ^O.^R^^L,. 1904),

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moyens vocaux. Ma conclusion fut qu'il y avait infirmité partielle, mais définitive. Cette observation montre quels troubles /[«"raves peut apporter dans la voix chantante une violente perturbation nerveuse' portant sur l'ensemble de Torganisme.

Je ne m'arrêterai pas aux questions importantes de Tinhibition laryng-ée mortelle et de la strang-ulation, car j'envisag'e surtout ici la question de la voix et d'ailleurs je les ai étudiées déjà dans mon rapport cité plus haut.

J'ai retrouvé dans mes notes la mention d'élèves intentant une action à iQur professeur qu'ils accusaient d'avoir compromis leur voix. Ils n'avaient pas toujours tort, soit que le professeur eût surmené leur larynx ou qu'il en eût méconnu le reg'istre naturel, faisant chanter les ténors à un baryton ou les sopranos à un mezzo, ou encore qu'il n'eût pas pris la précaution de s'enquérir auprès d'un laryng'ologistc de Tétat physique de l'appareil vocal. Plus souvent, cette accusation était injuste^ car il était facile de comprendre que l'élève était de larynx fragile» ou qu'il en avait abusé. Le di£Pérend ne peut être tranché que par un examen minutieux de Tétat local et de l'état général du demandeur et par la connaissance exacte des circonstances de la cause.

Une autre difficulté est de décider si un artiste peut ou non tenir son rôle quand la voix est légèrement indisposée. (]'est encore l'examen local et général qui permet de se prononcer. Dernièrement, j'ai pu conclure pour la suspension du service en constatant des lésions tuberculeuses du i^^*" degré dans les deux sommets.

En général, il sera mieux de conclure à Tabstention tant la voix est chose fragile, et notamment si l'indisposition laryngée coïncide avec la période des règles.

Conclusions. — Le larynx, comme l'oreille et le nez, a ses cas d'expertises médico-légales. Celles qui concernent la voix sont d'un intérêt particulier.

Tantôt, il s'agit de traumatisme endommageant une partie de l'appareil phonateur (poumons, larynx, résonnateurs suslaryngés) ; tantôt le trouble vocal n'est que la conséquence d*une neurasthénie traumatique ; parfois la voix est altérée

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O.NZIÈME PARTIE

ŒSOPHAGOSCOPIE

Les iostruments et la technique pour la bronchoscopie peuvent être employés, à quelques différences près, pour Tœsophag'oscopie, qui est d'ailleurs bien plus facile.

I. Technique. -:— L'orifice supérieur de l'œsophage étant à 15 centimètres des incisives supérieures, et ce conduit mesurant 22 centimètres en moyenne, la long'uéur des tubes devra varier entre 18 et 40 centimètres. On voit mieux avec des tubes courts et largues.

Le calibre des tubes variera entre 15 et 18 millimètres chez Tadulte. Pour les enfants, il ne dépassera pas 12 millimètres.

Les tubes seront stérilisés, bien séchés à l'intérieur et chauffés légèrement sur une lampe à alcool.

Le malade s'assied, la tôle fortement renversée en arrière. Un aide soutient sa nuque. Avec la solution de cocaTne à 1/20 et un porte-coton, on insensibilise toute l 'arrière-bouche et l'extrémité supérieure de l'œsophage.

Le malade tire sa langue et la retient avec une petite compresse.

L'entrée dans l'œsophage est assez difHcile en raison du peu d'espace qui existe entre le cricoïde et la colonne vertébrale et à cause de la saillie que font les aryténoïdes, ainsi que du spasme du constricteur inférieur du pharynx. On surmonte ces difficultés en procédant lentement, et, au besoin, en mettant dans le tube un mandrin spécial dont la tète dépasse un peu l'extrémité du tube.

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L'index yaunlie. qui a éli5 pri^alabtement in' l'ari'ière-bouche, rcconnall la saillie des arylânoïdes placp dans le sinus piriforme droit pour faire bssr.ulcr e le tube vers l'œsophaçe. La lèvre supérieure du suji très relevée pour n'être pas conlusiounéc par le tube.

En descendant, le tube permet de constater que, dao: sa portion cervicale, l'œsophaiïc a ses parois piissées colées d'avant en arrière par la pression exl^TJeurc, tand la portion thoracîtjuc reste ouverte à cause de la pr négative. L'examen est ainsi bien plus facile parce qu'o. voir à quelques ceiUimÈlres plus bas. Le cardia est loi ouvert. Le conduit œsophagien subit divers mouve du voisina|re, pulsations du cœur et de l'aorte, élargiss dans l'inspiration et rétrécissement dans l'expiratio divers mouvements peuvent gfncr pour l'examen. 1 aussi de faibles mouvemenls péristallîques.

Le malade sera examiné k jeun pour éviter les mouve réflexes et les vomissements. Si lu sécrétion saiivairc t uante, on se sert d'épongés montées ou de la pompe de K Au besoin on recourrait au décubilus dorsal (Rodenhci au décubitus latéral, la face en bas (Mikulicz). Dans c. sitions la salive s'élimine facilement. La chlornformi n'est utile que cbez les enfants ou les sujets très nervet IL Indications et contre-indications. — 1" Cours i Gens DEt-'resopiiAGE. — Bien supérieure aux autres m de diagnostic, mfme à la radioscopie qui ne renseigi toujours exactement, quand par exemple il s'agit de menis osseux, l'cesapliagosropie permet do voir le étrangère! l'état de la paroi œsophapienDe qui l'en L'introduelion du tube, en dilatant l'œsophage, diminu l'enclavement. Avec des pinces (pinces à griffes de Killiai crochets articulés nu un petit panier de de Graefe on i assez facilement le corps étranger. S'il est volumine: faut retirer en même lemps le tube explorateur. Grâc procéda, on peut voir les érosions douloureuses proi par un corps étranger rugueux qui a traversé l'œsophai touth?r k la cocaïne el rassurer ainsi le sujet qui s'i

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2* Cancer de l*œsopha6e. — On procédera à sa recherche «vec prudence pour ne pas produire de lésion grave. A la période de début, on voit des états d'infiltration au-dessous de la muqueuse avec taches hémorragiques qui seraient caractéristiques (Von Acker, Gotlsheim). Oq constate ainsi Timmobilité d'un segment qui ne fiuit plus les mouvements communiqués par la respiration (Stôcrk). Le plus souvent on voit un anneau cancéreux avec dilatation oesophagienne audessus. On peut prendrç .wn„fra^ment de la tumeur pour Texamen histologique. La dilatation prudente du néoplasme a des avantages (Guisez) : diminution des douleurs, passage plus facile des aliments, amélioration de Vétat- général.

3^ Rétrécissements de l'œsophage. — Les rétrécissements avec leurs brides' radiées et leur pertui's souvent excentrique,

les ulcérations et les fissures, les spasmes et les diverticules peuvent être diagnostiqués de visu.

Les contre-indications so tirent de Tétat de cachexie ou de sénilité du sujet. Si le corps étranger est trop volumineux ou trop irrégulier, il vaut mieux recourir, selon sa profondeur, k Tœsophagotomie ou à la médiastinotomie.

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