‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 136 sur 229 · AFFECTIONS DU SINUS SPHÉNOÏDAL · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DU SINUS SPHÉNOÏDAL

Une fois les états morbides des sinus maxillaire e» frontal mieux connus, il fallait explorer plus au fond des fosses nasales. C’est à Emile Berger (de Gratz) que revient le mérite d’avoir élucidé cette partie delà pathologie nasale.

Ces affections ne se montrent guère isolées. La sinusite en particulier coïncidesouventavec l’infection des cellules ethmoïdales postérieures ou des auti'es cavités annexes. C’était une première difficulté pour composer leur description. Une deuxième venait de ce Cfue, par son voisinage, le sinus agit sur l’appareil optique, et nombre de malades s’adressaient naturellement aux ophtalmologistes. Onn’en est pks moins arrivé à connaître les signes caractéristiques qui mènent au diagnostic.

Considérations anatomiques. — Elles nous rendent compte de la symptomatologie assez particulière des affections du sinus.

Ces sinus apparaissent sitôt après la naissance, mais ils n’acquièrent leur complet développement que vers l’âge de 20 ans (Sieur et Jacob). Ils sont souvent asymétriques. Leur capacité varie suivant les sujets. Quand ils sont développés, ils se ci'eusent des diverticules dans les grandes et les petites ailes du sphénoïde, dans les apophyses clinoïdes antérieures et postérieures, dans les apophyses ptérygoïdes et dans le corps de l’occipital. Une communication peut même s’établir avec le sinus maxillaire (Panas). Une cloison antéro-postérieure sépare les deux sinus.

Leur forme est irrégulièrement cuboïde.

Par leur paroi supérieure, ils répondent à la selle turcique et par conséquent au chiasma des nerfs optiques. Le nerf fait saillie dans la cavité du sinus; la paroi qui l’en sépare, très mince, peut être incomplète, d’où la propagation facile des sinusites. Leur paroi inférieure,

LÉSIONS TRAUMATIQUES OOl

senle épaisse, forme en partie la voûte du naso-pharvnx, La paroi latérale externe correspond en haut au sinus caremeux qui contient les nerfs des troisième, quatrième, cinquième et sixième paires, en bas au nerf maxillaire inférieur. Sur cette face, Zuckerkandl a vu des déhiscences qui mettaient en communication le sinus et la fosse cérébrale moyenne. La carotide peut se créer une dépression dans le sinus. La paroi postérieure est for- I mée par le corps del’occipital. Enfin la paroi antérieure est ! constituée par le cornet de Bertin (cornet sphénoïdal de I Zuckerkandl). Mince, elle présente l’orifice de communica- I tion (ostium) avec les fosses nasales. La situation de cet orifice n’a rien de fixe ; généralement il est situé dans la moitié supérieure. Quand il s’ouvre près du plancher, on peut l’apercevoir par la rhinoscopie postérieure. Il est ovalaire et d’un plus grand diamètre vertical, mesure d’ordinaire 4 millimètres. Il se prête en tout cas assez bien à la pénétration du cathéter spécial, comme nous le verrons. En dehors, les faces antérieures répondent I aux cellules ethmoïdales postérieures, ce qui nous ! explique la coexistence fréquente des suppurations dans 1 ces deux annexes. Au reste, d’après Zuckerkandl, l’ostium peut manquer et le sinus communique alors avec les cellules ethmoïdales postérieures. Des cloisonnements I ne sont pas rares dans cette cavité, complets ou incomplets, verticaux ou horizontaux.

Le sinus peut ne s’être pas creusé. Il manque dans la cyclopie.

Une coupe transversale, pratiquée au niveau de la outtière optique, montre bien les rapports et les orices.

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