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MÈmoires d'ophthalmoscope

Nous désignons sous ce nom, l'altération résultant de la pénétration dans la rétine, ou la papille, des productions verruqueuses auxquelles donne parfois lieu la membrane vitreuse de la choroïde. On sait en effet que les membranes vitreuses de l'œil sont susceptibles, surtout chez les vieillards, de devenir le siège d'un épaississement que l'on observe particulièrement sur la lame vitreuse de la choroïde, où cette altération se présente sous la forme de petites tumeurs qui tendent à proéminer du côte de la rétine et à se loger plus ou moins profondément dans cette membrane, après s'être souvent isolées, ou à s'insinuer dans le tissu de la papille. Cet état a depuis longtemps été étudié par Wedl, Donders, H. Mùller et Iwanoff; de Wecker1 en a donné, il y a près de quinze ans, une description de laquelle les traités les plus récents ne se sont pas écartés.

C'est en se basant surtout sur des examens histologiques qu'ont pu être faites les premières relations de cette curieuse affection, à laquelle on reconnaissait comme sièges de prédilection la papille optique et surtout les régions équatoriales de l'œil inaccessibles à rexamenophtalmoscopique.Or, il résulte des nombreuses observations que nous avons pu recueillir, que le point du fond de l'œil où apparaissent à l'ophtalmoscope le plus ordinairement les excroissances verruqueuses de la choroïde est le pourtour de la pa-i pille, où leur présence n'est pas très rare chez les personnes! âgées 2. Cette circonstance nous a paru digne d'intérêt au point*

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