‹ Mammalogie, ou, Description des espèces de mammifèresChapitre 80 sur 102 · LXI. GENRE · texte numérisé non relu

LXI. GENRE

SURIKATE, suricata , Desm.

Piverra , Linn. Erxleb, Bodd, Schreb.

Rygena , Ilig,

u ; LA PARLE Car. Formule dentaire : incis. à, canin, -—:

tTere

molaires = 10 Fret En

Seconde incisive inférieure de chaque côté un peu rentrée,

Canines assez fortes,

Molaires supérieures , six de chaque côté; savoir, trois fausses molaires, une carnassière avec un talon intérieur, er deux petites tuberculeuses. Molaires inférieures au nombre de six aussi; savoir, quatre fausses, une carnassière semblable à celle d'en haut, et une seule cuberculeuse,

Museau pointu.

Oreilles petites et arrondies,

Langue couverte de papilles cornées,

M AMMALOGIE,

Pieds antérieurs et postérieurs, à quatre doigts armés d'ongles arqués ec robustes.

Une poche semblable à celle des mangoustes, près de l'anus.

Queue assez longue et pointue.

Pelage composé de poils annelés de différentes teintes.

330°. Esp. SURIKATE DU CAP, suricata capensis, ob.

(Encycl. pl. 85. fig. 4, sous la fausse dénomination de coati brun; et fig. 1, le zenick.)—Surikate , Buff. Hist. nat. des quadr. tom. 1 3. pl. 7. — Viverra tetradactyla, Linn. Gmel.—Schreb.

tab. 117.— Zenick, Sonnerat , Voy. aux Indes et à la Chine, pl. 92.— Wiverra zenick, Gmel.

Car. ESSENT. Pelage mélé de brun, de blanc, de jaunâtre et de noir.

DIMENs. Longueur du corps , mesuré de- pied. pouc. lig. puis le bout du nez jusqu’à l’origine de liqueue.. 42000 STE TRE

ide I tete... eee see eee Re de Ja queue. 0,0 MONO NS

DEsCriPT. Très-rapproché des mangoustes par ses formes et la nature de son pelage; museau prolongé de façon à dépasser de quatre lignes la lèvre inférieure ; nez, tour des yeux et oreilles noirs; chanfrein brun; côtés de la tête er du museau, et dessous de la mâchoire inférieure,

lanchâtres; restant de la tête, cou, dos, croupe, côtés du corps, épaules , bras, face externe des avant-bras, des cuisses er des jambes, de couleur mêlée de blanc, de brun, de jaunârre et de noir, résulrant des anneaux des poils, qui sont de deux sortes; les plus longs étant fermes ec noirs près de leur racine, marqués plus haut ec successivement de blanc, de noir et de brun, avec la pointe noire; les plus courts laineux, plus doux er de couleur brun-jaunâtre; poitrine, ventre, face interne des avant-bras, des cuisses et des jambes, et les quatre pieds, jaunätres; queue jaunâtre, avec du noir mêlé sur sa partie supérieure , et le bout de cette dernière couleur; ongles des quatre doigts des pieds, tant anté* rieurs que postérieurs, fort longs, pliés en gout uière et de couleur noire. ( Daubent.) "A

HABIT. Sa manière de vivre est celle des man=

goustes ; elle se nourrit des mêmes objets, ef paroît fouir la terre. Son urine est très-puante. »

PATRIE. Les environs du Cap de Bonue-Espés rance. 4

IIS, Division. Point de petite dent du tout der- “rière la grosse molaire ou carnassière d’en bas.

LXIIS GENRE.

HYÈNE, hyara, Briss. Storr, Cuv. Geoff Illig. Canis , Linn, Gmel. Erxleb. Bodd,

CARACT. Formule dentaire : incis, à canin. — 3 molaires = = 34.

Incisives inférieures sur une seule ligne.

Canines fortes.

Molaires supérieures au nombre de cinq de chaque côté ; savoir, trois fausses molaires coniques, mousses et fort grosses; une caruassière, la plus grande de toutes, tricuspide en dehors, er munie d’un petit tubercule en dedans et en avant , ec une petite tuberculeuse. Molaires inférieures semblables, si ce n’est que la tuberculeuse manque, er que la carnassière n'est que bicuspide et est dépourvue de tubercule.

Tête d'une grosseur médiocre, à chanfrein relevé, à museau assez fin et à mâchoires plus courtes que celles des chiens er plus longues que celles des chats.

Langue garnie de papilles cornées.

Peux grands, à prunelles longitudinales, anguleuses en hauc et arrondies en bas.

Oreilles longues , pointues, mobiles, trèsouvertes.

Pisds terminés, tant les antérieurs que les postérieurs , par quatre doigts, dont les ongles, assez robustes, ne sont point récractiles ; rain de derrière en apparence plus bas que celui de devant.

Une poche profonde et glanduleuse sous l'anus.

Queue courte.

Mamelles au nombre de quatre seulement.

Poil long et grossier, présentant des taches ou des bandes obscures sur un fond plus clair.

Hagir. Cruelles, farouches, nocturnes.

ParTRiE. L'ancien continent, 331%. Esp. HYÈNE RAYÉE, hyena vulgaris, Nob. 1 (Encydl. pl. 108. fig. 1.) Hyana des Anciens.— Canis hyena , Linn. Gmel. Bodd. — L'hyène, Buff. Hist, nat. suppl. pl. 46.— Cuv. Ménag. du Mus. d’hist, natur, — Frécér. Cuv. * Mamm. lithograÿh, 10f, livrais, — Hyène d'A-

byssinie, Bruce, Voyag. tom. 5. pag. 130.— Foadh de Shaw, Voyag. en Barbarie, tom. 1.

pag. 317. — Vulgairement hyene d'Orient on du Levant.

Car, ESSENT. Pelage d’un gris - jaunâtre , rayé cransversalement de brun sur les j.ancs ec sur les pattes.

DimEns. Longueur du corps , mesuré de- pied. pouc. lig, puis le bout du museau jusqu’à l'ori-

gine de la queue....... JAIPN UN. ES MIE AL.

— de Ja têre, depuis le bout du museau jusqu’à l’occiput ............ 2

"de A QUEleS 222.5 acte 220 Va UT 29 Hauteur du train de devant aux épau-

Jeu et Ann SHAMSIR LR URN EGA, >

DESCRIPT. Pelage composé de deux sortes de poils; les laineux en petite quantité, et les soyeux, seuls apparens au dehors, longs, roides, peu épais, excepté sur les membres, où ils sont courts ec serrés, er sur le museau, qui est tout-à-fait ras, ainsi que la face externe des oreilles; poils de la ligne dorsale beaucoup plus grands que les autres, surtout au garrot, et formant une crinière qui s’érend depuis la nuque jusqu’à l'origine de la queue, celle-ci couverte de longs poils ; fond du pelage, aux parties supérieures, d'un gris-jaunûâtie, varié de bandes transversales d’un brunnoir ; parties inférieures grises, excepté le dessous du cou et de la gorge, qui est noir ; membres de la couleur du cou, gris-jaunâtres, variés de bandes transversales noires; crinière grise, avec quelques taches noires, ainsi que le dessus de la queue, dont les autres parties sont jaunâtres; museau et face externe des oreilles d’un brun-violâcre (1).

