‹ Mandement d'entrée dans son diocèse [microforme] (volume 2)Chapitre 1 sur 44 · J0S. EUGÈNE BRUNO GUIGUES · texte numérisé non relu

J0S. EUGÈNE BRUNO GUIGUES

De la Congrégation des Missionaires Oblats de Marie Immaculée, per la Miséricorde de Dieu et la Grâce du St. Siége Aposlolique, Premier Evéque de Bytown.

An Clergé et à tous les fidèles de Notre nouveau diocèse ; Salut et Bénédiction en J. C.

En prenant possession de Notre diocèse, Nous éprouvons N. T.C, Frères, le besoin de vous faire entendre Notre voix pour vous exposer Nos pensées et Nos vœux.

Grâce à la vigilante sollicitude du $. Pontife, la Foi catholique prend, tous les jours, possession de nouvelles terres et y fait sentir le bie- fait de la cé-

leste hiérarchie. Ce n’est point assez que des

hommes à qui Dieu donne une âme ardenite et un dévouement sans‘bôrne, appeilent à la lumière ceux qui sont dans l'ombre de la mort,ou pénétrent les peuples de l'esprit vivifiant de la charité, elle veut encore que ceux:à qui J. ©. a imposé le devoir de gouverner dans l'Eglise, soient établis pour confirmer leurs œuvres par leur autorité et pourvoir à tous les besoins. Aussi l'œil du catholique contemple-t-il avec borheur, ces siéges nombreux qui s'élèvent d’une manière si admirable, dans toutes les parties du globe que la Foi catholique éclaire de ses rayons, ,

L'Amérique qui, grâce aux sages institutions qui la régissent, semble destinée à rivaliser avec ces contrées que le catholicisme couvre de son ombre protectrice depuis plusieurs siècles, pouvait-elle échapper à l'œil toujours attentif du Chef suprême ? Les nombreux enfants de l’émigration pén£trent en foule dans ces contrées où les pas de l’homme n'avaient pas encore retenti, et l'on y voit s'élever, comme par enchantement, ces colonies qui apportent leurs bras et leur industrie ; mais voilà que déjà des évêques les y ont précédés et déploient à leurs yeux, sur cette terre libre à toutes les croyances, cet étendard sacré et yénérable qui convie tous les peuples à la civilisation et à la charité. Le SN, Pontife n’a point laissé inaperçue cette vaste étendue de terre que la grande rivière arrose de ses eaux et qui unit les contrées les plus éloignées et encore sauvages du nord, aux terres riches et civilisées du Bas-Canada, comme pour donner aux enfants du Canada et de l'Irlande la facilité de prendre possession de ces immenses terres à qui leurs sueurs donneront une abondante fécondité. Déjà, il est vrai, le zèle de ces grands et vertueux pontifes qui perpétuent, sur le siége de Québec, la vertu et le dévouement, avaient soutenu ces prêtres qui, aux prix des plus grands sacrifices, allaient porter aux pauvres sauvages le pain de vie. Déjà aussi, le pieux pontife

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qui est à la tête du diocèse de Montréal, et dont le zèle toujours actif est à la hauteur de tous les besoins avait fait sentir les effets de sa charité à ces missions naissantes, Grâce à sa soilicitude, elles prenaient, tous les jours, un nouveau développement. Ce n’é: tait point encore assez pour des âmes généreuses, qui, en accomplissant les plus grandes œuvres ne croient jamais faire assez ; ils appelaient du secours, pour les aider à porter le poids de responsabilité qui pesait sur eux. | Et c'est sur Nous que sa Sainteté a daigné jeter les yeux ; Nous que Fou engagements sacrés avaient voué à la solitude et au recueillement ou à l'exercice d'un ministère de secours et d'appui pour ceux à qui cette charge a été confié. Cette voix du S. Pontife Nous a effrayé, sans Nous confondre ; CAT, confiant en celui qui Nous appelle, Nous suivons sa voix et Nous accomplirons son œuvre. Déjà Notre courage se relève et Nous sentons que la foi et une volonté ferme peuvent tout. Unissez-vous à Nous, N.T. C.F, car votre salut et votre bonheur sont déjà le terme de tous Nos vœux. Chaque jour, Nos prières montent vers le ciel Pour ces enfants qui Nous sont donnés, votre bonheur fera Notre bonheur, votre joie Notre félicité. Vos Ames Nous seront chères comme la Nôtre.. Unissez-vous donc à Nous pour que Dieu bénisse, en même temps, et le pasteur et le troupeau et bénisse aussi les œuvres que l'intérêt de sa gloire et le bien de vos âmes reclament. Déjà plusieurs prêtres y consacrent leurs sueurs et leurs travaux. Apôtres généreux, ils sont allés des premiers planter le drapeau de la foi sur ces terres nouvelles. Déjà de nombreuses missions se sont formées autour d'eux, et leur cœur se réjouit, en voyant ces enfants qu'ils ont engendrés ou soutenus dans la foi. Mais bientôt leur zèle ne pourra sufire à tous les besoins, car tous les jours des jeunes gens du Canada quittent leur familles et viennent s'etablir sur ces terres que leurs sueurs ont déjà pré-

