THÉRAPBUTIQUB DU DIABÈTE SUCRÉ
vante les bons effets dans le diabète sucré, mais dont Tefficacité ne me parait rien moins que démontrée, a été considéré par Pawlinoff comme un combustible qui se substitue au sucre et entretient à sa place Tactivité des oxydations. Il ne diminuerait donc pas la glycosurie; il rendrait seulement plus d'énergie à Tune des grandes fonctions organiques. L'observation clinique n'est même pas favorable à cette dernière hypothèse ; Ogie, Seegen, Kûlz, Popoff n'en ont obtenu aucun effet utile, ni au point de vue de la glycosurie, ni au point de vue de Tétat général des malades ; et je puis dire que mon expérience confirme ces conclusions négatives.
Les acides organiques qu'on voudrait substituer au sucre comme aliment combustible, ne se brident que dans un milieu alcalin; aussi Mialhe a-t-il recommandé Tusage des médicaments alcalins. Cette indication est remplie par les eaux de Vichy, de Vais, de Garisbad. Cette action utile des alcalins a été niée par Lehmann, par Bouchardat, par Poggiale, d'après le résultat de Texpérimentation. Elle a été niée encore, en se plaçant au point de vue de Tobservation clinique, par Bouchardat, par Andral, par Kennedy, par Lebert, pas Gûttigens, par Gerhardt, par Leube, par Poster, par Roberis, par Dickinson. Griesinger leur accorde seulement une faible influence ; mais cependant les praticiens reconnaissent Futilité des eaux alcalines, et déjà Hufeland avait vanté Carlsbad. L'heureuse action des eaux minérales alcalines doit peut-être s'expliquer plutôt par leur action générale sur la nutrition, que par la facilité plus grande qu'elles donnent à la combustion du sucre dans un milieu devenu plus alcalin. Parmi ces eaux* on a remarqué que celles qui sont le plus efficaces sont précisément les eaux chaudes : c'est le Sprudel de Carlsbad» c'est la Grande-Grille de Vichy. On a pensé que c'est à leur thenna* lité qu'était due leur action, et on a invoqué à l'appui de cette manière de voir, une expérience de Glax, d'après laqueUe l'ingestion de iOOO à 1400 grammes d'eau distillée à une température de 39 à A5 degrés, diminuait le sucre chez un diabétique.