(1) L’hyène d’Abyssinie et de Nubie , décrite comme espèce nouvelle par Bruce (canis hysromelas), ne diffère en rien d’essentiel , ainsi que le remarque M. Cuvier, de l’hyène rayée. Ce mammifère est seulement d’une taille un peu plus forte ; sa tête est très-grosse, son museau droit et épais ; les poils qui couvrent les cotés de son corps sont peutouffus et aussi longs que ceux de la crinière, d’un brun uniforme dans toute leur lorgueur, et légèrementteints de grisätre sur quelques parties du corps. Sa tête est couverte de poils courts, d'un brun-grisatre ; sa nuque, les côtés et le devant de son cou sont de couleur blanchatre ; ses pattes sont annelées de lignes brunes et de lignes blanchätres; le dessous de son corps, d’un blanc sale, est taché d’un peu de brun; sa queue est longue et couverte de grands poils bruns sur son-dessus et blamchâtres en dessous. Sa longueur totale est de 5 pieds 9 pouces. (Encycl. pl. 108. fig. 2.)

Felix Casal, ancien gardien des animaux féroces au Jardin des Plantes, dicavoir vu, en Barbarie , des hyènes longues de cinq pieds.

HagiT, Animal dont l'aspect est à la fois bizarre | 3

et effrayant, ayant une allure embarrassée, er paroïssant boîrer lorsqu'il marche , parce qu'il uent toujours son train de derrière beaucoup plus bas que celui de devant, en en pliant fortement Jes articulations; se retirant, pendant le jour, dans les lieux d’un difficile accès et dans le fond dés cavernes; se nourtissant de prole vivante, et aussi de la chair des cadavres d'hommes ou de

estiaux, qu'il déterre avec facilité au moyen des ongles robustes dont ses doigts sont armés; se défendant avec courage contre les lions, les panthères, et aussi conire les chiens qui l’attaquent, on es branle pattes d’un seul coup de dent; faisant di , pendant la nuit, une voix gémissante ; Japant et buvant cotmime iles chiens , etc.

PaTRIE. La Barbarie, l'Egypte, l’Abyssinie, la Nubie, la Syrie, la es

332 Esp. HYÈNE TACHETÉE, hyæna capensis, Nob.

(Encycl. fl suppl. $. fig. 4.) Canis crocuta, Liün. Gmel! Erxléb. Boid. EN hreb. Saugch.

pl. 96. B. — Hyène rachetée de Pennant, Syn, quad, tab, 17. — Loup tigre de Kolbz ? — Hyène, Barrow, Voyag. au Cap de Bonne Espe tom, 2. pag. $5 de la traduct. franc.-— Frédér. Cuvier, Mamm, lithogr, 0°, livrais, — Vulgairement, he ne du Cap.

CAR. ESSENT. Pelage d’un jaune terne, parsemé

de taches brunes arrondies , en petir nombre.

Divens. Taille et co: ‘pulence d’un grand Mâtin , avec Ja rête plus épaisse ec moins alongée que celle de cet animal.

DESCRIPT. Ha cénétrales très-semblables à:

celles de l'espèce précédente ; crinière également die ee e; couleur générale du pelage d'un blond sale, tirant sur le brun-noir au ventre, aux Nue SAR A et sur les membres ; des taches d'un brun- “at A ou moins foncé , petires, peu nombreuse , Sur toatés les parties du Corps, EXCepté le dessous du ventre er de la poitrine, ri des niembres et da rête ; extrémiLÉ 4 museau noire ; face interne et Lords des ET gafnis dé poils blancs ; queue brune sans taches,

HaBiT, En rout analos ques à

précédente.

Par RIE Le midi de Cap de

celles de l'espèce

l'Afrique , aux environs du

€ Bonu 1È- Espérance,

33°. Esp. * HYÈNE ROUSSE, Ayena rufa.

(Non figurée.) Hyène rousse , Cuv. Recherch.

sur les .ossemens fossiles d'hyènes.

CAR. ESSENT. Pelage roux , acheté de noirâtre.

DEscRipT. Nota. M. Cuvier n'indique cette nouvelle espèce que par ces mots : « Elle est marquée de taches comme l’hyène du Cap; mais cette dernière est grise et rachetée de brun, randis que l’autre est rousse , rachetée de noirâtre, et porte des oreilles cendrées aussi grandes que celles de l’hyène rayée. »

HABIT. er PATRIE. Inconnues.

334°. Esp. HYÈNE FOSSILE, kyena fossilis.

Hyène fossile, Cuv. Rech. sur les ossemens ?

fossiles d'hyènes, tome 4. partie 4°. pl, 1.

CAR. ESSENT. D'un tiers environ plus grande que l’hyène rayée ; museau à proportion plus court que celui de cet animal; dents très-semblables, pour les

formes , à celles de l’hvène tachetée, mais beaucoup plus grandes.

GISEMENT. Dans les cavernes de Franconie, avec les os d'ours arctoïdes, et dans celles de Muggendorf; dans les sables entre Haldorf et Reïcerbuch ,. non loin d'Eichstaedr, en. . : . . ; dans le roc de la caverire de Baumann,; dans une argile jaunârre, avec des os d'éléphans, à Canstadr, dans la vallée du Necker; dans les fissures d'in rocher calcaire à Fouvent-le-Prieuré,

près de Gray, département du Doubs (r).

LXIIIS. GENRE.

CHAT ou FELIS WEinn: Briss. Erxleb. Bodd.

Cuv. Geof, Lilig,

6 è — CARACT. pee dentaire : incis. > Can. M à.

1 — 1710 A RD LE molaires où © 5 — 30 ou 28.

Incisives inféri sures sur une seule ligne.

Canines vrès-forces. . k ki

Molaires supérieures au nombre de quatre def

(1) Le nom d’Ayère d'Amérique a été donné mal-à=propos au. loup rouge ou agouarachay (wuy. n°. 296). LA Il y a lieu de croire que l'animal féroce de Madaras= car, indiqué sous le nom de fücasse, appartient à ce genre. %

On a trouvé tout récemment, dans une carrière dem Montmartre , un fragment de mâchoire garni de dents qui à beaucoup d’ analogie avec une rmachoire d'hyène.

chaqu c

MAMMALOGTE. 217

chaque côté; savoir, deux fausses molaires coniques, assez épaisses ; une carnassière trèsgrande, à trois lobes, et une petite tuberculeuse plus large que longue. ( Nora, Certe dernière manque dans quelques espèces. ) Trois molaires inferieures; savoir, deux fausses molaires comprimées, simples, et une carnassière bicuspide, Tête arrondie; chanfrein court et légèrement

arqué ; arcades 7ygomatiques très-voltées ; machoires courtes.

