Mandement d'entrée dans son diocèse [microforme]
1: SO$. EUGENE BRUNO GUIQGUES de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée par la Misériccrde de Dieu et la Grace du St. Siége Apostolique premier Évêque de Bytoun. >
Ah Clergé et à tous les fidèles de notre nouvean diocèse ; Salut et bénédiction en J. C,
En prénant possession de notre diocèse, Nous éprouvons N. T. C. Frères, le besoin de vous faire enteridte tiütre voix pour vous exposer nos pensées et nos vœux. © pas
“Grâce à la vigilante sollicitude du S. Pontife,la Foi catholique prend;tous les jours, possession de nouvelles tértés et ÿ fait sentir le bienfait de la céleste hiérarchie, .Ce n’est point assez que des hommes :à qui Diet de une âtne ardente et un dévouement sans barne, appellent à.la lumiere ceux qui sont dans l’ombre dé la iioit, où pénétrent les peuples de l'esprit vivifiant de la.charité, elle veut encore que ceux à qui J.'C: 4 imposé fe devoir &e’gouverner, dans l'Eglése, soient.étublis pour.confirmer leurs œuvres par leur'antorité: ét pourvoif'à Æus' lès besoins. Aussi l'œil du catholique contemple-t-il, avec bonheur, ces siéges nombreux quis’élévent d'une manière si admirable,duns toutes les parties.du globe que-la. Foi catholique. éclaire de ses rayons. :
L'Amérique qui, grâces aux sages institutions qui la régissent, semble destinée à rivaliser avec ces contrées die le'catholicisme couvre de son ombre pretectrice, depuis plusieurs siècles;ponveit-elle échapper'à l'œil totjduts attentif du chef suprême? Les nombreux enfaus de l’émigratian pénétrent.en foule dans ces contrées où les pas de Y’homme n’avaient pas encore retenti, et l’on y.voit s'élever, Gomme par enehautement, ces colonies qui‘#ppôrtent leurs bras et leur industrie; mais voilà que déjà des évêques les y ont précédés et déploient-à leurs yeûx, sur cette terre libre à toutes les croyances, get: étendard saçré.:et vénérable qui convie tous les peuples à la Fa Ÿilisation et à la charité. Le S. Pontife n’a point laissé inaperçue cette vaste étendue de terre que la gran!
ivière arrose de ses eaux et qui unit les eentrégs.les plus éloignées, ct.encore sauvages du:nord, aux terres ri-
hcs'et civilisées du Bas-Canada,comme pour donner aux enfans du Canada et de l'Irlande la facilité‘de prendre possession de ces immenses terres à qui.leurs,sueurs donneront-une abondante fécondité. :Déjà;' il est vrai, té zèle de éès grands et vertueux pontifes qui perpetuent, sur Je,siége.de. Québec;la vertu et le: dévonemeiit, avaient soutenu ces prêtres qui, aux prix des nlüs grands sacrifices, allaient porter aux pauvres sauvages le pain de vie. Déjà aussi, le pieux-pontife quiest à la tête du'diocèse de Montréal, et dont le zèle toulodts actif est à la hauteur de tous les besoins avait fait sentir les effets de sa charité à ces missions naissantes. Grâces à ba sllicitude, elles preuæient, taus les jours; un, nouveau développement. Ce n’était point encore assez pour des âmes généreuses, qui,en accomplissant les plus grandes œuvres ne croient jamais faire assez ; ils appelaient du secours,pour les aider à porter-de-oids de respon:'1bélité qui pesait sur eux,
Et c’est sur Nous que saSainteté a daigné jeter les yeux ; Nous que des engagemens sacrés avaient voué à la solitude ‘etau revuertlement ou à l'exercice d’un ministère de secours et d’appui pour ceux à qui cette charge a étéconfié. Cette voix du S. Pontife Nous a effrayé, sans nous confondre ; car, confiant en celui qui nous ap-
Me Hôus suivons sa voix et nous accomplirons son œuvre, Déjà notre courage se relève et nous sentons que [a foi et une volonté ferme peuvent tout. Unisscz-vous à nous, N. T. C. F., car votre salut ct votre bonheur sont déjà le terme de tous nos vœux. Chaque jour, nos prières montent vers le eiel pour ces enfans qui nous sont donnés, votre bonheur fera notre bonheur, votre joie notre félicité. Vos âmes nous seront chères comme la nôtre. Unissez-vous donc à nous pour que Dieu bénisse, en même temps, et le pasteur et le troupeau et bénisse aussi les œuvies que l'intérêt de sa gloire et le bien de vos âmes reclament.
