‹ Mammalogie, ou, Description des espèces de mammifèresChapitre 78 sur 102 · LIX. GENRE · texte numérisé non relu

LIX. GENRE

CIVETTE, viverra, Linn. Erxleb. Bodd, Scrheb, Cuv, Geoff, Illig.

CARACT. Form. dent, : incis.

y CANIRES —,

cta

molaires 42 26 BEC: 2e

Incisives inférieures placées sur une même ligne.

Canines assez fortes.

Molaires supérieures consistant , de chaque côté, en trois fausses molaires un peu coniques et comprimées; une carnassière grande , tranchante, aiguë, presque cricuspide, er deux tuberculeuses ; les inferieures présentant quatre fausses molaires, une carnassière force, bicuspide, et une seule tuberculeuse crès-large.

Tête longue ; museau pointu.

Nez terminé par un muñz assez large, ayant les narines grandes et percées sur les côtés.

Pupilles se contractant en une ligne étroite.

Langue couverte de papilles cornées.

Oreilles moyennes , arrondies et droites.

Pieds pentadactyles, ayant les doigts séparés et munis d'ongles à demi rétractiles.

Une poche plus ou moins profonde, ou un simple enfoncement de la peau, près des organes de la génération, renfermant, dans quelques espèces, une matière grasse très-odorante.

Queue longue, couverte de poils.

Pelage assez doux , marqué de bandes longitudinales ou de taches plus colorées que Le fond.

Verge du mâle dirigée en arrière.

Un petit cœcum.

HaABiT. Analogues à celles des martes.

PATRIE. Les contrées chaudes de l’ancien continent.

I. Sous-genre. Les CIVETTES proprement dires. — Caricrères. Une poche profonde , située entre l'anus et les organes de la géneration, et divisee en deux sacs , se remplissant d’une sorte de pommade ayant une forte odeur de musc.

312%. Esp. CIVETTE VULGAIRE, viverra civetta.

L'ayra ou eyra, qu'on avoit d’abord placé dans le se des chiens , paroit plutôt se rapporter à celui des chats,

(Encyclop. pl. 87. fig. 3.) Wiverra civetta, Linn, Erxleb.‘Bodd.— Schreb. tab. 111,—La civette, Buff. Hisr. nar. tom. 9. pl. 34.— Cuv. Ménag. du Mus. d’hist, nar.— Perrault, Hisr. des anim. tom. 1. p. 157. tab. 23. — Bélon, Observ. pag. 94. fig.

CAR. ESSENT. Pelage gris, marque de taches et de

bandes brunes ou noirâtres ; une crinière tout le

ire du dos; queue moins longue que le corps, toute Turle.

Dimens. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig. suré en ligne droite , depuis le bout du

museau Jusqu'à l'anus ..........,... 202 QUES — dela tête , depuis le bout du mu-

seau jusqu'à l’occiput. ..... MEURT Et AG = GES CHOCNES 4820000030 0au220 0 LU 0 C — du tronçon de la queue ...... DUT UT LS 4 — de l’avant-bras, depuis le coude .

jusqu'au poignet. .................. SNA RG — depuis le poignet jusqu’au bout :

déslonrles PÉRPRELE CCE P TEE EC ME NN IE — de la jambe, depuis le genou jus-

QU'AULAÏON EEE EEE MELON SRE Ye ANS MG — depuis le talon jusqu’au bout des

ongles ..... ROIS Ga done NPA RUES NDS HT e7 Hauteur du train de devant........ » I1 S — du train de derrière ........ “Le DILO NGC

Descripr. Museau un peu moins pointu que celui du renard, mais plus que celui de la marte; oreilles arrondies et courtes; museau terminé par un mufle assez large, ayant les narines grandes et percées latéralement vers son extrémité; lèvres garnies de longues moustaches ; poils de la ligne moyenne du corps, depuis l’occiput jusqu’au milieu de la queue, très-longs (4 à $ pouces), pouvant se relever et formant une longue crinière. Pelage composé de deux sortes de poils; un duvet intérieur fort doux, de couleur cendréebrune, ec un grand poil assez dur, seul apparent au dehors, généralement mêlé de blanc, de blanchâtre , de gris, de jaunatre, de brun et de noir; d’où il résulte des taches ec des bandes symétriques d'un brun foncé sur un fond gris-brun assez clair; ligne dorsale d’un noir-brun uniforme; des taches irrégulières de cette couleur sur les cotés du corps, plus grandes sur la croupe er les cuisses que sur les épaules ; pieds d’un brunnoir, ainsi que la dernière moitié de la queue et trois ou quatre anneaux à sa base ; gorge brune avec des bandes obliques sur les côtés du cou; tête d’un gris-blanchâtre, avec le menton, les joues er le cour des yeux bruns; ventre blanchâtre.