Langue couverte de papilles cornées, dont la pointe est dirigée en arrière,

ÎMez terminé par un mufle assez petit, avec les narines percées de côté et en dessous.

Oreilles assez courtes, droites, triangulaires.

Pupilles se contractant tantôt en ligne verticale, tantôt en cercle.

Jambes assez courtes relativement à la longueur du corps; picds antérieurs pentadactyles, les postérieurs tétradactyles.

Ongles des pieds de devant complétement rétractiles, relevés dans le repos et couchés obliquement dans les intervalles des doigts.

Queue plus ou moins longue,

Point de poches ou de follicules aux environs des organes de la génération et de l’anus.

Gland des mâles couvert de petites papilles cornées.

HaABIT. Animaux très-carnassiers, ne se nourrissant, dans l’état de nature, que de proie vivante, qu'ils saisissent par surprise, et non à la course, comme le font les chiens; sautant et grimpant facilement; courant mal ; ayant le sens de l’odorat assez foible , mais celui de la vue très-parfair ; vivant dans les forèrs, etc.

PaTRie. Les différens climats des deux continens. On n’en a point rencontré en Australasie.

Ÿ Grands chats fauves et sans taches (1).

335°. Esp. FELIS LION , felis leo.

(Encydl. pl. 90. fig. 4, ec or. fig. 1.) Felis Leo , Linn. Erxleb. Bodd. — Schreb. tab. 97. A. et 97. B.— Le lion, Buff. Hist. natur. tom. 0. pl. 1 et 2.—Le lion, G. Cuvier, Ménag. du Mus. —La lionne , Lacép. Ménag. du Mus.— Lion du

(1) Nous avons suivi, pour diviser ce genre extrêmement naturel, la marche adoptée par M. Cuvier, dans son Mémoire sur les espèces de ac inséré dans les Annales du Muséum d'hise, nat,, tome XIV, pag. 136.

Sénégal, Fréd. Cuv. Mamm. lichog. livr. 9°.

et lion de Barbarie , Nivrais. 11°,

CAR, ESSENT. Pelage fauve ; queue floconneuse au

bout ; cou du mâle adulte garni d'une crinière.

DiMENs. (i) Longueur du corps, me- pied. pou. lig.

suré depuis le bout du museau jusqu'à Voriginede la queue. ..,...,.1.,....

— de la tête, mesurée depuis la base des oreilles jusqu’au bout du nez.....

—\de quete... ass Hauteur au train de derrière.......

— autrain de devant.............

[EN b

bb pb m 9 9 pb à ë

DEsCriPrT. (Lion.) Corps musculeux ; membres

forts ; tête grosse ; dos, flancs, train de derrière, jambes de devant et tête couverts de poils courts et serrés d'un brun-fauve, provenant de ce que ces poils, fauves dans la plus grande partie de leur longueur, sont noirs à leur extrémité, et de ce qu'ilssont mêlés de quelques autres poils épars, entièrement noirs; poitrine, partie antérieure du ventre, épaules, cou, devant de la tère er bout de la queue, revêtus de longs poils mélangés de noir et de fauve; ceux des côtés du cou er de la rère beaucoup plus longs qu: les autres, et tombant en mêches épaisses qui forment la crinière; pupilles rondes; conque externe des oreilles petite et arrondie.

(Lionne.) Ne différant du lion que par l’absence de crinière, par des proportions plus alongées, par la vère plus petite, etc.

( Lionceau en naissant.) Longueur du corps, de l’occiput à l’origine de la queue, 8 pouces; de la tèce, depuis le bout du museau jusqu’à l’occiput, 3 pouces 6 lignes ; de la queue, $ pouces 6 lignes ; haureur au train de devant et à çelui de derrière, $ pouces 6 lignes ; point de crinière ni de flocon au bout de la queue; pelage assez touffu , à demi frisé et non lisse, d'un fauve sali par du noir er du gris, provenant d'anneaux de ces diverses couleurs répartis sur les poils; des bandes noïres transversales et parallèles sur les Aaincs, qui, sur le dos, se réunissent à une ligne longitudinale médiane s’étendant depuis la tête jusque vers l'extrémité de la queue ; des taches noirâtres de diverses formes, plus ou moins nombreuses, sur la rète er sur les membres ; derrière des oreilles tout noir; parties inférieures et latérales du corps plus claires que les supérieures; moustaches fortes (Fred. Cuvier);

(1) Ces dimensions sont celles des lions de moyenre

taille. On assure qu'il existe de ces animaux qui on: jusqu'à S ou 9 pieds de longueur.

Ee

crinière ne commençant à croître qu’à trois ans,

et n'étant complète qu'à six ; livrée disparoissant

petit à petit, et ne consistant plus que dans la . ligne dorsale , à l’âge de neuf mois.

Var. A. Lion du Sénégal, Fréd. Cuv. Mamm.

lithogr. 9°. livrais. Pelage d’une teinte plus jaunâre et plus brillante que dans le précédent ; crinière moins épaisse et moins longue.

Var. B. Lion d'Arabie, Olivier, Voy. dans l'Empire Ottoman, l'Egypte et la Perse, rom. 4.

chap. 14. pag. 391. Plus petit que le lion d’Afrique. Mäles beaucoup plus gros que les fe-

melles , et n'ayant point de crinière,

Hagrr. Se tenant dans les taillis fourrés, au voisinage des eaux où les animaux paisibles viennent se désaltérer, et sautant brusquement sur eux

our les mettre à mort et dévorer leur chair.

Femelle portant cent huit jours et mettant bas trois ou quatre petits chaque fois. Habitudes en général analogues à celles des chats domestiques; voix très-forte, et désignée sous le nom de rugissement.

PaTRiE. L'Afrique en entier. La partie de l’Arabie et de la Perse voisine du Tigre et de l’'Eu-

phrate, depuis le golfe Persique jusqu'aux environs de Hellé et de Bagdit.

336°. Esp. FELIS COUGUAR, felis concolor.

(Encycl. pl. 94. fig. 1 et 2.) Felis concolor, Linn. Gmel, Bodd,. Erxleb.—Schreb. tab. 104.

— Le couguar, Baff. Hist. nat. tom. 9. pl. 19.— Tigris fulva , Briss. Regn. anim. pag.272.n.11. — Gouayzouara , d'Azara, Essai sur l'Hist. nar. des quadrup. du Paraguay, trad. franc. tom. 1. P- 133. — Cuguacuara, cuguacuarana, Yagoua pita , Yagouati , pouma ou puma , des voyageurs. —Vulgairement, lion d Amérique, lion des Péruviens ; tigre rouge, tigre poltron.

CAR. ESSENT. Pelage fauve, sans crinière ni flocon au bout de la queue.

