‹ Maman ColibriChapitre 111 sur 120 · GEORGES, PIERRE · texte numérisé non relu

GEORGES, PIERRE

GEORGES, il va à Pierre, dhine voix hlan^ che. — Ta main, Pierre. Dans cet extraordinaire moment où tu vieais de m'apparaître, là, je me suis demandé si j'avais bien toute ma raison!... si ce n'était pas mou cerveau qui projetait réellement ton image dans le cadre de cette porte... à deux mois de distaaice!... C'est tellemeiit fou!..,

PIERRE. — Ecoute... je...

GEORGES, r interrompant. — Non, ne me dis rien encore. Le hasard t'a fait tomber sur la minute de trouble la plus extraordinaire de ma vie... (Se passant 'les mains sur le front.) Tu ne peux pas savoir!...

PIERRE. — ■ Odette m'a dit...

GEORGES. — Non, tu ne peux pas savoir! Quoi que tu puisses imaginer, remets à plus tard le moindre jugement... Ce sera justice... En attendant, à la hâte, pendant que nous sommes seuls, je vais te demander tout de suite ujie chose. Puisque te voilà... demeure ici quelques jours... oui... Il faut que je parte. Ta présence précipitera et facilitera mon départ!... Ah! dans quelle maison reviens-tu!... On vient... Ta main?...

PIERRE. — Tu t'en vas?

GEORGES. — Oui... je suis dans wi tel étet de trouble... tout cela... le saisissement de ton aiTivée... j'ai besoin d'un moment de repos et de recueillement... Je ne t'entendrais même pas... je n'entendrais personne d'autre que moi-même pour l'instant... Et puisqu^Isabelle descend, il est mieux que je te laisse seul avec elle.

PIERRE. — Mais...

L'Enchantement

GEORGES. — Si... si... cela vaut mieux. (Il va sortir, tout houleversé, puis il se ravise et droit à Pierre, la voix très émue.) Je te jure, Pierre, que je suis iun honnête homme !

Silence.

iPiERRî:. — Je ne te demandais rien.

Georges sort. Pierre, resté seul, lève lentement la lampe... et attend.

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