SALUT ET BÉNÉDICTION EN NOTRE-SEIGNEUR
Depuis bientôt treize ans que Nous avons été chargé du gouvernement de ce vaste diocèse, Nous avons déjà pu, Nos Très Chers Frères, le visiter trois fois. Partout, Nous devons le reconnaître, Nous avons trouvé, par la grâce de Dieu, un grand esprit de foi, beaucoup de bonne volonté, et des sentiments religieux « Mous ont causé une bien vive consolation.
Pariot' .a montré de l’empressement à accourir àu devant du premier Pasteur, à écouter sa parole
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avec respect et docilité, à profiter des faveurs précieuses qu'il venait répandre. “ Nous rendons donc continuellement des actions de grâces à Dieu, de ce que la parole que Nous vous avons annoncée, vous ne l'avez pas reçue comme une parole humaine, mais comme la parole de Dieu, ce qu’elle est véritablement :” Jdeo et nos gratias agimus Deo sine intermissione ; quoniam quum accepisselis à nobis verbum auditus Dei, accepistis illud non ut verbum hominum, sed (sicut est vere) verbum Dei (I Thess. II, 18).
Maintenant, Nos Très Chers Frères, Nous allons entreprendre, avec le secours du Seigneur, une quatrième visite de la partie de sa vigne confiée à notre sollicitude pastorale.
C'est un devoir que remplit à votre égard chaque année le pasteur chargé du soin de vos âmes : il va de maison en maison, s’mformant des besoins de chaque famille, de chaque individu, distribuant partout la lumière céleste, les avis, les encouragements, les consolations. Pour Nous, à qui incombe une charge bien plus lourde, bien plus étendue, Nous devons Nous contenter de parcourir rapidement tous les ans un certain nombre de paroisses, sans pouvoir nous occuper de chacun de vous en particulier.
Dans nos Mandements précédents, Nous vous avons déjà expliqué, Nos Chers Frères, les fins de la Visite épiscopale, les dispositions que vous devez Y apporter, les fruits que vous devez en retirer, enfin le sens des cérémonies qui l’accompagnent.
À l'occasion de cette quatrième visite du diocèse.
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Nous vous exhortons avec le grand Apôtre “à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu :” Zahorlamur ne in vacuum gratiam Dei recipiatis, (IX Cor. VI, 1), La présence de l'Evêque au milieu d'une paroisse est en effet une très grande grâce : “c’est un temps favorable, ce sont des jours de salut :” Zece nune lempus ucceptabile, ecce nunc dies salutis (Ibid. 2). C'est à chacun de vous à en profiter avec soin, à n'en pas abuser : Dieu vous en demandera un compte rigoureux.
En attendant notre venue, examinez-vous sur le fruit que vous avez retiré des “visites précédentes du premier Pasteur.
lo. Avez-vous assisté avec assiduité, piété et attention à tous les exercices de la Visite, autant que vous l'avez pu ?—Avez-vous pour cela mis de côté toutes vos occupations ordinaires ? Vous êtes-vous même imposé des sacrifices, s’il le fallait, pour ne manquer aucun de ces exercices ?—Vous ne voyez, vous n’entendez votre Evêque qu'une fois tous Jes quatre ou cinq ans ; il ne reste parmi vous que quelques heures : n'est-il pas bien juste et raisonnable de ne pas perdre une seule de ses paroles ?2—Et pendant ce court intervalle, il est tout occupé, exclusivement occupé, des intérêts spirituels de votre paroisse ; il vous consacre tous ses moments : ne devez-vous pas laisser là tout le reste pour l'écouter, à l'exemple des Apôtres quittant leur filets et leur famille pour suivre le Sauveur : “relictis retibus et patre, secuti sunt eum ” (Matth. IV, 22), ou de la foule qui se réunissait autour de lui pendant trois jours de suite, oubliant même, pour
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l'entendre, de prendre de la nourriture ; “ #riduo Jam perseverant mecum, et non habent quod manducent ‘(Ibid