Bourse s’ouvrant au dehors par une fente longue , située entre l'anus er les parties de la géné-

ration dans les deux sexes, er consistant en deux cavirés de forme ovoïde, er ayant à peine neuf lignes de longueur sur six de largeur, dont les parois internes, légèrement velues, sont percées de plusieurs trous communiquant avec autant de follicules qui sécrètent une matière très-odorante, de nature graisseuse et d'une consistance assez solide, sous forme de vermicelli; une petite ouverture de chaque côté de l'anus, de laquelle découle une liqueur noirâtre et très-puante.

HaBiT. Peu connues à l’état libre. La civette est riocturne , et, par son organisation, fait le passage des martes aux chats. Elle vit de chasse, et poursuit et surprend les petits animaux et SUftOUC | les oiseaux, Elle cherche à entrer dans les bassescours, comme le renard, pour emporter les vo= lailles. Elle préfère les endroits sabionneux et les montagnes arides. Son cri ressemble à celut d'un chien en colère,

PATRIE. L'Afrique, et spécialement l'Abyssinie, où on l'élève, afin de recueillir la matière odorante qu'elle produit, et qu’on retire.

313°. Esp. CIVETTIE ZIBET, viverra zibetha.'

{ Encycl. pl. 88. fig. 2.) Wiverra zibetta, Linn. Gmel, — Schreb. tab. 112.-— Le zibec,.

Buffon, Hist. nat. tom. 0. pl. 31.—Le musc; Lapeyronie, Mém. de l’Acad. des sciences,

CAR. ESSENT. Pelage gris, nuanté de brun disposé en bandes transversales sur les jambes ; gorge blanche; avec deux bandes noires de chaque côte ; point de crinière ; queue longue , couverte de poils courts , annelée de noir.

DiMENSs. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig, suré depuis le bout du museau jusqu’à l'originetde la queue, . — de la tête, depuis le bout du nez JUSQU OCCIPAE AE MEC EE PEER ER CTI

— du tronçon de la queue........ 71 — de l’avantbras, depuis le coude Jusqu'au poignet. .................. > — depuis le poignet jusqu’au bout

des OnAlES RER EEE RECENSE VERS »

— de la jambe, depuis le genou jus- :

quautelon = EMRCRE EE EEE EE EEE 8 — depuisle talon jusqu'au bout des

ongles net DAT D ONE EE SO 0 8

Hauteur du train de deyant...,.... !

— dutrainide derrière, 4..." | Descripr. Tête assez semblable à celle de la ci= vette proprement dite; corps plus bas sur jam

bes; poils extérieurs courts er touffus, cachants

une sorte de duvet de couleur cendrée; bout du museau blanchätre; chanfrein, front et côtés,

PES es ITA EU. ANAL 05 Cas Un

us

du nez d'un gris mêlé de brun et de jaunâtre; mâchoire inférieure et bas de la face extérieure de l'oreille, bruns; haut et bord de l'oreille, cendrés; sommet de la rête et dessus du cou de couleur mêlée de blanc sale, de brun et de noir; une bande noirâtre, s'étendant depuis le milieu du cou, le long du dos et de la croupe, jusqu’au milieu de la queue; deux bandes noirâtres, une de chaque côté, commençant à quelque distance des oreilles et s’érendant le long du cou et du devant de l'épaule; deux autres bandes de même couleur, une de chaque côté, placées plus bas, commençant près de la base de l'oreille, s'étendant presque jusqu'aux épaules, et se réunissanc sur la surface inférieure du cou, où une bande transversale et placée en avant les joint toutes deux ; lombes marqués d’une bande noirâtre de chaque côté de la grande ligne dorsale; épaule , face extérieure du bras, côtés de la poitrine et du corps, flancs, face externe de la cuisse

et de la jambe, de couleurprise, variée d’une multitude de petites bandes noirâtres , dirigées verticalement sur les côtés du corps et la poitrine ainsi que sur les flancs, et horizontalement sur l’épaule , sur la face extérieure du bras, de la cuisse et de la jambe ; queue marquée de sept anneaux bruns, alternant avec sept anneaux blancs, ces anneaux bruns étant beaucoup plus larges sur la face supérieure de la queue que sur l'inférieure ; bout de la queue blanc; poitrine, aisselles , face intérieure du bras, bas-ventre, aines, face intérieure de la cuisse, blanchâtres; quelques taches brunes sur la poitrine ; ayantbras , face intérieure de la jambe et les quatre pieds, bruns. (Daubenr.)

HaABiT. Inconnues.

PATRIE. L'Inde? d’où un individu a été envoyé au Muséum par M. Leschenault de Latour, en 1810; l'Afrique également, selon quelques auteurs, et notamment la Peyronie,

I. Sous-genre. Les GENETTES.—Caract. Poches réduites à un simple enfoncement.

314°. Esp. CIVETTE GENETTE, viverra genetta.