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parées. D'autres plus nombreux les suivront bientôt et y porteront, comme eux, leur foi, leur politesse et leur industrie. Nous les y accueillerons avec joie, et toujours Nous soutiendrons leur courage par des secours religieux. Depuis que, quittant Notre patrie, il Nous a été donné de ranimer la foi d'un peuple avide de Nous écouter, et que Nous avons trouvé dans le Clergé Canadien qui Nous a accueilli et Nous a si souvent convié à venir partagex ses travaux, tant de politesse, d'aménité et de véritable zèle, le Canada est’ devenu Notre seconde patrie et Nous lui avons consacré tous Nos travaux ; comment dès lors tout ce qui l'intéresse ne Nous intéresserait-il-pas ? Nous seconderons donc de tous Nos efforts les prêtres déjà dévoués à cette œuvre de salut et accueillerons avec reconnaissance toutes heureuses inspirations qui contribueront au bien de vos âmes et à la prospérité de vos intérêts temporels.

Et vous aussi, généreux enfants de l'Irlande, comptez sur Notre appui et sur Notre tendre sollicitude. Votre nom a toujours résonné à Nos oreilles comme un nom d’une suave h£rmonie. Votre foi si ferme et si héroïque qui ne sait plier sous aucune tribulation, votre ardent prosélytisme qui attire dans toutes les parties du globe où vos souffrances vous ont jetés, des enfants du catholicisme, votre générosité, qui au milieu de la pauvreté et de l'indigence, trouve encore l’obole qui élève des temples et des autels et soutient le prêtre, vous ont rendus depuis longtemps, chers à Notre cœur. Ces prêtres vous les trouverez sur ces terres où vous avez cherché un asile et où de nouveaux .émigrants, trouveront comme vous un retuge, et quand il ne Nous sera pas donné de les former Nous les appellerons des terres éloignées.

Enfants du Canada et de l’irlande que je nomrhe en particulier, mais qui ne formez cependant que la même famille puisque vous êtes catholiques, que jamais le moindre nuage n'affaiblisse cette charité

mutuelle dont vos cœurs doivent être remplis ! N’êtes-vous pas frères ? N'êtes-vous pas héritiers des mêmes promesses ? Ne Participez-vous pas à la même table ? N'’étes-vous pas unis par les liens es plus forts, ceux de la Foi ! Ne vous voit-on pas placés des premiers par votre Courage, votre intrépidité, et votré attachement aux intérêts catholiques, parmi les peuples les plus dévoués aux intérêts de la Foi.

Etendez aussi ce même esprit de charité sur ceux

qui ne sont pas catholiques comme vous ; S'ils h'ont pas la même Foi que vous, ils sont citoyens de la même patrie, leurs sueurs fécondent la même terre, leurs enfants reçoivent quelquefois la même éducation. L’étendard de la Religion porte gravé l’olivier de la paix, puisse-t:il abriter toujours les enfants du même sol, et les réunir, un jour, tous dans la même Foi,

Gardez aussi, comme un dépôt sacré, ces vertns morales qui attirent les bénédictions de Dieu et la prospérité temporelle. La Providence vons confie une grande mission : votre nombre est encore petit, mais voilà que des terres les plus éloignées, arrivent tous les jours de nouveaux enfants. Ni vous avez en horreur le vice de l'impureté, ils l'éviteront comme vous, si vous êtes religieux ils se feront gloire de marcher sur vos traces, si vous êtes tempérans ils fuiront aussi ces excès qui avilissent l’homme et dé-

ir ; le présent et l'avenir de tous ceux qui peupleront ces térres y est intéressé.