Déjà plusieurs prêtres y consacrent leurs sueurs et leurs travaux. Apôtres généreux, ils sont allés des premiers planter le drapeau de la foi sur ces terres nouvelles, Déja de nombreuses missions se sont formées autour d'eux, et leur cœur se réjouit, en voyant ces enfans qu’ils ont engendrés ou soutenus dans la foi. Mais bientôt leur zèle ne pourra suffire à tous les besoins, car tous les jous des jeunes gens du Canada quittent leur familles et viennent s'établir sur ces terres que leurs sueurs ont déjà préparées, D’autres plus nombreux les suvront bientôt et y porteront, comme eux, leur foi, leur politesse et leur industrie. Nous les y aceueillerons avec joie,et toujours nous soutiendrons leur courage par des secours religieux, Depuis que, quittant notre patrie, il nous a été donné de ranimer la fci d’un peuple avide de nous écouter, et que nous avons trouvé dans le Clergé Canadien qui nous w ice ‘ nous a si souvent convié à venir partager ses travaux, tant de politesse,d’aménité et de véritable zèle, nada est devenu notre seconde patrie et nous lui avons consacré tous nos tra vaux ; comment dès lors toi qui l’intéresse ne nous intéresscrait-il-pas ? Nous scconderons donc de tous nos efforts les prêtres déjà dévoués à cette œuvre de salut et accneillerons avec resonnaissance toutes heureuses “psp qui contribneront au bien de vos âmes et à la prospérité de vos intérêts temporels.
t vous aussi, généreux enfans de l'Irlande, comptez sur notre appui et sur notre tendre sollieitude,
Votre nom a toujours résonné à nos oreilles comme un nom d’une suave harmonie,
Votre foi si ferme et si héroïque qui ne sait plier sous aucune tribulation, votre ardent prosélytisme qui attire dans toutes les parties du globe où vos souffrances vous ont jetés, des enfants du catholicisme, votre générosité au milieu de la pauvreté et de l'indigence trouve encure l’obole qui élève des temples et des autels ct soutient le prêtre, vous ont rendus depuis longtemps, chers à notre cœur. Ces prêtres vous les trouverez sur ces terres où vous avez cherché un asile et où de nouveaux émigrants,trouveront comme vous un refuge, et quand il ne nous sera pas donné de les former nous les appcllerons des terres éloignées,
>ofants du Canada et de l'Irlande que je nomme en particulier, mais qui ne formez cependant que la même famil'e puisque vou: êtes catholiques,que jamais le moindre nuage n’affaiblisse cette charité mutuelle dont vos cœurs doivent être remplis ! N'êtes-vous pas frères? N'étes-vous pas héritiers des mêmes promesses? Ne participez-vous par à la même table? N'’ètes-vous pas unis par les liens les plus forts, ceux de la Foi ? Ne vous voit-on pas plncés des premiers par votre Fr votre iatrépidité, et votre attachement aux intérêts catholiques, parmi les peuples les plus dévoués aux intérêts
|] ot,
Etendez aussi ce même esprit de charité eur ceux qui ne sont pas catholiques comme vous; s'ils n’ont pas la même Foi que vous, ils sont citoyens de la même patrie, leurs atiours fécondent la même terre, leurs enfants reçoivent quelque-
fois la même éducation, L'étendard de In Religion porte gravé l'olivier de la paix, puisse-t-il abriter toujours les eufants du même sol, et les réunir, un jour, tous duns la même Foi,