DES NÉVROSES EN GENERAL
talion, et ne s’expliquèrent point les sympathies morbides.
Les névroses viscérales dépendent , dans la majorité des cas, d’une phlegmasie méconnue de l’encéphale et des viscères. Les névroses idiopathiques de la vie de relation, dont le siège peut être dans les expansions ou les cordons nerveux, sont également précédées de phlegmasies, lorsque l’inflammation, en ramollissant les tissus, a exalté la sensibilité, au point de développer des névralgies, des mouvemens convulsifs, des paralysies , a augmenté , diminué ou aboli l’irritabilité des expansions vasculo-nerveuses qui forment les sens. L’irritation ne s’élève pas toujours jusqu’à l’inflammation , elle développe quelquefois dans les nerfs de la vie de relation, dans l’encéphale et les viscères, une excitation purement nerveuse, et des phénomènes morbides qui constituent de véritables névroses; mais, comme on ne saurait trop le répéter, ces névroses sont bientôt suivies de phlegmasies ; ce n’est point l’affection des nerfs qui met les jours des malades en danger, à moins que les accès ne soient assez violens pour mettre obstacle soit à la circulation , soit à la respiration ; mais c’est la phlegmasie consécutive, contre laquelle le médecin doit diriger les moyens thérapeutiques les