DiMENSs. Lonsueur du corps entier, me- pied. pouc. lig. suré en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu’à l’origine de la queue.. 3 6 »

— de la tête, depuis le bout du

museau jusqu’à l'occiput............l » 7 9 —delAiquene Me PR RANCE — de l'avant bras, depuis le coude

jusqu'au poighet.......:.:........: 2° 9) > —— depuis le poignet jusqu'au bout

destonslés Me cb EL Re ANelmnenn ball belle Ig — de la jambe, depuis le genou jus-

qu'au talon...2...%........ ut. {#7 — depuis le talon jusqu'au bout des

ONPlES ROME rip ele oaleel-etnE TO NUS

Descripr. Corps long er efhlé ; rêre petite; jam-

bes fortes, peu élevées; queue longue et traïnante; côtés de la ère et occiput, dessus du cou, épaules, dos, lombes , croupe, queue, à l’exception de son extrémité , côtés du corps et face externe des quatre jambes, d’une couleur fauve plus ou moins foncée et mêlée de quelques teintes noiratres sur les parties supérieures, parce que la pointe des poils y est noire; face postérieure des cuisses ou fesses, d’un fauve foncé; chanfrein, tour des yeux, front et dessus de la tête, d'un fauve terne et mêlé de gris et de noirâtre ; du gris très-apparent au-dessus et au-dessous des yeux ; poils de l'intérieur de l'oreille blancs, légèrement reints de fauve; ceux de la face externe, noirâtres; partie de la lèvre supérieure qui porte les moustaches, noire; reste ‘ de la lèvre supérieure , lèvre inférieure er gorge, d’un beau blanc; dessous du cou d’une couleur fauve pâle, mêlée de blanchâtre; partie antérieute de la poitrine et face interne des bras, d'u blanc mêlé de cendré et de fauve ; partie posrérieure de la poitrine et ventre d’un fauve clair er mêlé de blanc; face interne des cuisses blanche, avec quelques légères teintes de cendré ec de roussâtre; queue fauve, avec quelques poils noirs sur sa face supérieure, et le bout noirâtre; soies des moustaches longues de deux pouces à * deux pouces er demi, en partie noirätres er en partie blanches. ( Daubent.)

Jeunes ayant tout le.corps, mais surtout les cuisses, couvert de taches rondes d’une teinte un peu plus foncée que celle du pelage, ec qu'on n'aperçoit que sous certains aspects; ces taches s’effaçant avec le remps. ( Fréd. Cuv.) (1).

HaABiT. Carnassier, féroce er cruel sans nécessité, et tuant quelquefois un grand nombre d'animaux domestiques, seulement pour sucer le

(1) Nous ne saurions admettre, comme variété de cette espèce, le couguar noir de Buffon (Suppl. tome 3, pl: 42), E. discolor, Schreb. , tab. 104 B, dont la figure: n’a aucun caractère d'exactitude , et dont la description , envoyée par Laborde, se réduit à ceci : poil noir et long; de grandes moustaches ; poids 40 livres environ. Buffon et Sonnini le considèrent comme étant le jaguarété de Pison & de Marcgrave , ou la variété noire du jaguar. D’Azara ne partage pas cette opinion.

Le couguar de Pensilvanie de Buffon ( Hist. nat, Suppl. 3, tome 2, pl. 41) se rapporteroit davantage à l’espèce du couguar de l'Amérique méridionale. Cependant Collinson fait remarquer qu’il est plus bas sur jambes que celui-ci, et que sa queue est plus longue. Son corps, mesuré depuis le bout du museau jusqu’à l'anus, a $ pieds 6 pouces anglais; sa queue 2 pieds 6 pouces; son train de devant 1 pied 9 pouces, et celui de derrière 1 pied 10 pouces,

sang de quelques-uns ; attaquant principalement les brebis, les agneaux, les chèvres, les genisses, les poulains, mais jamais les vaches, les chevaux ou les mulets ; fuyant l’homme et les chiens; se tenant isolé ou par paires, plutôt dans les bois épais que dans les cavernes ; sautant avec légèreté et montant aux arbres avec la plus grande facilité, erc. Sa femelle fait deux ou trois petits par portée.

PATRIE. Le Paraguay, le Brésil, la Guyane, les Etats-Unis, jusqu'au pays des Iroquois.

TT Grands chats à bandes transverses de couleur foncée.

337". Esp. FELIS TIGRE, felis cigris.

(Encycl. pl. 91. fig. 2 et o2. fig. 1.) Felis tigris, Linn. Erxleb, — Schreb. tab. 98. -— Le tigre , Buffon, Hist. natur. tom. 9. pl. 9. — Lacép.

Ménag. du Mus. d’hist. nat. fg. — Fréd. Cuv.

Mamm, lichogr. 19°, livr. — Vulgairement tigre royal.

CAR. ESSENT. Pelage fauve clair en dessus , blanc en dessous ; et rayé en travers de bandes irrégulières noires ; poils des joues très-longs.

DiMens. Individu jeune, d’après M. Fréd. pied. pouc. lig. Cuvier. Longueur du corps, mesuré depuis le bout du museau jusqu’à la naissanceide laqueue een

A LAC TEASER E AEPESL EEE RUECHEMOYENNENS Se MARIA URSETE C Nota. On en connoit de beaucoup plus grands.

DEscriPT. Corps très-alongé ; jambes courtes ; rère petite ; queue très-longue ; pelage assez ras, à l'exception des côtés des joues, qui sont garnis de grands poils ; parties supérieures du corps d’un jaune fauve; bout du museau, joues, face intern: des oreilles, dessous du cou, gorge, poitrine et ventre, d’un beau blanc; des bandes noires transversales, variables en nombre de vingt à trente, assez étroites, partant de la ligne moyenne du dos, et s'étendant parallèlement entr’elles sur les flancs ; queue marquée de quinze anneaux noirs, sur un fond blanc-jaunâtre , et dont les premiers se partagent en plusieurs lignes; quelques bandes transversales et doubles sur la face externe des

pieds de derrière ; deux ou trois bandes obliques sur la face externe de ceux de devant, et deux ou trois autres sur la face interne ; quelques mou-

chetures noires sur le front et Le dessous de l'œil;.

pupilles rondes.

Jeunes individus présentant la même distribution de couleurs, mais en différant par les nuances ; le blanc étant mêlé de avis, le noir

de brun, et le jaune d'une teinte plus obscure.

Hagir. Il se tient de préférence dans les gorges des montagnes, er non loin des fleuves. Il combat contre les éléphans et les rhinocéros, er fait sa proie ordinaire des bœufs er des buffles.

Il attaque aussi l'homme. Le tigre est d'une cruauté excessive , et tue plutôt les animaux pour en boire le sang que pour en dévorer la chair. Sa femelle produit trois, quatre ou cinq petits par portée,

PATRIE. Le Bengale, le royaume de Siam, celui de Tonquin, la Chine, Sumatra ; en un mot, routes les contrées de l’Asie méridionale, situées au-delà de l'Indus, ec s’écendant jusqu'au

nord de la Chine (1).

TfT Grands chats fauves à taches rondes, brunes ou noires.

338°. Esp. FELIS JAGUAR, félis onca.

