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CHOIX DE LA STATION

Les eaux de Saint-Honoré, à la fois sulfureuses et arsenicales, réunissent les bons effets de Cauterets et de la Bourboule.

II. MALADIES DU LARYNX. — Pour les congestions professionnelles, menstruelles ou ménopausiques, de la muqueuse laryngée, le Mont-Dore est utile par ses effets révulsifs et sédatifs.

Aux Eaux-Bonnes sont favorablement influencéesdes susceptibilités catarrhales (Leudet). Il faut entendre par là le cas des malades enclins aux états catarrhaux des premières voies respiratoires.

Une laryngite chronique simple doit être envoyée aux stations sulfureuses.

S’agit-il d’un sujet arthritique, on lui désignera de préférence Aix (Savoie), ou Plombières (Vosges).

Vis-à-vis des laryngites tuberculeuses à leur début, il importe d’être prudent, car la sulfuration peut aggraver le cas, au point de rendre nécessaire la trachéotomie (Duhourcau). Maintes fois, en septembre ou octobre, dans cette période de l’année où l’on revient des Eaux, j’ai vu des larynx tuberculeux très aggravés par une saison à Cauterets ou à Luchon, qui avait été prescrite sans connaissance de cause.

Le bon air des montagnes (Eaux-BoTines, AJlevard) peut du moins être favorable à ces malades.

III. MALADIES DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES. — Les malades atteints de trachéo-bronchite viennent assez souvent consulter le laryngologiste, parce que la voix est affaiblie et qu’il existe du pi'urit au larynx. Envoyez-les aux stations sulfureuses, qui dessèchent la trachée et les bronches. Elles sont particulièrement utiles contre les sequelles de grippe.

Contre l’asthme, le Mont-Dore est très efficace. Les malades ressentent un grand bien-être dans les salles d’inhalation. Mais quelques asthmatiques se trouvent mieux des stations sulfureuses (Luchon, Ax, Cauterets, Saint-Honoré, Allevard). Au médecin de tâtonner ou d’alterner en envoyant une fois aux Pyi'énées et une autre en Auvergne.

Le Mont-Dore et Cauterets réussissent bien contre la fatigue professionnelle des chanteurs et des orateurs.

TRAITEMENT HYDROMINÉRAL

LeMont-Doreest une station de premier oi’dre pour influencer favorablement les voies respiratoires des enfants.

IV. MALADIES DU NEZ. — Les rhinites hypertrophiques ou atrophiques doivent être envoyées aux stations sulfureuses, notamment à Luchon, à cause de sa bonne installation pour les humages qui fontaspirer les vapeurs à l’état naissant émanant de plusieurs sources.

Les ozènes sont encore bien influencés par les eaux modificatrices de Saint-Christau.

Dans les mêmes stations, les catarrhes naso-pharyngiens se dessèchent, comme les catarrhes trachéo-bronchiques.

Si on abuse des sulfureux, il peut se produire vers la fin de la cure une poussée de retour (Ferras).

Les rhinites diathésiques des arthritiques ou des herpétiques pourront être dirigées sur la Bourboule ou vers Uriage. •

L’asthme des foins est particulièrement bien influencé par le Mont-Dore ou la Bourboule.

Après l’ablation des végétations adénoïdes, une saison à Salies de Béarn modifie très favorablement l’état général.

V. MALADIES DES OREILLES — Ici, la thérapeutique hydro-minérale a moins de prise que sur le pharynx ou le larynx. Quelques indications existent pourtant.

Les eczémas du conduit, les otorrhées sont bien influencées par une cure à la Bourboule.

Le Di^ de Lavai’enne utilise, à Luchon, contre les catarrhes tubo-tympaniques et les otites moyennes chroniques non suppurées, les vapeurs émanées des eaux sulfureuses qu’il fait pénétrer dans les trompes au moyen de la sonde d’Itard.

A Ax, le Dr Lajauniea noté que le traitement est surtout efficace dans les otites moyennes chroniques au début sans altérations notables ; l’affection semble alors enrayée. Dans les scléroses confirmées, l’amélioration est proportionnelle à l’ancienneté de l’affection. Le traitement semble plus efficace dans les formes lentes. Les bons résultats lui ont paru explicables par la valeur antirhumatismale des soui’ces et l’hyperthermalité des .vapeurs sulfureuses.

TRAITEMENT HYDROMINERAL

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