(Encycl. pl. 88. fig. 1 et 3. er 89. fig. rer 3.) Viverra genetta , Linn. Erxleb, Bodd.—Schreb. tab. 113.— La genetre, Buff. Hist. nat, tom. 9. pl. 36.— Civesre de Malacca , Sonnerar, Voy.

aux Indes, tom. 2. pl. 91. — Wiverra malaccensis , Linn. Gmel.-— La genette du Cap, Buff. tom. 8. pl. $8.—Chaë bisaam , Vosmaër.—Wi-

verra tigrina ; Linn. Gmel, — Generte de France , Buff. Suppl. tom. 3 (mais non la figure). — Char du Cap, viverra capensis, Forster. — Generte Cuv.

Mén. du Mus.(1)—Fréd. Cuv. Mamm. lithog.

CAR. ESSENT. Pelage gris , marqué de petites taches noires , les unes rondes , et les autres de forme alongée ; queue annelée de noir.

DimEns. (Selon Daubenton.) Longueur pied. pouc. lig.

du corps entier, mesuré en ligne droite

depuis le bout du nez jusqu’à l'origine

IE NÉE dde alex ce lee, MNT AE ee) delai ee Er a Da E PNCE HUE SALE — du tronçon de la queue .....,.. 1 OL »

aide l'avant bras. 24420 dE ARE 6 — depuis le poignet jusqu'au bout

désionples... "nt ÉnU RES PAM EU. 108 ONE ide la 7Jambe Lee REP SLA ZM Z — depuis le talon jusqu’au bout des

ONBlES eee rare ANNEE SOPSCOME PME DAT Hauteur du train de devant........ n 7 »

— du train de derrière .,......... » 8 »

Jeune individu. (Selon M. Cuvier.)

Long. depuis la base des oreilles jusqu’à

l'origimedellaiqnener F7 MS TON G — de la tête, depuis la base des

oreilles jusqu’au bout du museau ..... » 2 > delaquene:- een a21eer RER WE

Hauteur au traïn de devant...... DA mi NC AE 4 — autrain de derrière............ » 4 10

DESCRIPT. Corps mince et alongé ; museau pointu ; jambes courtes ; deux glandes grosses et saillantes , à côté de l'anus, ayant l'apparence d'une poche, er produisant une matière épaisse et d'une odeur analogue à celle du musc; prunelles semblables à celles du chat domestique ; oreilles externes assez grandes, elliptiques, garnies d’un petit lobule au côté externe, comme dans les chiens et les chats; de grandes moustaches; poils laineux d'un gris-cendré ; poils soyeux seuls apparens; fond du pelage d'un gris un peu jau-

(1) Lasynonymie de cette espèce est fort embrouillée, et ce n’est qu'avec réserve que nous citons ici les divers auteurs qui en ont parlé ou qui ont décrit des animaux à peu près semblables. M. Georges Cuvier , auquel on doit les rapprochemens que nous adoptons, a lui-même balancé à regarder le chat du Cap, felis capénsis de Forster, comme une vraie civette. Dans son Mémoire sur les espècès de chats , il le considère comme une espèce voisine du chat serval; mais, dans son dernier ouvrage (le Règne animal), il dit qu'il ne diffère pas de la genette.

Nous reconnoissons aussi qu'il est peu probable que l'espèce de la genette se trouve à la fois en France , en Espagne , au Cap de Bonne-Espérance et à Malacca , et qu'il y a lieu de croire que plusieurs animaux différens sont réunis sous ce nom. Quant à la civette de Malacca , on sait que le dessin en a été fait à Paris, d'après un mauvais croquis de la genette du Cap.

2c8 MAMMALOGTE.

nâtre, qui résulce de poils gris avec le bout noir, ou de poils entièrement noirâtres; ces derniers, par leur réunion, formant un assez grand nom- “bre de taches noires disposées en lignes longitudinales, qui sont fongues sur le cou er sur les épaules, er généralement arrondies sur les côtés du corps et sur les membres ; celles du milieu du dos forinant presqu'une ligne continue; queue ayant dix ou onze anneaux noirs ou d’un bran foncé ; parties inférieures du corps grises, ainsi que la rêre et le devant des pattes ; parties postérieures de ceiles-ci, ainsi que le tour du museau et les lèvres, derrière les narines, noirs; bout de la lèvre supérieure blanc; une tache blanche audessous de l'œil; intérieur de l'oreille blanchâtre,

Mäles et femelles semblables, sous le rapport des couleurs du pelage. Jeunes ayant la teinte grise, un peu violatre.