(Encyclop. pl. 02, fig. 2, sous le nom de panthère.) Jaguar, Gcoff. Ann. Mus. tome 4. p. 94. — Yagouarété, d'Azara, Voy. au Paraguay. fig. — Ejusd. Essai sur l'Hist. nat. des quadr. du Paraguay, tom, 1, pag. 114. — Fréd. Cuv. Mamm.

hirhogr. 17°. livr. — Onza ; Marcgrave, Hist. nat, bras. p. 235. fig. — Tigris americana , Bolivar. — Panthère femelle , Buff. tom. 9. pl. 12.— Vulgairement, grande panthère des fourreurs.

CAR. ESSENT. Pelage fauve en dessus, blanc en dessous, marqué de taches noires circulaires en forme d'œil, rangées sur cinq ou six lignes de chaque côté du corps.

Dimexs. (Selon M. Fréd. Cuvier.) Lon- pied. pouc. lig. gueur du corps , depuis la partie postérieure de la tête jusqu’à l’origine de la QUEUC ............. ess... 3 NN" »

— de la tête, mesurée depuis le museau jusqu'à l'occiput-. 0. ne ssestues 19 TI. dE NA QUEUE Ras teis sels see ee 1 2 12.0 2

Hauteur moyenne du corps........ 2 6 Nota. Des individus de cette espèce acquièrent une bien plus grande taille.

DEscriprT. Proportions épaisses et lourdes; poils courts, fermes et très-serrés les uns contre les autres, tous soyeux, et un peu plus longs aux parties inférieures qu'aux supérieures; fond du pelage jaunâtre et couvert de taches ou entièrement noires ou fauves bordées de noir, celles de la première sorte existant seulement sur la

(1) On m'a rapporté que dans un nouveau voyage , il étoit fait mention d'un tigre de la Chine , dont l:s bandes en travers du corps seroient grises et bordées de

noir.

\ Ee 2

tête, sur les membres, sur la queue er sur toutes les parties inférieures du corps ; celles de la seconde sorte se trouvant principalement sur Le dos er le cou er sur les côtés, étant grandes et peu nombreuses, avec une forme plus ou moins arrondie, et quelques-unes ayant un ou deux points noirs dans leur milieu (on n'en compte au plus que cinq ou six de chaque côté du corps, en suivant la ligne la plus droite du dos au ventre) ; quelques taches bordées, sur le cou er sur les épaules; celles de la ligne moyenne du dos étroites, longues er pleines ; celles de la têre er des pattes plus petites que celles du ventre ; cette dernière partie, ainsi que la poitrine, lé cou, la gorge, la mâchoire inférieure, la partie antérieure de la lèvre supérieure , le bord antérieur des cuisses, la face interne des jambes et le dedans de la conque de l'oreille , blancs ; derrière de l'oreille noir, avec une rache blanche; commissure des lèvres noire, ainsi que le bout de la queue et les trois anneaux qui se voient près de son extrémité. ( Fréd. Cuvier.) Quatre mamelles.

Var. À. Jaguar noir, jaguarèté, Marcgrave , Brasil. pag. 23 5.—Pison, Ind. pag. 103.—Felis nigra, Erxleb. Gmel. Tout noir, avec des taches en roses encore plus noires que le fond du pelage; lèvre supérieure blanche ; parties inférieures cendrées.

Nota. Cette variété est mentionnée par les premiers voyageurs qui ont écrit sur la zoologie de l'Amérique méridionale. Divers naturalistes l’ont confondue avec le couguar noir de Laborde, qui lui-même n’est pas suffisamment connu. Le Muséum d'Histoire nacurelle de Paris en possède une dépouille.

Les chasseurs du Paraguay assurent qu'il existe dans ce pays deux autres variérés du jaguar; l’une plus grande et à jambes plus fortes et plus robustes, qu'ils nomment jaguarété-popé, et l’autre plus petire, qu'ils appellent onÿa. D'Azara se refuse à admettre leur existence.

HaAB1T. Les forêts marécageuses lui servent d’asyle, et 1l se retire pendant le jour dans des cavernes, Il est très-cruel, er ne craint pas d'attaquer les chiens. Il se jette sur les grands animaux domestiques, et entraîne le corps d’un cheval qu'il a mis à mort avec autant de facilité que le feroit un loup à l'égard d’un mouton, [l monte aux arbres à la manière des chats. Sa femelle fair, dit-on , deux petits, dont le poil est moins lisse et moins beau que celui des adultes, Son cri,

qu'il pousse en hurlant d’une manière effroyable,

peut être exprimé par les mots houa , houa.

PATRIE. Le Brésil, le Paraguay, le Tucuman, la

Guyane, le pays des Amazones, le Mexique.

339°. Esp. FELIS PANTHÈRE , felis pardus.

(Non figuré dans l'Encycl. ) Pardalis des Anciens.— Felis pardus ; Linn. Erxleb. Schreb.— Panthère ; Cuv. Ménag. fig. — Panthère mâle, Buff. tom. 9. pl. 11.

CAR. ESSENT. Pelage d’un fauve pâle en dessus , avec six ou sept lignes de taches en roses , formées elles-mêmes de l'assemblage de cinq ou six petites taches simples sur chaque flanc.

Dimens. Longueur du corps, mesuré de- pied. pouc. lig. puis le museau jusqu’à l’origine de la queue ..... Se, 0e je mereïe olè'e dele ss... À » n sr derla queue: e06es eee EN PNENRE FAUTEUrIMOVENNE- eee dec AND RE

Descripr. Fond du pelage d’un fauve clair sur le dessus er les côtés du corps, ainsi que sur la face externe des membres, er d’un blanc tirant sur le cendré au ventre, à la poitrine , au-dessous du cou et sur la face interne des membres; toutes ces parties couvertes de taches, excepté le bout du nez, qui est d’un gris uniforme ; taches .de la tête, du cou, du haut des épaules et des quatre jambes pleines, petites, et ne formant ni anneaux, ni roses, plus grandes sur les jambes de derrière qu'ailleurs ; taches des parties postérieures du dos en forme d’anneaux noirs interrompus, et dont le milieu est un peu plus obscur que le reste du poil; taches des côtés du corps formant des anneaux plus petits et plus interrompus que le précédent; dessous du corps et dedans des membres présentant de grandes taches simples er irrégulières, dont quelques-unes composent sous le cou deux ou trois bandes noires interrompues ; taches du bout de la queue plus grandes que les autres, ne formant pas d’anneaux , et placées sur un fond plus pâle ; mâchoire inférieure blanche, avec une grande tache noire de chaque côté ; mâchoire supérieure fauve, avec des lignes de points noirs disposés très-régulièrement. (Cuv. Ménag. du Mus.)

