‹ Maladies du système nerveux; leçons faites à la Faculté de médecine de MontpellierChapitre 23 sur 83 · CONVULSIONS DES NERFS RAGHIOIENS · texte numérisé non relu

CONVULSIONS DES NERFS RAGHIOIENS

latéral, qui entraîne un pied creux valgus spécial. Les caractères cliniques sont les suivants : 1 . Abaissement de la saillie sous-métatarsienne et augmentation de la voûte plantaire ; 2. Diminution du diamètre transverse de Tavantpied, au niveau des têtes des métatarsiens et torsion de ravant-piedsurTarrière-pied produisant des plis obliques à la face plantaire; 3. Mouvement de valgus dans l'articulation calcanéo-astragalienne ; 4. Relief du tendon du long péronier latéral au-dessus de la malléole externe ; 5. Enfin , contracture secondaire du court péronier et du long extenseur des orteils.

Il ne faut pas s'en laisser imposer seulement par l'aspect du pied pendant la marche ; à ce moment, il peut simuler un pied plat valgus. — Duchenne fait ensuite le diagnostic différentiel très-soigné des autres espèces de pied creux valgus ; nous renvoyons à son travail sans pouvoir y insister.

Jobert de Lamballe a observé des contractions convulsives rhythmiques du court péronier, avec un bruit perceptible, quand le tendon du muscle contracté revenait dans sa position au moment du relâchement. Produites par le froid, elles furent guéries par la ténotomie.

Erb a vu une contracture dans tout le domaine du nerf péronier. Weir Mitchell a cité aussi des faits remarquables de cet ordre dans le travail dont nous avons déjà parlé à propos des spasmes fonctionnels.

Dans le domaine du tibial, les contractures sont plus fréquentes ; les crampes au mollet se produisant dans une série de circonstances. S'il y a contracture de ces muscles, le talon est très-haut, la pointe du pied en bas et les orteils fléchis : le pied est équin.

On peut voir enfin des convulsions diffuses plus ou moins étendues dans tout le membre inférieur : dans l'hystérie, répilepsie, les maladies de la moelle, etc., etc.

Convulsion» de* M^rfh raeliidlen» (/In). — T^Ennle.

Convulsions des musclbs de l\ respiration. — Din^hragme : Gontracture et convulsions cloniques. — Spasme inspirateur, — Éiemuement^ bâilkment, totuCj etc.

Tétanie.— i^wtorigue. — ÉHologie : Age, sexe, lactation, troubles digestifs, dentition, vers intestinaux, froid, rhumatisme ; épidémies. — Sympto^ maiologie : Prodromes ; description de l'accès de contractures ; troubles de la sensiDilité ; état électrique des nerfs. — Marche, durée et terminaisons. Mode de succession des accès. Signe de Trousseau. — PronMiic, Anatomie pathologiqxke et nature. — Diagnostic. — Traitement.

Pour terminer, Messieurs, Thistoiredes hyperkinésies des différents nerfs moteurs, nous n'avons plus que quelques mots à dire des spasmes des muscles respiratoires, qui méritent une mention spéciale.

La contracture du diaphragme a été décrite expérimentalement, théoriquement en quelque sorte, par Duchenne, en 1853, et observée ensuite cliniquement chez l'homme par Valette.

Quand le diaphragme se contracture, la base du thorax s'agrandit surtout transversalement, l'épigastre et les hypochondres se soulèvent; la suffocation est extrême. Le malade respire le plus possible par le haut de la poitrine, la tête renversée en arrière, les épaules élevées; tous les muscles extraordinaires de la respiration entrent en jeu. Puis ces mouvements de respiration s'affaiblissent, se ralentissent, et l'asphyxie se développe. Si la contracture se prolonge, la mort est inévitable. — La contracture de la moitié du diaphragme gêne fortement la respiration, mais n'amène pasTasphyxie

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