Hair. Peu connues, et en général analogues à celles des martes. On assure qu’elle se tient au voisinage des petites rivières et dans les lieux bas. Elle s'apprivoise facilement, et produit même en captivité. La durée de sa gestation est de quatre mois environ dans cetre espèce.

PATRIE. L'Afrique , en Barbarie. L'Espagne PE

France (dans le Rouergue et le Poitou). Le midi de l'Asie ?

315°. Esp. CIVETTE PRÉHENSILE , viverra prehensilis , Blainv.

(Espèce nouvelle, figurée par M. de Blainville, d'après un dessin appartenant à la compagnie des Indes anglaises.)

CAR. ESSENT. Pelage d’un jaune verdätre, avec la ligne dorsale , le bout de la queue, les pattes ; deux lignes de taches älongées près du dos, et beau. coup de petites taches orbiculaires noires sur chaque flanc.

Dimens. De la grandeur de la mangouste d'Égypte.

DEscriPT. Corps alongé, élargi en arrière, bas sur patres; tête courte, large, avec un museau court , pointu et conique ; yeux grands, avec l'iris

d'un jaune-verdâtre et la pupille étroite et obli-

que; oreilles courtes ec arrondies, ayant l’ouverture de leur conque très fournie de longs poils; des moustaches fort longues er noires sur la lèvre supérieure ; membres courts, distans, terminés par cinq doigts, dont celui du milieu est le plus grand, armés d'ongles, qui très-probablemenr, à cause de leur position relevée, sont à demi ou

rour-à-fait rétractiles; queue au moins aussi longue que le corps de l'animal, très-forte, conique er obruse à l'extrémité ; poils longs surtout sur le dos et les Hancs, les plus courts. étant sur les pates er la rêre; couleur générale du pelage d’un jaune-verdatre sur la plus grande partie du corps er de la queue; grands poils des oreïlles blancs ; des taches de même couleur en arrière des yeux, les entourant en forme de sourails, et se prolongeant sur le chanfrein , où elles se réunissent à celles du côté opposé; une autre tache blanche à l'angle de la mâchoire inférieure; partie intérieure des pattes de devant blanche; pattes et ligne dorsale prolongée depuis la tête jusqu'à la pointe de la queue , noires ainsi que l’extrémité de celle-ci ; sur chaque côté du corps, deux bandes interrompues en forme de grandes raches longues, dont la supérieure ne dépasse pas la racine de la queue, er dont l'inférieure n’occupe que les flancs, qui présentent aussi un grand nombre d’autres taches noires orbiculaires assez irrégulièrement disposées.

HaAgiT. Inconnues. On sait seulement que cet

animal a la faculté d’enrouler les corps avec sa queue; ce qui lui a fait donner la désignation spécifique qu'il porte.

PATRIE. Le Bengale.

316%. Esp. CIVETTE NOIRE, viverra nigra,

Nob.

(Non figurée dans l’Encyclop.) Genetté de France , Buff. Hist. nat. suppl. tom. 7. pl. 58 ?

Car. ESSENT. Corps noirâtre , avec quelques in-

dices vagues de taches longitudinales sur les flancs; une tache blanche au-dessus de l’œil et une autre au-dessous ; queue noire et volubile.

DiMENs. Longueur du corps et de la tête pied. pouc. ligs

ensemble 5:22 SR SO NET NES — de la têtes. 2 RS TE — de latqueue Lee EE ETIENNE

DESCRIPT. Corps alongé, assez bas sur jambes ;

rêre conique; mufñle large, chagriné, avec un sillon longitudinal moyen et les narines trèsouvertes et situées latéralement ; incisives inférieures à peu près sur la même ligne, les latérales étant les plus grosses ; trois fausses molaires co=" niques et aussi larges que hautes, en haut et en bas de chaque côté ; yeux assez grands, à pu pille de forme alongée ; oreilles assez grandes presque nues , de forme arrondie; cinq doigts à" chaque pied , ayant leurs rubercules très-saillans et nus; queue longue , assez mince ec prenanteê

plante n| {

plante du pied de derrière et talon relevés er velus. 6

Pelage formé de poils de deux sortes ; l'intérieur plus court, d'un gris-fauve ; l'extérieur plus rare er d’un noir très-foncé, d’où il résulte une co1leur générale noirâtre sur le corps, un peu plus claire sous le ventre que sur le dos; quelques taches longitudinales très-peu apparentes, sur les flancs et le dos, formées par les longs poils noirs, et apercevables seulement de loin; chanfrein,

. queue er pattes noirs; une tache blanche sur

… J'œ:l, et une semblable en dessous ; une bande étroite noire, partant du coin de l'œil er se por-

, tant vers l’oraille; iris brun; mufle ec parties nues des pattes noirs.

