ACTE TROISIÈME
par hasard... Mais cependaDt il me semble que c'est bien la voix de Tau Ire.
En parlant ainsi, il ett allé jusqu'à la porte du second salon. Il recale
alors BTec une sorte d'effroi.
FORESTIER
Cest elle I c'est elle I
LA CHANTEUSE
Quand finira La grande guerre, Vers son Olga H volera.
L'enfant Attend Un doux baiser du père.
Zéphirs légers, Soyez ses messagers.
FORESTIER, accablé, parlant sur la chanson.
C'est elle I... mais qu'est-ce que je vais faire, alors? est-ce que je vais dépouiller Christiane ?... est-ce que je vais encore une fois ruiner les espérances de mon enfant? Oh I non, non... (Après un temps et arec désespoir.) Cependant... cct argent ne m'appartient pas I il est à elle I... à elle qui mendie!
(Applaudissements dans le salon à gauche.) Mais,enCOre UUe fois, CCt
argent, si je le restitue... Chrisliane n*a plus rien... on la repousse et le chagri'i la tuel... (atoo égarement.) Voleur ou assassin ! il faut choisir ! Oh ! partons, fuyons !
Il remonte vers la porte à droite. A la fin du 2* couplet, Gornefert est remonté au fond. En ce moment, la chanteuse paraît, sa corbeille à la main.
Forestier s'arrête sur le seuil, comme retenu par une force invisible. LA CHANTEUSE, faisant sa quête.
N'oubliez pas la chanleuse, s'il vous plaît I... n'oubliez pas la chanteuse !
A chaque nouvelle prière de la jeune fille. Forestier, comme attiré
vers elle, fait un pas de plus en avant, enfin il s'élance et met tout
l'argent dans la corbeille de la quêteuse.
Mouvement.
LE COMTE
Que faitesrvons donc, général ?
LA CHANTEUSE, reconnaissant Forestier et arec un cri.
Le père de ma chère Ghri^iane!... mon second père! ..
LE COMTE
Mais c'est toute une fortune.
FORESTIER
Oui, la sienne, (a la chantease.) La tienne, enfant I Ton père en mourant m'a nommé son exécuteur testamentaire» je t'ai rendu mes comptes, nous sommes quittes.
GORNBFERT, arec joia, à part .
Ah!
LA CHANTEUSE, aTec das larmes* Mon père!... mon père!... (voulant rendre l'argant.) Oh f
mais, n'importe, je ne puis accepter.
FORESTIER, l'air égaré.
C'est à toi, te dis-je. Prends, mais prends donc... L'homme a fait son devoir, ne tente pas le père, (aq comte.) Emmenezla ! emmenez-la !
Il tombe accablé.
LE COMTE
Je vous réponds d'elle.
Il prend le bras d'Olga qui sanglote, et la conduit à Palmyre qui est
descendue de son comptoir. Pafmyre la prend dans ses bras et la mène
dans la salle de gauche. Le comte la suit.
GORNEFERT, haut.
C'est un trait admirable ! Tout Paris le saura demain. (a part.) Il est à nous maintenant.
FORESTIER; à lui-même.
Allons t tout est fini, cette fois, et il ne reste plus riea .au vaincu.
GORNEFERT, à part.
Si, il lui reste son honneur... (Frappant sur son gousset.) et il y a marchand à cinq cent mille livres.