Nota. Le fond du pelage est plus ou moins gris ou plus où moins blanc, M. Cuvier regarde comme une variété de cette espèce l’once de Buffon, Hist. nat. tom. 09. pl. 13, et Encyclop.

pl. 02. fig. 3; le felis panthera d'Erxleben et de Boddaert,

HAB1T, La panthère se plait dans les forêts épaisses,

ER

MAMMALOGTIE,

et fréquente Le bord des fleuves et les environs des lieux habités, où elle cherche à surprendre les animaux domestiques et même sauvages qui s’approchent des eaux, notamment les singes , les antilopes, les buffles ,erc. Sa manière de vivre est d’ailleurs la même que celle des autres chats.

PATRIE. Les parties seprentrionales de l'Afrique. Les plus belles panthères viennent de Maroc et de Constantine; celles de l’Abyssinie sont trèsféroces. <

340°. Esp. FELIS LÉOPARD, felis leopardus.

(Encycl. pl. 93. fig. 1.) Leopard, Buffon, tom. 9. pl. 14? Cuv. Mém. sur les diverses espèces du genre des chats, Ann, du Mus, com, 14. pag. 148. — Buffon, tom. 8. pl. 14.

CaR. ESSENT. Pelage fauve en dessus , blanc en dessous , avec dix rangées au moins de petites taches noires en roses sur chaque j'anc.

Dimexs. Un peu plus petit que la panthère, mais ayant absolument les mêmes proportions.

DEscripT. Pelage ras comme celui de la panchère, ayant le fond de couleur fauve et des ta-

. ches très-nombreuses sur le dos et Les flancs, dis-

posées à peu près sur dix lignes de chaque côté

du corps ; queue longue.

Nota. M. Cuvier, à qui l’on doit la distinction précise du léopard et de la panchère, a reconnu positivement que ces animaux appartenolent à deux espèces distinctes. Les fourreurs les confondent sous le nom commun de igres

d’ Afrique.

Hagir. Non décrites, mais sans doute analogues à celles de la panthère. ;

PATRIE. Le Sénégal, la Guinée, et quelques autres parties de l'Afrique méridionale.

341°. Esp. FELIS GUÉPARD, felis jubata.

(Encycl. pl. 95. fig. 3.) Felis jubata ; Linn. Erxleb, Bodd.—Schreb. tab. 10 5.—Buff. His, nat. suppl. 3. pl. 38, sous le nom de jaguar ou léopard. — Pennanc, pl. 30. fig. 1.—Vulgaire-

ment, tigre chasseur et léopard à criniere.

CAR. ESSENT. Pelage fauve, couvert de petites taches noires , rondes et pleines , également placées et non réunies en roses ; jambes hautes ; une crinière sur la nuque.

Dimrxs. Longueur totale du corps et de pied. pouc. lig. # Ja tête PLAN OUEN SURQES "de quete MUR NAN MEQUTS

CR

Descripr. Plus petit de corps que le léopard; crès-haur sur jambes ; fond du pelage fauve clair, un peu plus blanchâtre sous le ventre et sur les parties intérieures des membres ; dos et flancs couverts de petices taches noires orbiculaires et pleines ; rêre petite, marquée d'une bande noire allant de l’angle antérieur de l'œil au coin de la bouche ; poils du dessus du cou plus longs que les autres, et formant une sorte de crinière ; queue assez longue, fauve, avec des points noirs, et annelée de blanc et de noir à son extrémité; menton sans taches; poils du ventre un peu plus longs que ceux du dos; oreilles courtes.

HaBiT. C’est à certe espèce que l’on rapporte l'animal du genre des chars que l’on dresse à la chasse, dans l'Inde , au rapport des voyageurs,

PATRIE. Les parties méridionales de l'Asie.

TTTT Chats moyens d'Amérique, à taches fauves,

bordées de noir.

342°. Esp. FELIS CHIBIGOUAZOU, félis miuris.

(Non figuré dans l'Encycl.) Tlarco-ocelotl, Hernand. Mex. pag. 512. fig.— Chibigouazo: , d Azara, Essai sur l'Hist. nar. des quadr. du Paraguay, tom. 1. p. 152.—Jaguar, Buffon, Hisr. nat. tome 3. pl. 18, et jaguar de la Nouvelle-Espagne , suppl. tome 3. pl. 35. — Felis onca, Schreb. tab, 102.—Brasilian tiger, Penn. pl. 3 Æ fig. 1. — Cuvier, Recherches sur les espèces vivantes de chats, Ann. Mus.toin. 14.p. 161. n. 9. — Le chati, Fréd. Cuv. Mamm. Lich. 18°. livr.

CAR. ESSENT. Pelage à fond fauve , marqué d2 quatre rangées dorsales de taches noires et pleines; taches des flancs assez petites , bordées , et plus larges en avant qu’en arrière , disposées à peu près sur Cinq rangées ; oreilles noires , avec une grande tache blanche sur le milieu de ‘thacune.

Dimens. (D’après d’Azara. ) Longueur pied. pouc. lig.

dù corps, mesuré depuis le bout du mu-

seau jusqu’à la base de la queue...., 2 10 — de la queue ........

AE Cu 0 AN MES Havreurmoyennen CAMES ENT 6 (D'après M. Fréd Cuvicr.) Eon-

gueur du corps , de la partie antérieure

de l’épaule à l'origine de la queus .... 1 6 » 2 (QU EOMSS SE ES RTE MAR Ua + SERRES RON MA, 6 “ide la queues. 54e DE LE »

Hauteur à la partie moyenne du dos. 1 2 »

DEsCRiPT. Fond du pelage aux parties supsrieures du corps, d'un blond très-clair et blanc aux parties inférieures, couvert de taches géné-

ralement plus larges en avant qu’en arrière, principalement sur le dos er les Aancs ; celles a dos entièrement noires et disposées longitudinalement en quatre rangées ; celles des flancs bordées de noir, avec leur milieu d’un fauve clair, formant à peu près cinq rangs sur la partie moyenne ; des taches bordées, mais qui s’arroudissent sur les parties supérieures et antérieures des cuisses et des épaules; des taches pleines également arrondies, venant ensuite sur les membres postérieurs jusqu ’au talon ; des taches alongées et formant des lignes transversales sur les membres antérieurs ; des taches petites ec pleines sur les quatre pieds; celles des parties inférieures du corps, où le fond du pelage est blanc, pleines er présentant sous le ventre deux rangées longitudinales dechaque cotédelalignemoyenne, composées de six à sepc taches; partie interne de la cuisse ayant des taches alongées transversale ment; deux bandes transverses vers le haut de la jambe de devant ; une rangée de points sur ia poitrine, à sa partie moyenne; un demicollier sur le bas de la gorge; deux taches en forme de croissant sur la mâchoire inférieure; une bande de denx pouces de long » partant de l'angle externe de l'œil et se RARE vis-à-vis de l'oreille ; une autre bande rout-à-fait semblable, se dirigeant parallèlement à la première, partant du dessous de l’arcade zygomatique , et se terminant aussi vis-à-vis de l'oreille; font bordé, dans le sens de sa longueur, par deux lignes qui sont séparées par des points nombreux ; ; une tache noire à la naissance de ces lignes, audessus des yeux, d’où naissent de grandes soies ; deux lignes semblables s’alongeant sur le cou, avec deux autres en forme d'S de chaque côté de celles-ci et en dehors; base de la quête garnie de taches petites er isolées, après lesquelles viennent, quatre demi-anneaux et trois anneaux complets , le dernier étant plus étroit que les autres ; joues, dessus et dessous de l'œil blancs, ainsi que le dessous de la queue ; face ex-

terne de la conque de l'oreille noire, avec une.

tache blanche du côté du petit lobe; yeux à puille ronde ; mufle couleur de chair; quatre mamelles, V1 Cu.)

