SCÈNE VU
Les Hêhes, DUPLANTIEK.
D i7 P L A N T I E R, tout ébouriffé.
Grande nouvelle ! grande nouvelle.!
LE BARON
Quel espoir 1 parlez, maître Duplantier.
DUPLANTIER *
En partant d'ici, j'étais allé rôder du èôté du palais...
* Le baron, Duplantier, Gornefert, Perserelle, à demi-couehé sur le canapé de jardin.
LE BARON
Ah!
DUPLANTIER
La grille était toute grande ouverte, personne n'eu gardait l'entrée. Il régnait partout une telle confusion» que je pus arriver jusqu'au salon d*honneur. En ce moment, une voiture entrait, brûlant le payé ; elle arrivait des Tuileries.
LE barq:;.
Je respire à peine I
DUPLANTIER
Quelaues minutes après, un mouvenient extraordinaire remplissait le cbàteau, et j'entendais prononcer tout bas le mot de départ.
LE BARON, joyeux.
Alors, la proposition ?
DUPLANTIER
Repoussée.
LE BARON, entraîné.
Ah ! il y a encore de beaux jours pour le France... '
DUPLANTIER
Au moment où je vous parle, on ferme les fourgons de voyage ; avant une heure, le palais sera vide.
* LE BARON, chancelant et passant au miliea.
Ah! Cornefert, votre bras... Le saisissement, la... vous comprenez bien, n'est-ce pas? Si ce départ me cause tant de joie, c'est que tout à l'heure encore, je pensais avec terreur gue chaque moment aggravait le danger pour celui qu'au rond, nous n*avons pas cessé d'aimer... de respecter...
Il essuie une larme.
DUPLANTIER, loi serrant la main.
Qui donc en douterait ?
LE BARON, arec chaleur.
Mais enfin... le bonheur du pays avant tout!... Qu'importe la couleur du drapeau? II est des droits sacrés... une aurore nouvelle !
GORNEF E RT, lui serrant la main et raillant.
Bien parlé, mon ami ! puisqu'ils sont les plus forts.
LE BARON
Alors, tu m'approuves?
CORNEFERT, avec noblesse.
Il est des moments dans la vie où Tingratitude est le premier des devoirs.