Nous Nous ferons un devoir de maintenir toutes les œuvres de zèle qui déjà, dans les diverses missions, ont reçu une eureuse impulsion, et Nous établirons toutes celles que le bien de vos âmes

réclamer. Pour accomplir cetie œnvre ce n’est oint sur Nos forces que Nous comptons, mais sur a grâce de notre Dieu, sur l'appui des prêtres qui travaillent déjà parmi vous avec zèle et dévouement, sur le secours de ceux qui Nous sont unis par les liens les plus doux. Vous connaissez ieurs œuvres ; plusieurs d'entre eux ont déjà travaillé dans la ville de Bytown, d'autres au milien des bois où ils ont suivi les jeunes gens des chantiers, d’autres enfin jusqu'aux extrémités, de cet immense diocèse pour chercher le pauvre sauvage qui demande un prêtre. Ces mêmes travaux Nous les ferons par eux, car Nous serons toujours heureux de penser que ces missions rudes et difficiles sont accomplies par des frères qui Nous édifient par leurs vertus et Nous rendent participants de leur mérites, et quand. il Nous sera donné de les suivre, Nous Nous rappellerons avec bonheur que la pensée qui a encouragé Nos premiers pas dans le ministère apostolique, & été le désir de courir au secours des âmes les plus abandonnées. .

À ces causes le saint nom de Dieu invoqué, Nous avons statné et ordonné, statuons et, ordonnons ce qui suit :

10. Nous renouvelons et confirmons tous les pouvoirs et facultés spirituels qui ont été donnés par écrit.et qui n’ont pas été revoqués par les supérieurs ecclésiastiques, soit au dedans soit au dehors de ce diocèse.

20. On continuera à suivre, dans chaque paroisse ou mission des cérémonies qui ont été suivies jusqu’à

ce jour, Nous réservant d'examiner et de faire les changements que l'intérêt. des localités et le besoin d'uniformité pourraient exiger.

30. Nous déclarons premier Patron de Notre diocèse. St. Joseph, époux de Marie ; le second pàtron sera St. Patrice,

40. Le premier Titulaire de Notre église cthédrale sera l'Immaculée Conception de Maarie.

est St. Jacques le majeur, sera le second titulaire.

sur r Sera le présent mandement lu et publié en chaqui À pitre, dans les communautés religieuses et au prône nt, 1 dans toutes les églises où se célèbre l'office public, les 1 le premier dimanche après sa réception.

e8 ; \ Donné à Bytown éous Notre seing et sceau et le

contre-seing de Notre sécrétaire le premier août, ont Ë mil huit cent quarante-huit.

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MONSEIGNEUR DE BYTOWN

Aux bourgeois et aux jeunes gens des cha la construction d'un Hôpital à Bytown.

JOSEPH EUGENE GUIGUES

Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint Siége Apostolique, Evéque de Bytown.

À Nos Chers Frères en Jésus-Christ, les bourgeois

et les jeunes gens dés chantiers—Salut et Béné. diction en N otre-Seigneur Jésus-Christ.

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entre vous larmes de vos mères que Nous aVOns vu couler si Souvent, faut-il bien le dire aussi,

les désordres qui sont la suite déplorable de l'état

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d'abandon auquel votre position vous expose, ont pénétré Notre cœur d’une amère douleur. Voilà pourquoi, Nous avons depuis plusieurs années envoyé à votre secours des missionnaires que vous avez accueillis avec tant de bonheur et Nous dirons aussi dont le zèle a été couronné d’un succès si consolant.

Maintenant que Nous sommes plus rapprochés du centre de vos travaux, Nous pourrons encore mieux vous aider et Nous Nous y prêterons avec un nouveau zèle et une nouvelle ardeur.

Mais si le soin de vos âmes Nous touche, celui de votre santé ne peut aussi Nous être indifférent— Combien de fois des jeunes gens des chantiers sont arrivés à Bytown, les uns épuisés de forces, d'autres blessés, meurtris à la suite de leurs pénibles travaux 14 Dans une si pénible situation ils se voyaient obligés de dépenser’ tout le fruit de leurs épargnes pour obtenir la santé.

Nous croyons donc vous être agréable en vous proposant de faire une œuvre qui sera en même. temps dans votre intérêt particulier, c’est de concourir avec Nous et avec les maîtres de vos chantiers à bâtir un Hôpital à Bytown. Vous en aurez la gloire comme aussi vous en recueillerez les avantages.

Voici ce projet, vous l'accueillerez, j'en suis sûr, avec reconnaissance.

ART. 1.—La contribution de chacun des jeunes gens qui voudront souscrire pour cette bonne œuvre est de deux piastres.

