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sommeil hivernal elle s’enveloppe si complètement de ses
ailes que lorsqu'on la trouve ainsi suspendue, la tête en :
bas, dans les cavernes, on la prendrait facilement pour la chrysalide de quelque grosse espèce de papillon.
Le KRhinolophe de Blasius (Rhinolophus Blasii, Peters).
Synonymie. — Rhinolophus clivosus, Zlasius (mais non Cretzchmar).
Caractères. — Plus grand que l'espèce précédente à laquelle il ressemble par la forme de sa feuille vue de face, mais la partie postérieure de la sella forme une pointe beaucoup plus aiguë; l'aile s'insère au talon;
Fig. 5. — Feuille nasale Fig. 6. — Feuille nasale vue de face. vue de profil.
l'échancrure de l'oreille est en angle obtus ; la membrane
interfémorale est carrée et dépassée par la queue dont la pointe est libre. Les oreilles, plus courtes que la tête, sont
moins pointues que celles de l'espèce précédente. — D'un
brun roux en dessus, gris brun clair en dessous. Longueur de l’avant-bras = 0",046 ; envergure =
07,270 ; tête et corps = 0”, 050 ; queue = 0", 025. Cette espèce, qui habite le littoral méditerranéen de
l'Europe au sud des Alpes, est rare, même en Italie, et.
. n'a pasencore été observée dans les limites géographiques de la France. Mais comme on l’a prise aux environs de : Turin et de Milan, il est bien probable qu’elle doit se rencontrer accidentellement dans quelques localités . des Alpes-Maritimes ou du Var. On devra la rechercher également en Corse : elle se trouve en Sardaigne et en . Algérie. — On a dû la confondre souvent avec l'espèce précédente dont elle a les mœurs.
Le Rhinolophe Euryale.
(Rhinolophus Euryale, Blasius).
Caractères. — De la taille du précédent, mais avec le facies du Rhinolophe grand fer-à-cheval ; aile s’insérant au tibia, au-dessus du talon ; échancrure de l'oreille en angle obtus ; interfémorale carrée, dépassée par la pointe de la
queue ; feuille vue de face semblable à
celle du ÀA. ferrum equinum, mais les
… côtés de la sella sont droits et parallèles Fig. 7. — Feuille nasale vue de
et l'extrémité postérieure forme une face.
pointe relevée beaucoup plus aiguë et
élancée. — D'un roux brun foncé en dessus, d'un roux
clair tirant sur le lilas en dessous.
. Longueur de l’avant-bras = 0, 046; envergure —
. 0,970 ; tête et corps — 0%,050 ; queue = 0”, 025.
| Habite le sud de la France : signalé dans le Roussillon
… (Pyrénées-Orientales), par M. Déperst ; mais nous avons
. montré que cette intéressante espèce remonte beaucoup
plus vers le nord qu’onne le supposait jusqu'ici. En 1879,
une colonie de plus de 200 individus fut trouvée dans | une grotte à Saint-Paterne (Indre-et-Loire), localité située au nord de la Loire, et M. Lataste ayant bien voulu nous en communiquer une douzaine d'exemplaires, il nous fut facile de reconnaitre la présente espèce. On devra donc la rechercher dans toute la région du sudouest, où elle existe vraisemblablement par petites colonies plus ou moins isolées.
FAMILLE DES VESPERTILIONIDÉS.
Groupe des Plécotés.
Ce petit groupe, qui comprend les deux genres Oreillard (Plecotus) et Barbastelle (Synotus), se distingue des genres suivants par les replis du museau qui figurent une feuille nasale rudimentaire. |
Giénre Oreillard.
(Plecotus, E. Geoffroy).
Caractères.— Oreillestrès grandes, presqu’aussilongues que le corps, soudées ensemble à leur base; bord externe de l'oreille s’insérant latéralement près de l'angle de la bouche ; oreillon en forme de couteau ; museau conique ; narines s’ouvrant au fond d’une rainure profonde.
DES MAMMIFÈRES DE FRANCE 23 Formule dentaire : I. *2; Q. ;::; Pm. 35; M. 35. — 36 dents.
Une seule espèce.
L'Oreillard vulgaire
(Plecotus auritus, L.)
Caractères. — Ceux du genre. — Le pelage est d'un brun clair en dessus, cendré ou blanchâtre en dessous ;
Fig. 8. — Oreillard (Plecotus auritus), Crâne de Chiroptère les oreilles à demi relevées, au sortir (Oreillard). du sommeil hivernal (grand. nat.).
mais ces teintes varient beaucoup. Les jeunes et les femelles ont le pelage plus foncé que les mâles, et ceux-
ci ont souvent une teinte rousse plus ou moins marquée sur le dos.
Longueur de l’avant-bras — 0, 038; envergure = 0,230; tête et corps — 0%, 047; oreille = 0", 037; queue = 0", 047.
Cette espèce est répandue par toute la France. Elle vit généralement par couples ou isolée, de sorte qu'elle n'est commune nulle part. En été elle habite les arbres creux,
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les trous des vieux bâtiments, des hangars, des écuries et des étables, et se rapproche volontiers des lieux habités par l’homme. Le soir elle chasse dans les allées couvertes, les vergers, les clairières des forêts et même dans es rues des villes. Son vol est irrégulier comme celui des papillons, peu rapide et peu élevé, dépassant rarement dix mètres au-dessus du sol. Elle craint le ventet la pluie, et ne sort pas quand le temps menace.
En hiver, elle se retire dans les caves et les cavernes pour y passer la saison froide. Pendant son sommeil, ses longues oreilles sont rabattues le long du corps entre celui-ci et l’avant-bras et presqu’entièrement cachées par l'aile : l’oreillon seul reste dressé. Lorsque l’animal est surpris dans cette position, 1l redresse à demises oreilles et les contracte en forme de cornes de bélier, attitude qui indique la frayeur et la colère : c'est ainsi que nous l'avons figuré (fig. 8). Pendant le vol les oreilles sont généralement rabattues en arrière sur le dos, de manière à présenter moins de prise au vent.
Genre Barhbastelle
(Synotus, Keyserling et Blasius).
Caractères. — Oreilles moyennes, beaucoup plus courtes que le corps ; leur bord externe s’insérant eñ avant, entre les yeux et la bouche ; museau fortement renflé de chaque côté du nez, les narines s’ouvrant au fond d’une rainure profonde ; oreilles largement soudées à leur base interne, dentelées sur leur bord externe; oreillon triangulaire, également dentelé sur son bord externe.
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