‹ Maladies nerveuses des auteurs, rapportées à l'irritation de l'encéphale, des nerfs cérébro-rachidiens et splanchniques, avec ou sans inflammationChapitre 8 sur 51 · RELATION · texte numérisé non relu

RELATION

Névroses de la Nue .

S’il est facile de séparer les névroses musculaires primitives des névroses consécutives que détermine l’excitation de l’encéphale , du rachis , ou des viscères digestifs , il n’est pas possible de considérer les névroses des sens, indépendamment du cerveau , puisque l’irritation qui produit l’affection nerveuse est quelquefois fixée dans cet organe, et occasionne, dans tous les cas, des phénomènes tellement identiques , qu’il est fort difficile pour le médecin de préciser au juste le siège de la maladie. Il faut donc, de toute nécessité , tenir un compte exact de l’état du cerveau dans l’histoire des névroses oculaires , et chercher à distinguer les cas où cet organe est affecté primitivement, de ceux où il l’est secondairement. Les irritations nerveuses qui exaltent , diminuent ou abolissent la faculté de voir, agissent sur la rétine, membrane nerveuse formée par l’épanouissement du nerf optique , sur ce nerf lui-même , ou sur la partie du cerveau qui donne naissance au nerf chargé de recueillir la sensation. L’altération du système

NÉVROSES DE L\ VUE. 3l

sensitif du globe oculaire , produit des désordres dans la vision , dont il est souvent très-difficile de s’apercevoir ; les diffèrens milieux de l’œil sont en effet d'une transparence remarquable , et l’on n’aperçoit aucune phlegmasie à laquelle on puisse rapporter les troubles visuels. L’état de l’iris , membrane toute nerveuse dont les contractions ont augmenté ou diminué d’énergie, ainsi que l’aspect général du globe oculaire, fournissent seuls au médecin des données sur l’état pathologique du système nerveux de l’œil.

Les névroses de la vue sont en général des

maladies fort graves quand elles dépendent d’une altération idiopathique du cerveau , du nerf optique ou de la rétine: elles présentent beaucoup moins de gravité lorsqu’elles se rallient à l’irritation des organes digestifs. Les affections aigues du tube intestinal , les gastro-entérites chroniques particulièrement , agissent sympathiquement sur l’organe de la vision , troublent les phénomènes visuels , déterminent une cécité plus ou moins longue; mais l’effet étant symptomatique et passager, il est rare que les phénomènes morbides sympathiques persistent après la guérison des foyers de l’irritation.

L’impression d’une lumière très-vive , du soleil ou des foyers incandescens, la réflexion des

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