‹ Malebranche (volume 2)Chapitre 27 sur 96 · Entretiens sur la mort, II · texte numérisé non relu

Entretiens sur la mort, II

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Faut-il croire alors que cette étendue intelligible est Dieu même? N'est-ce point là la pensée du philosophe, puisqu'il dit : « l'étendue intelligible est éternelle, immense, nécessaire, c'est l'immensité de l'être divin »? Mais, comme l'auteur lui-même nous en avertit très explicitement au cours d'une polémique avec Amauld *, ne séparons pas ces mots des textes qui les encadrent. Ces textes sans doute ont tous en vue d'établir, toujours dans les mêmes termes, que l'étendue intelligible, infinie, n'est pas l'immensité d'une matière étemelle, mais l'immensité de l'être divin. N'omettons pas toutefois cette restriction capitale : l'immensité de l'être divin en tant que représentative ^ d'une matière infiniment étendue, est surtout « Tidée intelligible d'une infinité de mondes possibles ^ ».

Ainsi, l'idée, l'archétype de l'étendue ou retendue intelligible (c'est tout un). Dieu la possède, Dieu la voit dans son immensité à laquelle elle est liée sans cependant lui être adéquate; et de cette étendue intelligible dépend à son tour, sans se confondre avec elle, retendue que Dieu a pu créer, mais qui, si elle est son ouvrage, n'est pas cependant sa substance. « N'attribue pas, dit Jésus à Tâme fidèle, n'attribue pas à la créature ce qui n'appartient qu'au créateur, et ne confonds pas une substance que Dieu engendre par la nécessité de son être, avec mon ouvrage que je produis avec

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