Nota, La description du chibigouazou de d’Azara, moins complère que celle que nous venons de donner d’après M. Frédéric Cuvier, s’y rapporte entièrement, à cela près que la taille est un peu moins bebe. et que des quaue lignes qui sont sur le dos, les deux extéricures

MAMMALOGTIE.

sont indiquées comme formées de taches en yeux dans leur partie postérieure , au lieu de ne présenter que des taches pleines.

M. Frédéric Cuvier a reconnu de son côté, après avoir reçu un chati d'Amérique, l'identité de cet animal avec le jaguar de Buffon , com. 9. pl. 18. er suppl. tom. 3. pl. 39. Ainsi nous pouvons regarder comme exacte la synonymie de cette espèce.

HaB1T. Cet animal habite dans l'épaisseur des forêts durant le jour, et, pendant les nuits obscures , il se rapproche des habitations , dans lesquelles i il pénètre pour y saisir les oiseaux domestiques. Il va par paires. Sa femelle fair deux petits, et le temps de la chaleur commence en octobre. Sa démarche est lépère, et il grimpe sur les arbres avec la plas grande facilité, Sa voix ressemble à celle du chat “domestique.

En captivité, le chibigouazou montré toute la douceur et la familiarité que M. Frédéric Cuvier a trouvé dans son chati, et qui l'ont engagé à donner à cet animal le nom spécifique de felis mitis. Sa voix est comme celle du chat, mais plus grave. Ù

PATRIE. Très-commun au Paraguay.

3°. Esp. FELIS OCELOT, felis pardalis.

(Encycl. pl. 93. fig. 2.) Felis pardalis, Linn. Erxleb. Bodd. — Ocelot, Buff. Hist. narur, tom, 13. pl. 3 $ et 36.—Shaw, Gen. zool. tom, 1, part. 1. pl. 88. fig. inférieure (1 1).

CAR. ESSENT. Fond du pelage gris, marqué de grandes taches fauves bordées de noir, Jormant des bandes obliques sur les flancs; deux lignes noires bordant le front latéralement.

DimEens. Près de deux pieds de longueur, depuis le bout du museau jusqu'à l’origine de la queue ; celle-ci ayant environ un pied.

Descripr. (Mäle.) Museau plus long er plus gros que celui du chat; pelage ras, dont le fond est gris-fauve en dessus er blace en dessous ; une ligne noire s’écendant de chaque côté, depuis k narine jusqu'à l'angle antérieur de ral er #e prolongeant sur la cêre jusque sur l'occipur , à côté de l'oreille; de petites taches noires dispo-

(1) Dans Particle Chat du Nouveau Dictionnaire d'his= toire naturelle , nous avons suivi les déterminations de M. G. Cuvier. —.Ce n'est qu'après avoir vu le chari de: M. F. Cuvier, qu’il nous a été possible de rectifier la synonymie de l'ocelor et du chibigouazou.

sées symétriquement entre ces deux bandes, sur le front ec sur la rête; d’autres petites taches noires et rondes à l'endroit où naissent les moustaches ; deux raies le long des côtés de la mâchoire inférieure, l’une au-dessus de l’autre , la supérieure aboutissant à l’angle postérieur de l'œil ; l’inférieure ayant en avant deux branches, dont celle de dessous est dirigée vers la gorge ; quatre bandes longitudinales sur le dessus du cou, ayant du fauve dans leur milieu, ec les deux externes étant un peu courbées en en bas en forme de crochet; une petire raie noire entre les deux bandes du milieu ; une raie le long du dos, s'étendant jusqu’à l’origine de la queue, er de chaque côté de laquelle est une file parallèle de taches noires et ovales, d'environ un pouce de longueur ; deux autres bandes aussi parallèles, composées de figures ovales, noires sur les bords et fauves dans le milieu, avec de petites taches rondes et noires; au-dessous de la troisième file, une bande continue de plus d’un pouce de largeur, s'étendant depuis l'épaule jusqu’au-devant de la cuisse, éranr bordée de noir comme les figures ovales, et fauve dans le milieu, avec de petites taches rondes et noires; une dernière bande au-dessous de celle-ci , un peu moins large et interrompue ; des taches bordées sur la croupe et sur la cuisse ; de petites taches ovales er pleines sur la partie antérieure de l'épaule et de la cuisse, ainsi que sur la face extérieure des quatre pattes ; dessous du cou avec des raies transversales, dont l’une s’écend d’un côté à l’autre en forme de collier ; poitrine et ventre avec de petites taches noires; queue marquée de taches de la même couleur, beaucoup plus grandes vers son extrémité qu'à son origine.

Femelle un peu plus petite que le male, avec

les mèmes couleurs, à peu près semblablement

: disposées, mais moins apparentes, le fauve étant

plus terne, le blanc moins pur, les raies ayant

moins de largeur et les taches moins de diamètre. (Duubent.)

Nota. Il existe quelques variétés dans les dimensions de la seconde ligne de taches, de chaque côté de la ligne dorsale. Celle-ci est quelquefois interrompue,

… Hagir. Ses habitudes sont celles des autres espèces du genre Felis. Il grimpe facilement aux arbres. Son caractère est peu docile.

PATRIE. L'Amérique méridionale, mais plus paruiculièrement le Mexique.

ttttf Chars de moyenne taille, à pelage noir, marqué de taches plus noires encore (1),

344%. Esp. FELIS MÉLAS, felis melas.

(Encvcel. pl. 6. supplém, fig. 3.) (2). Felis

melas, Péron et Lesueur, — Le melas , Cuv.

Recherches sur les espèces vivantes de chats, Ann, du Mus. tom. 13.p.152,n. 10.—Panthère noire, Lamérherie, Journ.de phys.tom. 3 3.p.45.

CAR. ESSENT. Pelage noir en dessus et en dessous, racheté de noir plus foncé; yeux d’un gris d'argent presque blanc.

DIMENSs. À peu près de la taille de la panthère.

DESCRIPT. Jambes plus basses que celles de cet animal ; taches foncées du pelage généralement rondes et simples, et n'étant visibles que sous certains aspects; tête osseuse, ressemblant beaucoup à celle de la panthère commune.