Hagir, Inconnues. On assure que cer animal re-

» courbe sa queue en dessous comme quelques singes à queue prenante, ét qu'il monte sur Îles palmiers.

Patrie. Elle a été envoyée de Pondichéry, par M. Leschenaulc de Latour, au Muséum d’hisr.

nat. de Paris, sous le nom de marte des palmiers, On la dit originaire des Moluques.

Nota. Nous avons retrouvé, dans cet animal, presque tous les traits de la descriprion que Buffoa donne d’une genetre femelle qu'on montroit à la foire Saint-Germain en 1372, et qu'ila fait figurer, par erreur, sous le nom de genette de France; à cela près qu'il yavoit, dans celle-ci, quelques indices d'anneaux sur Ja base de la queue, plus apparens que ceux de l'individu envoyé par M. Leschenaulr. M. G. Cuvier avoit reconnu certe erreur de Baffon, ct avoir annoncé que cette genetre noire devçit former une espèce à part.

317°. Esp. CIVEITE FOSSANE, viverra fosse.

(Encycl. pl. 89. fig. 2.)..La fossane, Ba.

tom, 13. pl. 20.— Wiverra fossa, Linn. Gmel.

Bodd.— Schreb. rab, 114.

‘CAR. ESSENT. Pelage gris-roux , marquë de taches

‘brunes disposées sur le dos «en quatre lignes longitidinales er éparses sur les flancs; queue roussätre, foiblement marquée d'anneaux d'un roux-brun.

Dru-Ns Longueur du corps, mesuré de- pied. pouc. lig.

+ puis le bout du museau jesqu'à Porigine de la queue......%.......eums 1 — dela queue.................. » 8 6

L DESCRIPT. Assez semblable à la genette par la 1° forme de son corps.et la disposition générale des couleurs de sa robe ; fond du pelage gris-roux ;

ot

chanfrein , fronr., dessus er côtés de la tête d'un " brun mélé de roussâtre er de gris; une tache À

d'un blanc sale légèrement teint de jaune au-

dessus de l'œil; quatre bandes brunes, s’érendant depuis le cou jusqu'au milieu du dos, et se continuant par des séries de taches aussi brunes jusqu'a la queue ;/d;s taches à peu près semblables, er par bandes longitudinales, sur la partie postérieure des côtés du çou, sur les épaules, sur les flancs et sur la face externe des cuisses; lèvre supérieure, mächoire inférieure, gorge, dessous du cou, poitrine, ventre, dessous de la queue à sa base, d'une couleur blanche sale ou blanchätre ; restant de la queue er face externe des cuisses d’une couleur mélée de roux , de gris et de blanc sale; des demi-annéeaux étroits ec roux sur la face supérieure de la queue; jambes et pieds, face interne des caisses, d’uh blanc très-sale et même jaunâtre. (Daubenr.)

HABiT. Ses mœurs sont semblables à celles de Ja fouine. Elle mange de la viande et des fruits ; mas elle préfère les derniers, surtout les bananes, |

PaTRiE. Madagascar, er, assure-t-on, l'Afrique et l'Asie.

31°. Esp. CIVETTE A BANDEAU,, viverra fus-

ciatai (Non figurée dans l'Encyel.)- Civerce à ban-

deau, Gcoff, Collecr. du Mus. d'hist. natur. — Desm. nouv. Dicr. d’hisr. nat. tom. 7. pag. 169. Sp« 5: |

CAR. ESSENT. Pelage d’un jaune c'air, marqué de taches brunes disposées par séries longitudinales ; bout du museau blanc, ainsi qu'une bande transversale située au-dessus des yeux,

Dimexs. De la taille de la fouine.

DescripT. Fond du pelage d'un jaune clair, avec des taches d'un brun-marron, peu séparées les unes des autres, er disposées par lignes longitudinales sur le dos er les flancs; bout du müseau, mâchoire inférieure, et un bandeau qui passe sur les veux er un pèu en avant des oreilles, d’un blanc-jannâtre: gorge, poitrine et ventre, d'un

pates, d'un brun foncé,

Nota. Une-civette de la collection du Muséum , étiquetée civette de Java, étoit très-semblable à celle que nous venons de décrire, à cela près que ce qui ést brun-marron dans cette dernière étoit noir chezglle.

La civette à bandeau est plus rapprochée de la civette noîre que d'aucune autre espèce,

| oris-fauve uniforme ; extrémité de. la queue et

‘ HagiT, et PATRIE. Inconnues,

319°. Esp. CIVETTE DE L'INDE, viverra indica.

(Non figurée.) Civette de l'Inde, viverra indica, Gcoff, Collecr. du Mus. d’hist. natur. — Desm. nouv. Dict. d'hisr. nar. tom. 7. p. 170. sp. 6: ?

