IV.'-RHINOMÉTRIE
Nous avons souvent à connaître la perméabilité des fosses nasales car Tinsuffisance nasale a de fâcheux effets auxquels il importe de remédier.
Les renseig'nements fournis parles rhinoscopies antérieure et postérieure sont insuffisants, car telle fosse nasale qui paraît spacieuse n*admet qu*une petite quantité d*air atmosphérique et telle autre, qui semble étroite, en laisse passer suffisamment.
Si la colonne d'air qui passe par le nez fait entendre un bruit aigu, ou fi Taile du nez ne se déplace guère vers la cloison dans Tinspiration, on peut en induire que la fosse nasale est peu perméable, mais on n'est exactement renseigné qu'en ayant recours aux rhinomètres.
i* Mmom DE Glatzel (fig^. 140). — Il consiste en une plaque de métal nickelée et polie portant sur ses côtés deux sortes d'oreille pour être manié plus facilement et à ses deux extrémités deux encoches pour pouvoir être mis sous les narines. Sur les deux faces une graduation en arcs de cercle. Quand le sujet inspire naturellement, on met la plaque sous son nez et on Vy maintient pendant deux ou trois expirations, puis on la retourne pour présenter l'autre encoche. On obtient ainsi deux taches respiratoires dont la forme, l'étendue et la persistance renseignent sur la quantité d'air qui a passé parles fosses nasales. Avec les sujets normaux on obtient deux taches symétriques qui s'étendentjusqu'au quatrième arc de cercle.
2» Pneumodographe de Couhtadb. — Courtade (i) a imaginé un appareil, le pneumodographe, qui permet d'établir une relation entre Taîr expiré par la bouche et par chacune des narines.
Il se compose de trois lames de verres superposées, une verticale se place au-devant de la bouche à une distance de deux centimètres environ, une autre horizontale reçoit l'air venant des narines, enfin une troisième verticale à direction
(1) A. CouivTADE, Communication. Soc. de laryng. de Paris, 17 janv. 1902.
antéro-postérieure partag'e la précédente en deux parties égales et sépare la respiration des deux narines. Les champs des trois respirations étant ainsi bien délimités il suffit d*appliquer sur chacun d'eux un papier sensible à Thumiditc, par exemple un papier imprégné de tanin et d'un sel ferriquc qui, jaunâtre à l'état sec, devient noirâtre à l'huniidîté. Si la respiration se fait exclusivement par la bouche, le papier placé sur 4a lame verticale de l'appareil deviendra noirâtre tandis que les deux papiers correspondants aux narines resteront intacts et réciproquement.
Il suffit généralement de dix expirations pour rendre Texpérîence concluante.