LUPUS DES FOSSES NASALES
Texier (de Nantes) et Bar (de Nice) ont communiqué (1) trois observations intéressantes. Dans l’une, c’était une forme pseudo-œdémateuse accompag-née d’une g-ranulie miliaire du tiers postérieur des fosses nasales et du pharynx.
Cette localisation de la tuberculose évolue d’habitude ; assez lentement. La forme ulcéreuse offre une marche i plus rapide que la forme végétante.
I Diagnostic. — Il n’est difficile que lorsque l’affection ' est primitive. On la reconnaîtra à l’absence d’antécé- ‘ dents syphilitiques, à la présence de granulations blan- ; châtres autour de l’ulcération ou de la tumeur, à l’his-
■ toire pathologique du malade. En cas de doute, on doit : recourir à la bactérioscopie.
Pronostic. — Il est subordonné à la variété. Assez grave dans la forme ulcéreuse qu’on arrête difficilement, il est par contre assez bénin dans les formes végétantes.
■ J’ai pu guérir radicalement des malades présentant ces pseudo-polypes, notamment un jeune Dahoméen d’une
! douzaine d’années.
Traitement. — S’il ne s’agit que d’un ulcère, on peut toucher sa surface à la solution ordinaire d’acide lactique ou de chlorure de zinc. En cas d’échec, on aura recours aux galvanocautérisations ou au curetage.
Dans la forme fongueuse, on fait tomber d’abord la petite tumeur, puis on curette sa base d'implantation. Des pansements seront faits à la gaze iodoformée. Le traitement chirurgical réussit généralement bien, mais l’écueil de ces interventions est dans les sténoses consécutives des narines qu’il n’est pas toujours possible d’éviter.
Le traitement général doit marcher de pair avec les moyens locaux.