QU'EST-CE QUE LA CHRONICITÉ
Avant de faire l'exposé méticuleux et pratique du traitement, par les Nectols, des maladies dites chroniques, je dois émettre quelques idées générales sur ces maladies :
l'intelligence du traitement en sera facilitée.
Un* y a pas de microbe créant la chronicité.
Cest Vorganisme qui est chronique.
J'appelle organisme chronique celui qui a perdu l'équilibre et qui, par suite de troubles apportés, par une mauvaise hygiène, dans les échanges moléculaires, perd lentement, continuellement et progressivement la densité de ses éléments.
Dans un organisme sain, la densité, le poids moléculaire des tissus augmentent continuellement et progressivement de l'enfant à l'adulte. Dans un organisme en rupture d'équilibre, le contraire se produit, les tissus reviennent vers l'enfance.
La chronicité commence exactement le jour où la densité d'un sujet suit une marche progressivement descendante.
A ce moment, si un microbe peu toxique envahit cet organisme en déchéance, il n'y
produira aucune réaction vive, aucun réveil des moyens de défense ; il pullulera dans les tissus et viendra ajouter une cause seconde aux causes premières de sa déchéance.
Le microbe ne crée pas la chronicité, // active seulement la chute de Vorganisme en déchéance.
Nous comprendrons ainsi comment il n'y a pas de guérison possible des maladies chroniques sans un relèvement méthodique, lent, uniforme et continu de Vorganisme; combien aussi il est utile de traiter ces maladies le plus près possible de leur début.
Si l'organisme baissait déjà depuis longtemps lorsque le microbe est venu précipiter cette chute et, si l'intervention médicale survient longtemps après cette invasion microbienne, tout relèvement devient impossible.
Enfin on sait qu'il n'y a pas deux malades, atteints de la même maladie chronique, qui soient semblables ; celui qui a perdu le moins de densité de ses éléments est celui qui se relèvera le mieux. Nous saisirons ainsi la vérité de ce mot si souvent répété : « Il n'y a pas des maladies, mais des malades. » // importe
donc de traiter la chronicité avant qu'elle ne soit devenue la maladie chronique.
Qu'on me permette un exemple, un peu vulgaire peut-être, mais bien saisissant : l'intelligence de ce que j'appelle la chronicité en sera plus facile.
Tout le monde sait combien la chair du veau diffère de celle du bœuf. Qu'on laisse la vie à ce veau, sa chair rosée et molle va prendre de la densité par l'élévation lente et progressive du poids moléculaire de ses éléments; à la longue, elle prendra la couleur et la consistance de la chair de bœuf.
Que ce bœuf adulte devienne chronique, j'entends que, par suite d'une mauvaise hygiène, l'harmonie de ses échanges moléculaires vienne à se rompre, immédiatement le poids moléculaire des tissus va baisser, leurs éléments se décolorent, se déminéralisent ; les albumines semblent revenir à l'état fœtal. Cet organisme rétrograde.
Et pourtant, la surface organique à oxygéner reste la même, malgré la disparition d'une grande partie de son hémoglobine.
L'ensemble des échanges nécessaires au maintien de son volume d'adulte reste le
même alors que l'insuffisance des éléments nobles ne permet plus l'entretien de ces échanges. Si encore la masse de cet organisme rétrogradait en même temps que les éléments des tissus, ce bœuf revenu à l'enfance retrouverait un équilibre relatif, mais son squelette s'oppose à cette réduction qui serait d'ailleurs contre nature.
Plus la rétrogradation élémentaire de cet organisme en déchéance le rapprochera de l'enfance» plus son relèvement sera difficile, et à plus forte raison si, sur les causes génénérales d'altération vient s'en greffer une nouvelle : le microbe.
Ce dernier évoluera d'autant plus vite que l'organisme sera plus déchu.
Que la médication formique soit appliquée méthodiquement, il y aura lutte de vitesse entre les agents de relèvement et ceux de destruction. Les premiers sont nécessairement lents, alors que les seconds sont d'autant plus rapides que leur terrain d'action est plus désorganisé.
Tout le succès du traitement dépendra, on le voit, du temps nécessaire au relèvement de cet organisme ; par suite, tout dépendra
du degré de chronicité auquel était descendu ce chronique.
Il est aisé de comprendre que plus cet organisme aura réduit sa surface, plus il lui sera facile de récupérer la quantité d'hémoglobine nécessaire à son oxygénation.
Aussi rien n'est plus difficile à traiter que la maladie chronique qui n'a pas entraîné une réduction de la masse du malade. Le tuberculeux ou cancéreux qui est resté gras sera beaucoup plus difficile à guérir que celui qui a maigri proportionnellement à la chute de la densité de ses éléments.
On comprend ainsi que des chroniques atteints d'une même infection soient plus faciles les uns que les autres à relever.
La chronicité arrive fatalement pour chacun de nous avec l'âge. Dès que les artères perdent leur souplesse, leur calibre diminue, l'organisme perd son équilibre.
La raideur artérielle, en effet, entrave la régression des glucoses en les comprimant, d'où le refroidissement des vieillards. Ces glucoses régressant plus lentement, le mouvement moléculaire tout entier est ralenti, la fibrine diminuant, les globules blancs et
rouges suivent la même marche et l'oxygénation est moins active.
A ce moment, cet organisme, qui entre dans la chronicité doit, pour rester en équilibre, réduire sa surface, il doit maigrir pour mettre sa masse en rapport avec le diamètre de ses vaisseaux.
C'est ainsi que vieillissant, nous restons en équilibre bien que nos éléments perdent de leur densité.
Si, au lieu de maigrir, ce chronique par l'âge engraisse, il perd son équilibre et il devient une proie facile pour les microbes.
Vous voyez donc quelle est la première condition à remplir pour guérir un artérioscléreux; il faut réduire sa masse d'abord, élever ensuite, par le traitement, le poids moléculaire de ses tissus, mais ne pas oublier que ce relèvement du poids moléculaire ne pourra se faire que dans une certaine mesure, la rigidité artérielle étant un obstacle infranchissable. Réduire la masse de l'artérioscléreux est donc le premier et le plus important moment du traitement.
Je profite de ce développement pour mettre à nouveau mes confrères en garde contre la
tendance naturelle que l'on éprouve à vouloir relever très vite les organismes déchus. Plus ancienne sera la chronicité, plus lent sera le relèvement et plus faibles seront les doses de Nectol à administrer. Ce produit agit toujours, quelque faible qu*en soit la dose.
On peut graduer mathématiquement l'activité des échanges moléculaires. Il faut relever très lentement le chronique très anémié parce que chez lui l'oxygène étant rare, si l'on produisait une activité trop brutale du mouvement moléculaire, on provoquerait un excès de bile et d'acide urique, sans augmentation de la densité des éléments.
Il faut, en effet, que le mouvement moléculaire soit en rapport avec l'oxygénation.