Car. ESSENT. Pelage d'un blanc-jaunârre ; avec huit bandes longitudinales étroites, brunes.

Drmens. De la grandeur de la generte ou de la fossane.

DE:criPT. Corps très-alongé; queue assez courte; corps d’un blanc-jaunâtre, er marqué sur le dos de huit bandes brunes, non interrompues , mais confondues vers le cou; flancs chargés de trois ou quatre lignes de points bruns, parallèles à celles du dos; cou en dessous, présentant deux lignes transversales brunes ; dessus de la rête d’un gris-brun uniforme; tour des yeux brun ; lèvres et menton blancs; queue annelée ‘de brun et de blanc-jaunätre et brune à la pointe ; pieds bruns ; poil rude. '

Nota. Un autre animal, conservé dans la

collection du Muséum d'histoire naturelle de!

Paris, sous le nom de petite civette de Java , est en effet beaucoup plus petit que la civerre de l'Inde, et présente les mêmes raches er les mêmes lignes sur le dos, les flancs, la gorge et la queue ; mais ces lignes et ces taches sont beaucoup moins apparentes, On pourroit soupçonner que ce seroit un jeune individu de l’espèce de la civette de l'Inde.

HABiT. Inconnues,

PaTRIE. L'Inde, d'où elle a été rapportée par Sonnerat.

320°. Esp. CIVETTE RAYÉE, viverra striata , Nob.

(Non figurée dans l'Encyclop.) Le char sauvage à bandes noires des Indes , Sonnerat, Voy. aux Indes et à la Chine, 2, pag. 193. tab. oo, — Le patois raÿé de l’Inde, Buff. Hisr. natur. suppl. tom, 7. pl. $7. — Wiverra fasciata, Linn.

mel,

CAR. ESSENT. Pelage marqué de six bandes brunes, assez larges, sur un fond jaunätre.

DiMENs. Ds la taille de la marte purois.

DesCriPT. Tête er queue d’un brun-fauve ; tour des yeux, dessous du nez, joues, dessous de la mâchoire inférieure et face interne des jambes de devant, d'un fauve pâle; bout du nez noir; six larges bandes brunes, et cinq blanchâtres plus étroues, s'écendant alternativement sur toute la

longueur du corps; dessous du ventre, d’un blanc sale.

HAB1T. Inconnues.

PATRIE. La côte de Coromandel.

321°, Esp. CIVETTE BONDAR, viverra bondar.

(Espèce nouvelle, dessinée à Londres par

M. de Blainville , d’après une bonne figure manuscrite appartenant à la compagnie des

Indes.)

CAR. ESSENT. Fond du pelage fauve, avec la pointe des grands poils noire; une bande dorsale noire ; ainsi que deux petites bandes étroites parallèles sur chaque flanc; les quatre pieds et le bout de la queue noirs. |

DIMENs. Beaucoup plus petite que la céveste préhensile.

DescriPr. Tète plus alongée que celle de la civette préhensile ; museau plus pointu ; oreilles larges ; courtes er tout-à- fait nues à l'intérieur ; queue très-forte et très-longue, toute noire dans son tiers terminal ; pattes noires; une tache

** noire sur chaque côté du museau, qui se prolonge

en arrière et encadre une tache presque blanche placée au-dessous de l'œil; rout le reste du corps couvert de poils fort épais et de couleur fauve, les plus longs ayant leur pointe noire ; une bande étroite de cette couleur sur la ligne dorsale, ec qui se prolonge tout le long de la queue; de chaque côté deux perires bandes parallèles à la ligne dorsale, dont la supérieure est la p'us longue ec la plus large, ne s'étendant d’ailleurs que depuis les épaules jusqu'à la croupe.

HABIT. Inconnues.

PATRIE. Le Bengale (1).

(1) Nous n'avons pas cru devoir placer dans netre genre des civettes, l'espèce qui a été décrite par Palias et Schreber , sous le nom de wviverra hermaphrodita, et adoptée par Poddaert, parce que ses caractères nous ont paru insufhsans.

Elle est d’une taille intermédiaire entre celle de la civette et celle de la genette. Son museau, sa gorge , ses moustaches et ses pieds sont noirs ; il y a une tache blanche au dessous des yeux; ses poils sont cendrés à

la base et noirs à la pointe. Son dos est marqué de trois |

bandes longitudina!es noires ; sa queue , un peu plus longue que le corps , est noire à l'extrémité; enfin , on remarque un double pli de la peau entre les organes de la génération et l'anus.

Cette espèce, qui n’est point figurée, est indiquée comme originaire de Barbarie.

Lorsqu'elle sera constatée , elle devra prendre sa

place à côté de notre civette noire. Ki. 314 D Quant au viverra zeylanica de Pallas et de Schreber.

PS Dr

MANGOUSTE, herpestes, Illig.