ART. 2.—Ils laisseront cette somme chaque annév sur leurs gages entre les mains des chefs de chantier,

ART, 8.-—Cette souscription ne.leur sera demandée que pendant trois ans.

AT. 4.—Tous les jeunes gens qui auront fourni cette somme pendant le temps qu'ils seront em-

ployés dans les chantiers seront reçus et soignés gra-

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tuitement dans l'Hôpital de Bytown, s'ils viennent

à tomber malades,

ART, 5.—Les maîtres des chantiers qui auront reçu la souscription des jeunes gens signeront'une obligation de verser entre les mains d'un trésorier nommé par Nous le montant de cette souscription, le plutôt qu’il leur sera possible et pour le plus tard dans le mois de Juillet de chaque année.

Arr. 6.—Les jeunes gens qui auront contribué à bâtir l'Hopital auront le double avantage : lo. que leur nom sera inscrit dans les archives de l’Hôtel- Dieu ; 20. de. participer à toutes les prières et bonnes œuvres de la communauté qui dirige cet établissement. oi

ART. 7.—Le nom de tous les maîtres de chantier sera gravé sur la pierre et placé dans un endroit apparent du. nouvel établissement, ainsi qu'on le voit dans les principales villes d'Europe, pour rappeler le souvenir des fondateurs des grandes œuvres de ce genre.

ART, 8—Un appartement sera réservé dans l’Hôtel-Dieu pour les chefs des chantiers qui voudraient s'y faire soigner dans leur maladie, moyennant une modeste rétribution. |

ART. 9-—On désignera un jour pour la .bénédiction de la première pierre de cet édifice, alors les jeunes gens pourront s'y trouver en plus grand nombre,

ART. 10.—Chacun des maîtres des chantiers sera appelé pour poser une des premières pierres, au milieu du concours des fidèles que cette fête aura attiré.

ourage donc, à vous maîtres de chantier, à vous

jeunes gens ! Une grande œuvre vous est proposée,

les résultats en seront très-avantageux et l’offran

qui vous est demandée est modique—Quelle consoation pour vous, toutes les fois que venant à Bytown OU passant près de la ville, il vous sera donné de saluer cette maison, Vous pourrez dire alors avec bonheur : c’est mon œuvre, et votre conscience vous

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dira : tu as contribué à élever un édifice de charité

et en.ce moment des âmes pures et saintes te don-

nent communication à toutes leurs bonnes œuvres,

leurs prières vont éloigner les dangers des rapides ?

et des orages et te rendre à ta paroisse et à ta famille. È Fait à Bytown le 24 Août 1848. “

+ Jos, EUGÈNE, Ev. de BYTOWN, Par Monseigneur, : L

D. DanpuranD, PRêrRe, O. M. I. : É

Secrétaire: .

arité donvres, ides aille.

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LETTRE PASTORALE

— DE

MONSEIGNEUR DE BYTOWN

Aux Membres de la Congrégation Irlandaise pour soutenir des enfants Orphelins.

JOSEPH EUGÈNE GUIGUES

Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Suint Siêge Apostolique, Evéqué de Bytorwn.

À Nos Chers Frères, les membres Irlandais de Bytown—Salut et Bénédiction en Notre-Sei.

gneur Jésus-Christ,

La Religion, N. T. C. F. offre comme une tendre

mère un soulagement à tontes les misères et à toutes les douleurs—Elle prévare un asile au vieillard qui :

est près de la tombe, . ille au chevet du malade et ouvre surtout son sein maternel à l'enfant orphelin.

Vous vous rappelez, N. T. C. F., ce fléau terrible qui a sévi avec rigueur dans cette ville dans le courant de l’année dernière, et qui a laissé des traces si douloureuses de son passage, Que de larmes coulent encore au souvenir de ceux qui ont été portés à leur dernière demeure ! Que d’er.sants orphelins demandent en vain les auteurs de leurs jours ! Leur mères, en quittant l'Irlande, étaient venues pour eux chercher un asile, car ce n'était point pour ellessmêmes. Depuis longues années elles étaient habituées aux souffrances, elles auraient su les supporter encore, mais elles ne voyaient pour leurs enfants qu'un avenir de souffrances, dès lors il ne leur fut plus permis d’hésiter. Elles dirent adieu à leurs familles, à leurs amis. Mais voilà que par un jugement de Dieu dont il ne nous appartient pas de scruter la profondeur, la mort les a saisies tout-à-coup sur cette terre où elles venaient demander l'hospitalité. Ces enfants délaissés demandent leur mères qui ne leur répondent plus, leur pères qui sont dans un moñde meilleur, leurs frères qui souffrent comme eux. La religion seule entend leurs cris et leur montre dans vous, N. T. C. F., des âmes généreuses et dans ses enfants des frères en Jésus-Christ. C'est elle qui dans ce moment Nous encourage à présenter à votre charité un projet que, j'en suis assuré, vous accueillerez avec bonheur. La modicité de mes ressources ne me permet pas de le concevoir sur un plan bien élevé. Nous Nous contenterons de jeter la semence et Nous laisserons à la providence de lui donner de l'accroissement. Deux de ces enfants orphelins seront reçus dans une salle d’asile et pourvus de tout ce qui leur sera nécessaire. Ce n'est -pas vous, parents [rlandais, que Nous appelons à fonder cette œuvre, mais ce sont uniquement vos enfants. Nous voulons par là ouvrir leurs jeunes cœurs à l'amour de la charité. Nous voulons par cette légère offrande que Nous leur demanderons de déposer dans le sein de l’orphelin, toucher le

