CHAPITRE V
I. Malebranche vrai fondateur de la science de la morale à son époque; comment il distingue la base première de la morale et la construction de la morale.
II. Il lrou?ait la morale divisée en deux parties; il en rétablit l'unité. ]II. Il la rétablit contre les casuistes et contre les directeurs de conscience
de son temps : sé?érité a?ec laquelle il les Juge.
IV. Uniyersalité des principes de la morale : ils font partie de l'ordre immuable et nécessaire.
V. Théorie intellectualiste de la Tertu. — Connaissances requises des rapports de perfection.
VI. Dirision des devoirs. — Société et sociétés. — La société parfaite et éternelle. — Nous n'avons qu'un maître. — Appel théorique aux droits naturels et aux lois fondamentales de l'État. -- Inconséquences forcées dans la pratique, abandon provisoire de la sphère temporelle et politique.
VII. Unité plus sévèrement maintenue entre la morale et la religion, entre la justice et le mysticisme. — En quoi la morale de Malebranche se distingue de celle de Descartes et la dépasse : plus supérieure encore au stoïcisme. — La raison aimante, aimée, aimable, principe de la félicité.
Étroite union, en Malebranche, de la métaphysique, de la science et de la théologie, sous la souveraineté de la métaphysique. —Sa doctrine est un type pur de philosophie constructive, plus une que celle de Spinota. — Il a tenu lui-même à tempérer le mécanisme universel par l'idée de finalité. — Sa théorie de la liberté immanente a également sauvé la spontanéité dans une mesure qu'on peut trouver sufllsante. — Position de sa doctrine ainsi comprise en face de la restauration de la philosophie aristotélicienne ou thomiste, — en face du positivisme. — Ce que Malebranche accepterait Tolontiers de la psycho-physiologie conleaporaine; ce qu'il persisterait à y ajouter.
Bibliographie , 291