V'iverra,

ne 14 HA 26 C1:

Mangusta, Oliv.

Ichneumon , Lacép.

CARACT. Formule dentaire : incis. $ can. =!

6 2] è 5—5 molaires BR = 36.

Seconde incisive inférieure de chaque côté, un peu rentrée, Canines fortes, assez courtes et coniques.

-Molaires au nombre de cinq partout dans les adulres , et de six dans les très-jeunes individus, parce qu'il y a une petite dent caduque de plus; deux fausses molaires supérieures, presqu’exactement coniques, suivies d’une carnassière large et hérissée de pointes, er de deux dents tuberculeuses, grandes et étroites; deux fusses molaires inférieures ; la troisième et la quatrième dents, à couronne hérissée de pointes, et correspondant ensemble à la carnassière supérieure ; dernière molaire tuberculeuse et opposée aux deux tuberculeuses d'en haut.

Corps alongé , bas sur jambes.

Téte petite; museau pointu.

Feux susceptibles d’être recouverts par une membrane nyctitante complète.

Oreilles courtes et arrondies.

Langue garnie de papilles cornées , longues et acérées.

Pieds à cinq doigts, à demi palmés, et armés d'ongles aigus , à demi rétractiles.

Queue longue et pointue.

Une poche volumineuse simple, située à la partie inférieure du ventre, ec dans la profondeur de laquelle est situé l'anus.

Poils annelés de diverses couleurs, courts sur la ère et sur les pattes, ec longs sur les autres parties du corps.

HagiT. Leurs mœurs sont analogues à celles des martes, et leur démarche est incertaine et vive. Elles se tiennent sur Le bord des eaux; attaquent

ou viverra ceylonensis de Boddaert , ses caractères sont encore moins connus que ceux de l’espèce précédente , et de si peu d'importance , que nous nous abstenons même de les rapporter ici,

les rats, les repiles, etc., er se jetrent par occasion dans les habitations des hommes, où elles fonc les mêmes dégârs que les fouines et les putois, en égorgeant les volailles et suçanr les œufs.

PATRIE. Les contrées chaudes de l’ancien continent, telles que l'Egypte, l'Inde, l'Afrique, Madagascar et les îles de la mer d'Afrique.

322°. Esp. MANGOUSTE A BANDES, herpestes Tungo,

(Encycl. pl. 84. fig. 4.) Viverra mongoz, Linn, Gmel.— Mangouste de l'Inde , Buff. His. nat, tom, 13. pl. 19.— Mungo où munputia des Indiens , Kæœmpfer, Amænir. exotic. 574.

tab. 567.— Goff. Mém. de l'Insrit, d'Egypte,

Hlist, nat. tom. 2. pag. 138.

CAR. ESSENT. Pelage marqué sur le dos de douxe ou treize bandes transversales brunes , séparées alernativement par un pareil nombre de bandes rousses.

DiMExs. Longueur du corps, 9 pouces 5 à 10 pouces.

— de la tête, un peu moins de 3 pouces.

— de la queue, 7 pouces.

DEsCRiPT. Couleur générale brune ; dos et ancs couverts de poils longs, blanchâtres, terminés de roux , et marqués dans leur milieu d’un large anneau brun, bien tranché; ces poils étant disposés de manière que les anneaux bruns d’un certain nombre d’entr'eux arrivent à la même hauteur, pour former, depuis les épaules jusqu’à l'otigine de la queue, douze ou treize bandes transversales, d'un brun foncé, séparées l'une de l’autre par des bandes rousses formées par l'extrémité de ces mêmes poils; bandes des lombes surtout très-distinctes , et séparées par une teinte d’un gris piqueté de brun, provenant également de la pointe des poils de cette partie; tète ec épaules couvertes d’un poil ras, gris-brun; michoire inférieure et lèvres roussäcres; pattes et queue brunes ; cette dernière partie terminée en pointe assez aiguë.

HaBiT. Si cette mangouste est celle dont parle Kæœmpfer, elle poursuit avec acharnement les serpens, tels venimeux qu'ils soient, et se guérit de leurs morsures en mangeant la racine d'une plante particulière (ophiorhiza mongoz).

PATRIE. L'Inde,

323°. Esp.* MANGOUSTE D'EDW ARDS, herpesces Edwardsii.

Non figurée dans l'Encycl.) Viverra, Ed- 5 )

wards, Birds, tab. 199.—Gceoff. Mém. de l'Eu:r. d'Egypte, His. nav, com. 2, pag. 138. n. 2.

Car. ESSENT. Dos et queue arinelés de brun surun Jond olivätre ; museau brün-rougeâtre ; queue pointue.