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cœur de Dieu et en faire descendre la bénédiction et sur eux et sur vous,

Vous les encouragerez N.T. C.F. ces enfants ; car si Ceux que vous avez portés restaient un jour orphelins, vous voudriez les voir soulagés, Vous Nous seconderez, parceque leur mères du haut du ciel vous béniront, que leurs prières vous sauveront et que par là vous vous montrerez de véritables enfants de cette Irlande qui a tant de souffrances, mais dont aussi la charité est si compatissante et généreuse. Voici ce projet.

‘lo. Dix enfants orphelins seront reçus dans un lieu d'asile et placés sous la direction d’un des Pères Irlandais et sous la garde d’une des Sœurs Grises de Bytown.

20. Pour pourvoir à leurs besoins, une Association est formée dès ce jour de tous les enfants Irlandais de la ville qui n’ont pas atteint leur seizième année,

80, Chacun des enfants de l'Association sera obligé de donner wn sou par semaine, Ceux de ces enfants qui seront à la tête des dizaines recueilleront à la fin du mois cette modique somme et la remettront au prêtre ou à la sœur qui dirige cette œuvre.

40. Nous réunirons pour la première fois, les enfants de l'Association, le dimanche 17 Septembre, fête de N. D. des sept douleurs, après les vêpres Nous les recevrons dans l'Association et Nous les Conduirons en procession à la maison d'asile des orphelins.

50. Les dames de la charité, Irlandaises et Canadiennes, sont invitées à cette cérémonie.

Tous les deux mois, Nous réunirons les enfants de l'Association, Nous leur dirons la sainte Messe, et Nous Nous appliquerons à graver dans leur cœurs pendant ce pieux exercice, ce qui sera fait en leur faveur, l'amour de la charité qui est béni de Dieu et des hommes.

. L’Association est sous la protection de St. Joseph, époux de Marie.

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16 ï : Sera la présente Lettre Pastorale lue le 10 Sep- |

tembre à la messe de paroisse dans Notre église Ca-

thédrale.

Donné à Bytown le huit Septembre, mil huit cent

quarante-huit.

-+ Jos, EUGÈNE, Ev. de BYTOWN, ‘Par Monseigneur,

D. DaxpuranD, PRÊTRE, O. M. 1.

Secrétaire.

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Monseigneur l'Evéque de .Bytown, AU CLERGÉ DU DIOCÈSE.

BYTOWN, le 18 Décembre, 1848.

MONSIEUR LE CuRé,

Dans la première lettre pastorale que Nous vous adressâmes en prenant Possession du diocèse de Bytown, Nous vous autorisâmes à suivre les rits et 4 les cérémonies du Diocèse auquel la paroisse ou mis- 4 sion que vous desserviez avait appartenu jusqu'alors. à Mais Nous croyons devoir en ce moment, lorsqu'une 4 nouvelle année commence, régler quelques uns des points qui doivent être observés dans tout le diocèse,

Nous réservant d'examiner et de fixer par la suite

4 tous ceux que le besoin de l'uniformité dans un ne. même diocèse Nous fera un devoir d'établir.

