III GENRE
ORANG, pithecus | Cuv. Geoff.
Simia. Linn. Briss. Erxleb. Bodd. Gmel.
Tiedman, Illiger.
Hylobates , Ill.
CAR. Formule dentaire : incis. & CR, I1—1 molaires 5 = 32.
Canines de très-peu plus longues que les autres dents, auxquelles elles sont contiguës, et commençant à s’entre-croiser par leur pointe ; m0laires plus carrées que celles de l'homme , à tubercules plus prononcés.
Téte arrondie ; point de crètes surcilières ( au moins dans les jeunes individus. )
Angle facial de 65°.
Bras excessivement longs , atteignant presque les malléoles.
Pouces assez courts et remontés le long du métacarpe ; agissant simultanément avec les autres doigts de la main,
Point de queue.
Point d’abajoues.
Des callosités aux fesses dans plusieurs espèces,
Oreilles arrondies , assez semblables à celles
de l’homme , appliquées sur les côtés de la tête.
HABiT. Singes fort rapprochés de l’homme par leur intelligence; à démarche lente, s'appuyant sur le tranchant extérieur des pieds de derrière,
et souvent sur l'extrémité des mains; n'ayant encore été observés qu’en captivité ou dans leur premier âge.
PATRIE. La Cochinchine, la presqu'ile de Malaca er les îles de l’Archipel indien.
1%, Sous-genre. ORANGS proprement dits. Point de callosités aux fesses.
3°. Esp. ORANG ROUX , pithecus satyrus.
(Encycl. pl. s. fig. 1.) — Simia satyrus , Lin.
— Vosmaer, Descripr. de l’orang-outang. 177$. — Jocko, Buff. Suppl. tom. 7. Hg. 1. — Simia satyrus ,; Schreb. tab. 2. et 2 B. — Camper, nat. Verh. tab. 4. — Simia agrias , Schreb. fig. 1 C. — Homo sylvestris , Edw. Glean, pl. 20, — Jocko , Audeb. Hist. des sing. fam. 1. sect. 1. fig. 2.— Frédér. Cuv. Ann. du Mus. d’hisr. nar. tom. 16.p. 46.— Abel. His. de l’ambass. en Chine de lord Amershr. fig.
CAR. ESSENT. Point de callosités ; pelage roux.
Dimens. (1) Haut. de l’animal debout, pied. pouc. lig.
du talon au sommet de la tête........ 2 6 »
Long. des bras , depuis l’aisselle jus-
qu'au bout des doigts............. AE |»
— des extrémités inférieures, depuis
le haut de la cuisse jusqu’au tarss..... » 9 »
DESCRIPT. Corps trapu ; tète grosse, oblongue, sans crêtes surcilières; front très-saillant er bombé ; nez très-écrasé à sa racine et peu saillant à l’extrémité , avec les narines ouvertes en dessous ; lèvres extrêmement minces et peu apparentes , pouvant s'étendre considérablement ; langue douce et semblable à celles des autres singes ; les deux incisives intermédiaires supérieures plus larges que les latérales ; cou trèscourt; ventre volumineux ; bras très-longs , terminés par une main assez semblable à celle de l'homme , à cela près que le pouce n’atreint que jusqu’a la première articulation de l'index ; fesses presque nulles, nues, mais non calleuses ; mollers à peine sentis ; pouce situé très-bas, formant, dans l’état ordinaire, un angle droit avec les autres doigts , au lieu de leur être parallèle, quelquefois sans ongle; glotre pourvue de deux sacs membraneux qui étouffent la voix.
Différences des sexes non observées. Vulve des
(1) L’orang dont nous donnons les mesures princi-
jeunes femelles petite , à lèvres à peine apparentes et à cliroris caché,
Poils assez gros, mais laineux et d'une même nature , rares sur la face et sur le ventre, plus fournis sur la rère er les membres, ainsi que sur le dos ; tour des yeux , nez , lèvres, tour des mamelles , paume des mains et plante des pieds nus et de couleur de chair cuivreuse ou tannée , passant au gris ardoisé sur les joues et le reste du corps; pelage d’un roux-brun , plus foncé sur la rêre , les avant-bras et les jambes, que partout ailleurs ; poils des avant - bras dirigés vers le coude ; iris brun ; ongles noirs.
Nota. Une tête osseuse d’orang -outang de l'Inde , envoyée en 1818 à M. Cuvier, ressemble, sous beaucoup de rapports, à celle de cette espèce ; mais son museau est plus alongé, et son crâne est pourvu de crêtes surcilières. Elle se trouve par conséquent intermédiaire entre celle de l'orang roux et celle du pongo. ( Voyez ci-après , page 52.) Aussi M. Cuvier a-t-1l formé la conjecture , appuyée sur un assez bon nombre de preuves , que l’orang tel que nous le connoissons, n'est qu'un jeune pongo, et que la tête intermédiaire dont il s’agit, appartient à un individu adulte de cette espèce, mais non parvenu au maximum de développement.
HagiT. Observées seulement dans des individus
âgés tout au plus de trois ans, et dont les épiphyses articulaires n’étoient pas encore soudées ; ce sont celles d’un animal assez indolent, doux, posé, prudent , affectueux pour ses maîtres, intelligent, mais beaucoup moins que le chien ; prenant une nourriture variée , mais préférant les fruits et les légumes à la viande ; apprenant facilement à faire différens cours d'adresse , ou à imiter les diverses actions de l’homme , etc.
PATRIE. Les contrées les plus orientales de l’Asie
méridionale, notamment la presqu’ile de Malaca , la Cochinchine, l’île de Bornéo.
ITS. Sous-genre. GIBBONS , Aylobates , Illiger. Des
callosités aux fesses.
4°. Esp. ORANG GIBBON, pichecus lar.
(Encyclop. pl. $. fig. 3.) — Sirmia lar, Linn. Gmel.— Gibbon, Büff. tom. 14. pl. 2.— Simia longimana ; Schreb. tab. 3.— Gibbon, Geoff. An, du Mus. d'hist. nat. rom, 19. pag. 88.
pales , étoit une jeune femelle, âgée de quinze à seize x M PAS ‘2 s Mois , et qui appartenoit à l’impératrice Josephine. L'in- Car. ESSENT, Pelage noir ; face entourée de poils dividu décrit par Vosmaer en diffère peu. gris.
DiMENSs. Longueur totale mesurée en li- pied. pouc. lig. gne droite , depuis le bout du museau ISA UTARUS ee 2e seuhecbeeeebRu ol
— de la tête, depuis Le bout du museau jusqu'à l'occiput...............
— de l’avant-bras, depuis le coude jusqu'au poignet. .........,......4. 5 — du poignet jusqu’au bout des OP tie lee se eine ab lque »
— de la jambe, du genou au talon. »
— depuis le talon jusqu’au bout des DPI Rte el este Ml nl dN Le