Nota. Le felis décrit par M. de Lamétherie, et que M. Cuvier considère comme étant probablement le même animal que le mélas, étroit haut de deux picds deux ou trois pouces, et sa longueur totale étroit de cina ls; sa queue éroit longue et bien fournie; sa tête avoit les mêmes proportions que celle de la panthère, avec le museau large, les oreilles courtes et les yeux petits; la prunelle étoit d'un gris clair er le reste de l’œil d’un gris-jaunâtre ; le pelage , d'un brun très-foncé, étoit marqué de taches encore plus obscures, et qui approchotent de celles de la panthère. Lorsque l’animal hérissoit son poil, on apercevoir une teinte fauve par-dessous.

Hagir. Inconnues,

PATRIE. Le felis mélas de Péron et Lesueur avoit été pris dans l’île de Java. L'animal décrit par M. de Lamécherie avoit été apporté du Bengale à Londres.

tttttt Chars de moyenne taille, hauts sur jambes, à oreilles larges et longues, souvent terminées par un pinceau de poils; à queue très-courte ou moyenne ; à trois molaires supérieures seulement » sans tuberculeuse , etc. (LYNX.)

345°. Esp. FELIS LYNX, felis Lynx.

(r) Cette division ng comprend qu’une seule espèce bien connue. Si les observations ultérieures prouvent que le jaguer noir diffère spécifiquement du vrai jaguar , ik faudra le rapprocher de celle-ci. Parmi les petites espèces, une seule a le fond du pelage noir, c’est le /i/is jaguarondi. ( Voyez ci-après.) :

(2) Cette figure, faire par M. Deseve, paroît n'être que la vanthère de Marechal , noircie. Nous nous gardons de la citer comme exacte.

(Eucydl: pl. 07: fig. 3.) Felis lynx, Linn.

Gmel. Erxleb, — Schreb. tab. 109.— Le /ynx, Buff, Hisr, nar, com. 9. pl. 21.—Loup cervier des fourreurs.

CAR. ESSENT. Queue courte , noire à l'extrémité; oreilles terminées par un pinceau de longs poils ; pelage d’un fauve-roussätre, le plus souvent mouchete de brun ou de noir.

Dimens. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig. suré en ligne droite, depuis le bout du

museau jusqu'à l'anus . ..... LD D 0 AS MBA ANNANS — de la tête, depuis le bout du mu-

SEANUSQANIOGCIPUE NS AU REINE Me ESRI — (desiorelles eh eee Neil NS VUb me LelEG Men PARENTS ie DONC

. — de lavant-bras , depuis le coude 1SSUMIPOITnÉTREL CE Ar eereette Ne ME71 is — depuis le poignet jusqu’au bout

dés ongles. ..... D NL ete Ua ME Res AN AS — de la jambe, depuis le genou jus-

QU'au talon EE LR ENS MORE APS RS CURE, — depuis le talon jusqu'au bout

HÉSOnplES ee a A UANE DOTE AUTANT

Hauteur du train de devant........ 1 3 6 — du train de derrière ........... 1 4 8 DESCRIPT. Corps gros, assez élevé sur les jambes, qui sont très-fortes; tête grosse , arrondie; nez et chanfrein peu relevés; oreilles pointues, terminées par un pinceau de longs poils; dessus de la tête et du dos, Aancs, face extérieure des quatre membres, pieds postérieurs, partie supérieure de la queue, d'une couleur fauve, roussâtre et presqu'éteinte, mélée de blanc, de oris, de brun er de noir, parce que ces couleurs terminent les poils; le brun et le noir formant de petires taches ec presque des bandes le long du dos er des lombes ; les taches brunes étant plus apparentes qu'ailleurs sur les épaules er sur les cuisses ; et les noires, sur les lèvres, à l’endroit des moustaches, sur l’avant-bras et le devant de la jambe ; menton, gorge, dessous du cou, poitrine, ventre, face intérieure des membres et face inférieure de la: queue, d’un blanc mêlé d'une légère teinte de fauve er de quelques taches noires, principalement sur la face interne de l'avant-bras; bord des paupières noir; poi!s des oreilles blanc en dedans, d’un fauve rrès-clair sut les bords, blanchäâtres à la base de la face externe et noirâtres au bout, dont le pinceau de grands poils alongés est noir; queue noire à son extrémité dans une longueur de trois pouces; doigts des pieds très-velus; pelage fort doux au toucher.‘ (Daubenr.)

Var. A, Lynx à taches pales, felis rufa, Penn. Quadr. pl. 32.— Schreb, Saugth. rab. 109. B.

De la taille du lynx ordinaire; pelage fauve-

MAMMALOGIE. ai

roussâtre , avc les taches seulement un peu plus rousses que le fond,

Haerr. Il vit de chasse, et poursuit son gibier jusqu’à la cime des arbres. Sa proie ordinaire consiste en petits quadrupèdes et en oiseaux. Il attend les cerfs, les chevreuils, les lièvres au passage, et s’élance dessus ; il les prend à la gorge, et lorsqu'il s’est rendu maître de sa victime, il lui suce le sang et lui ouvre la rère pour manger la cervelle; après quoi il l’abandonne pour en chercher une autre. Il entre en rut dans le mois de février, et sa femelle , après neuf semaines de gestation, met bas trois ou quatre petits.

PATRIE. T'out l’ancien continent: dans les grandes forêts du nord de l'Allemagne, de la Lithuanie, de la Moscovie et de la Sibérie, IL se crouvoit autrefois en France, et il n’y a pas fort longtemps que son espèce a disparu de l'Allemagne.

346%. Esp. FELIS DU CANADA, felis canadensis.

(Non figuré dans l'Encycl.) Felis canadensis, Geof.— Le lynx du Canada, Buff. Hist, nat.

suppl, tom. 3. pl. 44.

CAR. ESSENT. Queue très-courte, noire dans sadernière moitié; oreilles terminées par un petit pinceau de poils ; pelage grisâtre, avec des points fauves ou brun- pâle en dessus , et blanchätres sans taches en dessous ; quelques lignes noires sur

la tête.

Drmens. Longueur du corps, mesuré pied. pouc. lig. depuis le bout du nez jusqu’à l’origine \ détlalqueue CRC eh RER Eee Er CRIER

— des oreilles tete Re tee NINS AN Idée la queue tt OUR PETER ee Hauteur moyenne du dos ........4 1 NU 1 =

Descripr. Différant principalement du lynx proprement dit, par la brièveté de sa queue. Corps couvert de longs poils grisatres, mélés de poils blancs, moucheté et rayé de fauve plus ou moins foncé ; tête grisâtre, mêlée de poils blancs et de » fauve clair, et comme rayée de noir en quelques endroits; bout du nez noir, ainsi que le bord de la mâchoire inférieure; poils des moustaches blancs, longs d'environ trois pouces; oreilles garnies de grands poils blancs en dedans er de poils un peu fauves sur le rebord, et gris de souris sur la face posterieure, dont le bord externe est noir; pinceau des oreilles composé | de poils noirs et longs de sept à hui lignes en-" viron ; queue grosse, courte et bien fournie de | poils, noire depuis l'extrémité jusqu'à moitié, er ensuite d'un blanc-roussâtre; dessous du ventre, jambes

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