Le premier objet qui a attiré Notre sollicitude a dû être naturellement celui du Bréviaire. Déjà le bréviaire romain était seul admis dans les diocèses qui ont contribué à former celui de Bytown. Pouvait-il en être autrement dans les lieux où les premiers pasteurs donnent aux: fidèles un si touchant exemple d’attachement au Siége de Rome ? Mais plusieurs fêtes. particulières ont été établies dans chacun de ces diocèses et cette différenee, qui n'offre rien de sensible quand les paroisses sont éloignées, surprend et inquiète dans des missions qui ne sont séparées que par la rivière de l’Ottawa. Pour faire disparaitre cette variété Nous avons donc cru devoir prescrire la récitation simple du bréviaire romain conformément à l’Ordo imprimé à Bytown pour l’usage du diocèse. On continuera à suivre le rituel romain et dans les diverses annonces que l’on pourra avoir'à faire, on se servira avec avantage des annonces marquées dans le rituel de Québec, dans celles du moins qui ont rapport aux fêtes du diocèse. L'office du Saint Sacrement, de la Passion et de l’Immaculée Conception seront dits swb rilu semidup. Les jeudis, vendredis et samedis qui seront libres dans la semaine, on récitera l'office du commun de ces fêtes, tel qu'il est imprimé à la fin de certaines éditions du bréviaire romain, et dans celles où il ne se trouve pas on pourra réciter l'office de la férie.

Une différence plus saillante encore et qui donne lieu à bien des réflections déplacées est celle que présente l’offrande faite par les fidèles pour le saint sacrifice de la messe. Nous avons cru qu'il était de Notre devoir de faire cesser des discours irréfléchis et d'aider en même temps la piété des fidèles que Nous voyons avec douleur bien refroidie pour faire offrir le saint sacrifice de la messe.

L'offrande d’une messe basse est donc fixée dès

le ler Janvier 1849, à trente sous. Nous Nous confions à la sagesse de MM. les Curés pour faire comprendre aux diverses populations les motifs dont ils

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sentent aisément la justesse qui Nous ont fait adopter ce chiffre. Quelques catholiques qui habitent sur le Bas Canada trouveront peut-être un sujet de murmure dans cette élévation légère, Il sera donc important de leur faire comprendre qu'il y a une grande différence entre des lieux de missions et des paroisses organisées et leur dire en même temps que c'est là le motif qui a déterminé tous les évêques des Etats-Unis et du Haut Canada à la mettre à un taux plus élevé. MM. les Curés insisteront surtout fortement à relever le prix du sacrifice de la messe dont les âmes des fidèles décédés retirent de si grands avantages. Cat Nous devons vous le dire, Nous éprouvons tous les jours une peine bien amère en voyant les fidèles oublier les pieuses traditions u'ils avaient recueillies soit en Irlande soit dans le Bas Canada, sur la piété que l’on doit avoir pour les morts. Car on dirait presque en voyant la froideur qu'ils témoignent soit à rendre leur sépulture honorable, soit à faire offrir le saint sacrifice pour leurs parents décédés, que le sentiment de la foi et de la reconnaissance est éteint dans leur âme. Nous vous envoyons une copie des honoraires. qui sont réclamés dans le diocèse de Bytown, pour les dispenses de mariage, le baptême et les divers certificats donnés par MM. les curés. Ils doivent être mis en exécution au commencement de l’année prochaine, ainsi que les autres points relatifs au tarif.

Je vous envoie aussi la feuille de vos pouvoirs. Vous trouverez peut-être que quelques-uns de ceux qui vous étaient accordés sont révoqués. La proximité de l'Evêque et le besoin de faire concevoir aux fidèles l'horreur de leur faute ou une haute idée de la grâce qui leur est accordée, vous paraîtront un motif bien naturel pour expliquer cette restriction. Les droits nonr les dispenses et le casuel sont uni. formes dans le diocèse. Vous voudrez bien donner à tons Por tion des motifs que réclame cette mesnr, Ve °urrez même si vous le jugez né-

PONT is UT CP

cessaire faire privément quelque concession à ceux ep payent exactement leur dime, si'vous en avez ans votre paroisse qui le fassent, des droits curiaux, de sépulture, de mariage, et de baptême pour ne pas heurter de front trop subitement la vieille habitude qu'ils ont de ne pas payer pour ces divers objets. Permettez, Monsieur le Curé, qu'après avoir demandé pour vous à Dieu de toute l'etfusion de mon cœur dans ce commencement d'année toutes les grâces qui font les bons prêtres, je vous souhaite aussi toutes les bénédictions spirituelles et temporelles qui vous sont nécessaires.

J'ai l'honneur d’être,

Monsieur le Curé,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

+ Jos. EUGÈNE, Ev. de BYTOWN.

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Dilect

Ded sequel suprac omnia di: 20 vendi ornnin Episco castita!

pia op auroral bis in « Sacrun Viaticu dulgen nec no:

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