CONFORMATION EXTÉRIEURE DES OS
Considérées dans leur configuration générale les diverses pièces du squelette sont divisées en trois grands groupes suivant les rapports de leurs trois dimensions.
Les os longs sont ceux dans lesquels l'une des trois dimensions, la longueur, l'emporte sur les deux autres; destinés à servir de leviers, ils occupent les membres. Chacun d'eux se divise en un corps ou diaphyse et deux extrémités ou épiphyses.
Les os larges ou plats sont ceux dans lesquels deux dimensions, la longueur et la largeur, l'emportent sur la troisième, étant à peu près égales. Ils ont généralement pour rôle de protéger, d'entourer des cavités (crâne, bassin).
Les os courts ont leurs trois dimensions, longueur, largeur, épaisseur, sensiblement égales. On les trouve partout où une grande solidité se trouve jointe à des mouvements variés, mais peu étendus.
Nous n'insisterons pas sur les éminences ou apophyses articulaires ou non, les cavités, gouttières, sinus... que présente la surface exté- Gangoi.phe — Maladies des os. 1
rieiire des os, pas plus que sur les canaux de transmission (Testut) destinés au passage des vaisseaux, des nerfs. Nous dirons seulement quelques mots des trous ou conduits nourriciers. On les divise en trois ordres :
a. Les trous du premier ordre, les plus considérables, appartiennent exclusivement à la diaphyse des os longs et à quelques os larges ; presque toujours obliques, ils donnent passage à l'artère nourricière et aux fdets nerveux qui raccompagnent.
b. Les trous du second ordre, très nombreux, se rencontrent sur les bords des os larges, les épiphyses, les faces non articulaires des os courts. Bicbat en a compté jusqua cent quarante sur l'extrémité inférieure du fémur; ils livrent surtout passage à des veines.
c. Les trous de troisième ordre s'observent indistinctement sur toute la surface de l'os recouverte par le périoste.
Les conduits nourriciers présentent suivant les os des dispositions différentes. Pour l'humérus et pour le fémur on les trouve à la partie moyenne de lepiphyse ou un peu au-dessous; pour le cubitus, le radius, le tibia et le péroné, à l'union du tiers supérieur avec le tiers moyen ou même le tiers inférieur. Obliques de haut en bas sur l'humérus et les deux os de la jambe, ils sont au contraire obliques de bas en haut sur le fémur et les deux os de l'avant-bras, autrement dit ils se dirigent vers le coude et fuient le genou. Quelle loi régit ces dispositions? Malgré les intéressantes recherches de Schwalbe (1) on l'ignore encore.
Testut (2) fait remarquer que dans l'attitude primitive que présente le fœtus dans l'utérus, ces divergences disparaissent; tous les conduits nourriciers des os longs sans exception se dirigent alors de haut en bas.