XLVIII. GENRE
TANREC, centenes, Illig.
Tenrecus , Lacép.
Setiger, Cuv. Geofr.
Erinaceus , Linn. Gmel, Bodd, Erxleb.
ÿ À TG :
CAR. Formule dentaire : incis. & ou canin.
1—1 . 6—6 == molaires g 6 — 40 0u 38. (Voyez la note suivante. )
Incisives supérieures crochues ; les inférieures tranchantes et lobées latéralement.
Canines semblables, pour la forme et la grandeur, à celles des carnassiers proprement dits.
Six molaires supérieures de chaque côté, dont une fausse , petite, comprimée, isolée, et cinq véritables ; la première de celles-ci crès-saillante, à une pointe, avec un petit tubercule à la base de son côté interne; les trois suivantes triangulaires avec l'angle le plus aigu, regardant l’intérieur de la mâchoire, et une échancrure à leur face externe, qui est formée par des rubercules ; la dernière mince et placée transversalement, offrant une échancrure à sa face antérieure et une autre à sa face postérieure ; six molaires inférieures de chaque côté, dont une fausse, isolée, et semblable pour la forme à celle d’en haut, mais plus petite ; la première vraie molaire ressemblant à son analogue supérieure ; les quatre suivantes de même forme et de même grosseur entr'elles, et ressemblant à un triangle dont un des angles seroit en dehors, avec un talon à leur face postérieure,
Tére alongée.
Museau très-pointu.
Yeux médiocres.
Oreilles courtes et arrondies ou presque nulles.
Corps bas sur jambes, couvert de piquans comme celui des hérissons; mais ne pouvant se rouler en boule.
Cinq doigts à chaque pied, armés d'ongles assez robustes,
Point de queue.
HaBiT. Ces animaux se creusent des terriers dans le voisinage des eaux , et s’y endorment plusieurs mois dans l'année, pendant les grandes chaleurs.
Ils se vautrent dans la fange, er séjournent plus long-temps dans l'eau que sur terre. Ils mulriplient beaucoup.
PATRIE. L'île de Madagascar.
251°. Esp. T'ANREC SOYEUX ou TANREC proprement dit, centenes setosus.
(Encycl. pl. 37. fig. 2, sous le nom de canrec.) Tanrec, Buffon , tom. 12. pl. 56. —Ærinaceus setosus, Linn. Gmel. — Schreb, tab. 164. — Erinaceus ranrec , Bodd, El. Anim. pag. 129. sp. $.— Tendrac , Cuv. Regn. anim. — Desm.
nouv, Dict. d'hist, nat, — Seriger inauris, Geof,
Collect. du Mus.
CAR. ESSENT. Piquans longs et flexibles, semblables à des soies ; quatre incisives échancrées à chaque mächoire (1).
DimeEns. Longueur totale, 10 pouces à un pied.
DEesCRipT. C'est la plus grande espèce du genre. Museau à proportion plus long , oreilles moins courtes que dans le rendrac; de vrais piquans, seulement sur le front, sur les tempes, sur le sominer et le derrière de la rêce, sur le dessus et les côtés du cou, sur les épaules ec sur le garrot, jaunâtres vers leur racine et à leur pointe et noirs dans leur milieu, les plus longs ayanc plus d’un pouce et formant une sorte de huppe au-dessus de la rêre ; dos, croupe et côtés du corps couverts de soies qui présentent les mêmes couleurs que les piquans, et dont les plus longues, celles du dos, ont au moins un pouce ; quelques poils jaunâtres, et d’autres plus gros et noirs, dont quelques-uns ont environ deux pouces de longueur, entremêlés avec les soies; museau, gorge , dessous du cou, poitrine, ventre et jambes couverts de poils durs et fins, de couleur jaunâtre et mème roussâtre sur les pieds ; museau présentant quelques longs poils de cette couleur. (Descripe. du tanrec par Daubenton.)
Nota. Certe espèce, à laquelle, depuis Buffon, les auteurs, à l’exceprion de Boddaert, ont transporté le nom de cendrac , qui appartient à la suivante, nommée £anrec par eux, nous a présenté quelques traits que Daubenton n'a pas remarqués. D'abord cet auteur lui donne, pour dimension de longueur mesurée depuis le bout du nez
(1) M. Frédéric Cuvier, d’après qui nous décrivons les dents des tanrecs, a trouvé dans un jeune individu de cette espèce deux petites incisives supérieures surnuméraires, situées chacune en avant de la canine, et qu’il présume devoir tomber avec l’âge. 5
jusqu’à la partie postérieure du corps, sept pouces neuf lignes, tandis que nous avons vu au Muséum un es qui semble avoir dix pouces ,
et un second qui paroït en avoir onze à douze. Eusuite, la forme générale du tanrec nous a paru plus alongée, plus cylindrique que celle du tendrac. Sa tête, garnie de ses piquans, forme environ le tiers We la longueur totale ; elle est conique ; large à sa base, et son Hi HA est trèspointu ; ses canines Son crès-fortes ; ses oreilles sont moyennes; ses pattes ont les doigrs trèsdistincts, beaucoup plus longs que ceux de hérissons, et munis d'ongles aussi plus longs; les trois doigts du milieu sont les plus grands, ec à peu près égaux entr'eux ; linterne est un peu plus court que l’exrerne. La couleur blanche de l’extrémité des piquans est d'autant plus prolongée,
que les piquans appartiennent aux parties posté-
rieures du corps. L’extrémité du museau est couverte de poils d’un blanc-jaunâtre , comme le dessous du corps et la partie interne des pattes ; une tache un peu plus foncée est en avant de chaque œil.
HagiT. Celles que nous avons décrites en traitant du genre.
PaTRiE. Madagascar, L'ile de France, où il a été naturalisé.