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ces faveurs et de tant d’autres que vous avez reçues du ‘ Pêre des miséricordes et du Dieu de toute consolation,” et priez-le de répandre ses bénédictions abondantes et précieuses sur vous-mêmes et sur vos farmilles, pour que les Acadiens, les enfans des saints exilés d'autrefois, les tribus revenues d’une captivité pire que celle de Babylone, restent à jamais fidèles au Dieu de leurs pères ; pour qu'ils croissent en charité et abondent en bonnes œuvres, et pour qu'ils soient toujours prets à sacrifier, si cela est nécessaire, leur biens, leur liberté, la vie elle-même, plutôt que de perdre ce trésor Sans prix qui leur a été laissé par leurs ancêtres, cette foi qu'on a tâché de leur enlever dans ces derniers temps par tant de moyens impies et perfides. Rappelez-vous toutes les vertus que ces chrétiens persécutés On‘ inontrées au milieu des tribulations. Pensez à leur foi vive, à leur patience héroïque, à la bonne volonté avec laquelle ils ont renoncé à tout ce qu’ils avaient de plus cher, à leur courage viril, à leur affection conjugale et à leur piété filiale, à leur pardon des injures et à leur confiance en Celui dont ils invoquèrent le secours avec de saints cantiques et des prières ferventes. le Seigneur, du haut de son sanctuaire, écouta ‘cette prière de la foi ; ” il accueillit leurs supplications et leurs larmes, Il les sanctifia dans leur captivité ; illes vivifia par la foi. Elles prépara par beaucoup de peines à entrer dans san rovaume céleste, [la ramené leurs enfants ans la patrie de leurs pères et les a établis en paix, la agi avec eux comme avec son peuple choisi,
car il a repeuplé les villes et rétabli les lieux ruinés, et cette terre qui paraissait déserte et toute désolée aux yeux des passants, a été cultivée de nouveau.” Et il “les a multipliés comme un troupeau d'hommes, conime un troupeau saint, comme le troupeau de Jérusalem dans ses fètes solennelles.”” Æséchict, XXXVE
99, 98) Pour vous, il parait avoir fut la promesse consolante qu'il fit aux restes d'Israël par la bouche de
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jue Je les aie envoyés si loin parmi les nations et que Je les aic dispersés en divers pays, je ne laisseral pas de sanctifier leur petit nombre dans les lieux où 1ls sont allés. Dites-leur donc: Voici ce que dit le Seigneur-Dieu : Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous réunirai des pays où vous avez été dispersés, et je vous donnerai la terre d'Israël.” Ezéchiel XI, 16, 17.) C’est à la même nn, N, T,0, F,, qu’il vous a ramenés, “ pour que vous ôtiez du milieu de vous tout ce qui peut être un sujet de chute, et toutes les abominations,” pour que vous receviez de lui ‘un même cœur, et pour qu’il répande dans vos entrailles un fruit nouveau, pour qu’il ôte de votre chair le cœur de pierre, et vous donne un cœur de chair ; afin que vous marchicz dans la voie de ses préceptes, que vous gardiez ce qu’il vous a ordonné et que vous le fassiez ; que vous soyez son peuple et qu’il soit votre Dieu.” (Id. 18, 20.)
Quand, dernièrement, nous avons eu le bonheur de visiter la Ville-Eternelle, de répandre du fond du cœur nos prières fréquentes devant le tombeau des Apôtres pour tout notre cher troupeau, et d'assister à ces glorieuses cérémonies qui rendront l’année qui s’est écoulée à jumais mémorable dans les annales de l'Eglise, nous n'avons pas oublié de raconter au Père commun des fidèles l’histoire touchante et édifiante de ses enfants, les Acadiens, et de lui faire connaitre leur constante soumission à ce trône apostolique sur lequel est assis le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre. Faut-il que nous aJoutions que son cœur paternel a été ému au récit de tant de souffrances et de tant de foi ? Fautil que nous déclarions que le vénérable Pie IX, notre très-Saint-Père en Jésus-Christ, nous a accordé avec la plus grande bonté et le plus grand empressement toutes les faveurs et tous les priviléges spirituels que nous avons cru devoir solliciter humblement pour vous-
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mêmes, pour vos enfants, vos autels, vos églises et vos cimetières !
Nous espérons pouvoir, SOUS peu, Vous parler en personne de toute l’affectueuse sollicitude du successeur de Pierre, et vous donner, selon son propre désir, cette mystérieuse bénédiction qui ne vient Jamais en vain du cœur et des lèvres du prince des apôtres.
Cependant, nous vous exhortons avec instance à vous montrer dignes de votre sublime vocation et de votre glorieuse origine. Que la fête que vous allez célébrer en souvenir des cruelles souffrances de vos pères, de leur constance inébranlable ct de leur foi ardente, vous attire les plus précieuses grâces du Ciel, et soit le commencement d’une nouvelle ère de progrès spirituels, afin que ceux qui ont le malheur d’être morts obtiennent la vie de la grâce, et que ceux qui vivent déjà par la foi aient cette sainte vie en plus grande abondance, et avancent de jour en Jour vers cette perfection à laquelle nous sommes appelés par notre Père céleste, qui est lui-même l’essence de toute perfection.
“ Mes enfants, écoutez donc votre père. Servez le Seigneur dans la vérité et appliquez-vous à faire ce qui lui est agréable ; et recommandez à vos enfants de faire des œuvres de justice et des aumônes, de se souvenir de Dieu et de le bénir en tout temps dans la vérité et de toutes leurs forces.” Car vous êtes * les enfants des saints, et vous attendez cette vie que Dieu doit donner à ceux qui ne violent jamais la fidélité qu’ils lui ont promise.” (Tobie, XIV. 10, 11.—IL. 18.)
“ Que la grâce soit avec vous tous qui êtes en Jésus-Christ” (Saint Pierre, L. V, 14.)