MIGRAINE
Pour Cœlius Aurélianus, pour Arétée de Gappadoce, pour Galien, elle n'apparatt pas encore comme une maladie; il en est question au moins comme d'un symptôme.
Alexandre de Tralles en fit une espèce morbide. Bien des idées ont été émises touchant la pathogénie de la migraine. Charles Lepois, en 1618, Fattribue à la fermentation de la bile dans le cerveau. Tissot en fait une douleur sympathique d^un trouble de Testomac.
Pour Deschamps, c'est une inflammation des sinus frontaux. Ghaussier et Pinel n'y voient qu'une névralgie des septième et cinquième paires.
Bouillaud limite la névralgie aux rameaux externes crâniens de la cinquième paire.
Auzias Turenne la fait dépendre d'une compression du trijumeau par le sinus caverneux. Galmeil la considère comme un trouble nerveux à la fois central et périphérique avec af&ux sanguin vers les parties affectées. Pour Piorry, c'est une névralgie ascendante à début irien. G'est pour Romberg la névralgie du cerveau.
Pour Dubois-Reyinond, c'est la iétanisation du sympathique cervical par l'excitation du centre cilio-spinal. Pour M. Sée, c'est une anémie musculaire.
En somme, la migraine est un état douloureux crânien, unilatéral ou bilatéral, ressenti dans la zone des branches supérieures du trijumeau ou de l'occipital, avec participation des nerfs ciliaires, avec participation fréquente des nerfs optiques et acoustiques, avec participation très fréquente du pneumogastrique, le tout compliqué d'encéphalopathie et accompagné accessoirement de spasme ou de paralysie du sympathique cervical. Reste à savoir comment se fait l'enchaînement, et à déterminer quel est le premier moteur. Je ne sais rien de la pathogénie. Jetons un coup d'œil sur l'étiologie. La migitdne peut être observée un peu partout, parce que les migraineux peuvent porter partout leur migraine avec eux; mais elle ne semble pas se développer dans tous les climats. Elle est fréquente surtout dans tout l'Orient, puis, après une lacune, elle