DeEsceieT. Nora. M. Geoffroy a admis cette esêce sur la seule 1 1nspeCtion de la figure que donne Edwards d'une petite mangouste des Indes Qrientales. Certe mangouste est la seule qui ait les ongles noirs,

Parrir. Les Fndes orientales?

3244 Esp. M À

griseus.

NGOUSTE NEMS, herpestes

(Non. fgurée dans l'Encyclop.) Le nems ; Buff. Suppl. tom. 3. pl. 27.— Wiverra. caïra 3+1P pie 2 Lino. Chi. — Mangouste nems , Goff. Mém.

de, Pinsrit. d'Egypte, Hist. nat. tom. 2. p. 158. n, B:

CAR. ESSENT. Pelage gris- nie b uniforme en dessus, et piqueté très-écalement de petits traits A to vée P bruns-roussätres qui proviennent des annelures des poils; pattes de la couleur du dos; queue pointue. DiveEnxs. Longueur du corps, mesuré pied. pouc, lig. en droite ligne , depuis le bout du museau Jusqu à l’origine de la queue . NT ARTE — de la queue. EE AA ES LORD OVEÉNQR ES

Hauteur du train de devant........- » TE — du train de derrière ........... » . 6 6

Descripr. Pelage assez uniformément qu gris pale, légèrement teinté de brun parce que | la partie apparente des poils en dehors est à peu près marquée d'anneaux étroits de cette couleur, tandis que tout le restant est d’un blanc- jaunâtre sale ; sur les flancs et près de l’encoiure, les anneaux colorés des pois, formant comme des bandes transversales assez indécises, mais analos gues, par leur dispos: tion, à celles LE la mangouste à ja dés ; ÿ pois érane plus courts sur la rère ec sur les extrémités des pattes que partout ailleurs , leurs BriNemres ou lears anneaux bruns y étant fort rapprochés, ce qui rend la couleur générale de CES Hs À lus Ps ; queue couverte-de poils longs blanchärres, ayant chacun un anneau brun dans son die ï d pote de la queue et de la croupe lonss er'durs HaAB1T: Tnconnues.

«PaTRIE. L'Inde, selon, M. Geofftoy ; la partie

orientale de l'Afrique ; suivant Buffon,

. Esp. MANGOUSTE VANSIRE,

$ herpestes £a LATE

MAMMALOGTE.

(Euacycl. pl. 80. fig. 3.) Vansire, Hist, nar. tom, 13. pl, 21. — Mustela palera, Linn. — Mangouste vansire , Geoff. Mém.'de l'Insuir. d'Egypte, Hisr, nat, com, 2. pag, 138. n, 4. — Vohang shira des Madégasses,

CAR. ESSENT. Pelage d’un brun assez Joncé, pointillé de jaunâtre; queue à peu près également'grosse et touffue dans toute sa longueur.

DIMENS. Longueur du corps, mesuré de- pied. pouc. lig. puis le bout du museau jee ‘à l'origine detlatqueue MAÉ MESSE TER CE CSC — du tronçon de la quete. . SSI AE L PHONE AIS

(Nota. I es poils s’étendent de 2 pouces et demi audelà de ce tronçon.)

DESCRiPT. À peu près de la taille de la mangouste ù bandes; poils soyeux moins longs que ceux de Ja (erihl et de la marre, d’un brun foncé, avec des anneaux étroits d’an bhnc. -jaundire vers leur pointe seulement, qui rendent le pelage pointillé de cette Are poils intérieurs d'un brun uniforme ; tére et pates d'un brun plus teinté de roux que le reste du corps; oreilles assez grandes et brunes; queue de moyenne épaisseur à sa base, couverte de poils assez longs, bruns, annelés comme ceux du corps de blanc-jaunatre, avec cette différence, que les anneaux deterre couleur sont ici plus nombreux er beaucoup plus larges,

Nota. Le crâne du vansire diffère de celui de: la mangousre d'Egypte, selon M. Gsoffroy, en ce que a boîce cérébrale est à proportion plus renflée et plus large, et que l’apophyse de l'os jugal et celle du coronal ne sont pas assez prolongécs pour se rencontrer, s'uuir et compléter l'orbite.

HABIT. Peu connues. Oa dit que cet animal aime beaucoup à se baigner.

PATRIE. L'ile de Madagascar, d'où cetre espèce est originaire, et l'ile de France, où elle a éré acclimatée,

326%, Esp. MANGOU:TE DE Java, Javaricus.

herpestes.

(Non figurée.) Mangouste de Java, Geofr.

Descripr. de l'Égypte, Hisr, nar. rom, 2. p.138. HP "

CAR. ESSENT. Pelage marron, pointillé de blancjaundtre ; tête et jambes d’une seule couleur, et d’un marron fonce ; ; queue.égale dans doute sa lon-

gueur. :

picd, pouc. lige:

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