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La seconde est que ous n’avons reçu que pendant notre séjour à Rome, les pouvoirs nécessaires pour généraliser cette œuvre dans le diocèse.
Comme ce vénérable et magnifique document apostolique doit vous être lu à la suite de la présente pastorale, Nous Nous contenterons de vous donner quelques explications propres à vous en faciliter l’intelligence.
Notre Seigneur Jésus-Christ, roi du ciel et dela terre, pour nous faire mieux comprendre le néant des choses de ce monde, a voulu naître, vivre et mourir dans la pauvreté. Z/ s’est fait pauvre par amour pour vous, dit St Paul, quoi qu’il fût riche, afin de vous enrichir de sa'pauvreté ; propler vos egenus factus est, cum essel dives, ut vllius inopia divites essetis. (IT Cor. VIII, 9.) Le premier, il a fait entendre au monde cette parole que la sagesse humaine, livrée à ses propres forces, ne comprendra jamais: Beati pauvperes spirilus ; bienheureux les pauvres d'esprit (Mat. V, 3.) ; c’est-à. dire, bienheureux ceux qui n’attachent point leur cœur aux richesses et qui ne mettent point leur bonheur à les amasser e* à en jouir.
Il y a sept-cents ans que naquit en Italie François d’Assise, que la Providence divine destinait à donner au monde l’exemple du plus parfait détachement des choses de la terre. Tout jeune encore, il renonça à l'héritage paternel, distribua 2ux pauvres tout ce qu'il avait, se revêtit d’une pauvre tunique, et voulut vivre dans un tel abandon à la Providence, qu’il n’acceptait d’aumône que ce qu’il en fallait pour ne pas mourir de faim, et souvent même ie partageait avec les pauvres qu’il rencontrait. Sa maxime, ou plutôt l’élan habituel de sa piété, était “ Mon Dieu et mon tout ” ; et en effet, quitter tout pour Dieu, c’est ne rien quitter, puisque tout se retrouve éminemment en Dieu. Touchés par la
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Page 3, 7e ligne, après le paragraphe qui finit par “la plus parfaite,” lisez ce qui suit :
À part cette multitude de personnes -de l’un et de l'autre sexe qui, à la voix de $. François firent profes. sion de tendre à la perfection de la charité divine par les trois vœux essentiels de la vie religieuse, il se trouva un grand nombre d'hommes et de femmes qui, avides de servir Dieu dans le monde, lui demandèrent de vouloir bien les admettre sous sa règle.
C'est la raison, dit Léon XIII, qui détermina ce “saint patriarche à établir la confrérie du tiers-ordre, “ destinée à comprendre toutes les conditions, tous les ‘âges, et l’un et l’autre sexe, sans que pour cela les
‘ liens de famille et de société soient rompus.”
“ Il l’organisa sagement, continue le Souverain Pon- “tife, moins avec des règles particulières que d’après “ les propres lois évangéliques qui ne sauraient paraître ‘trop dures à aucun chrétien. Ses règles, en effet, sont “ d'obéir aux commandements de Dieu et -de l’ Eglise ; “ de s'abstenir des factions et des rixes:; de ne détourner “ quoique ce soit du bien d'autrui; de ne prendre les “ armes que pour la religion et la patrie ; de garder la “tempérance dans la nourriture et le genre de vie; “ d'éviter le luxe; de s’abstenir des séductions dange- “ reuses de la danse et du théatre.”
Sans doute, N. T. C. F, tous les chrétiens étant appelés à la vie éternelle, doivent et peuvent y arriver avec la grâce divine par la voie des commandements de Dieu, saus faire partie ou d’un ordre religieux ou du tiersordre. Mais on comprendra facilement quels grands avantages il y a à s’enroler dans ces pieuses associations que les prières de l’Eglise sanctifient et auxquelles Notre Seigneur a promis une bénédiction toute particulière en disant: Là où deux ou trois seront assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux; ubi sunt duo vel tres con-
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gresati in nomine meo, ibi sum in medio eorum (Mat, X \'IIL. 20.). Saint François a voulu que tons les Ter. tis‘res dispersés dans le monde entier eussent part à toutes les bonnes œuvres et à tous les mérites les uns des autrss. De: même que le feu, en se communiquant à de nouvelles matières inflammables, lin de perdre de son activité, la voit au contraire s’accroître à mesure qu’il s'étend, de même aussi la charité, qui est le feu allumé par J. C., multiplie les mérites en proportion de la communication qu’on en fait à ses frères. Toutes les pénitences, toutes les ‘mortifications, tous Les travaux apostoliques, tous les actes de dévouement et de vertus de toutes sortes qui se font à chaque instant dans l’ordre séraphique, deviennent la patrimoine commun de chaque Tertiaire pendant sa vie et servent à soulager son âme dans les flammes du purgatoire.
La religion n'est pas seule à profiter de ce trésor immense; la patrie en retire également des bienfaits inestimables. Les prières et les bons exemples des Tertiaires, attireront sur elle les bénédictions divines et serviront à faire fleurir toutes les vertus qui forment les bons chrétiens et par conséquent les bons citoyens.
Voir 8e ligne, page 3. Voilà pourquoi...
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sainteté de sa vie, par la force de ses paroles et surtout par les miracles qu’il opérait, un grand nombre de disciples s’attachèrent à lui : et depuis sept siècles, cet ordre religieux, fondé sur la pratique de la pauvreté la plus extrême, n’a cessé de donner au monde l’exem-
ple du détachement, de l'humilité, de l’abnégation chrétienne ia plus parfaite,
Voilà pourquoi Léon XIII dit dans ga bulle : “ Nous “exhortons vivement les chrétiens à ne pas refuser de “se faire inscrire dans cette sainte milice de Jésus- “ Christ. Plaise à Dieu que les populations chrétiennes “accourent à la règle du Züiers- Ordre avec autant d’ar- “ deur et en aussi grand nombre qu’elles affluaient au- “ti .‘ois à l’envi auprès de François lui-même.”
Toutefois, N. T. C. F., comme il ne suffit pas de donner son nom à une confrérie pour en percevoir les avantages, il ne faut pas oublier la recommandation que fait le Souverain Pontife : « Que ceux, dit-il, qui au- “ront revêtu Îles insignes de la pénitence regardent “ l'image de leur saint auteur.et s’y attacheat, sans quoi “rien de ce qu’on en attend de bon ne se réaliserait.”’
Quelque grands que svient les avantages, pour ainsi dire extérieurs, du Tiers-Ordre, tels que les indulgences nombreuses que l’on peut ÿ gagner, les prières et les bonnes œuvres auxquelles on participe, comme Nous l'avons dit, ce n’est pas là que doivent s’arrêter nos désirs et nos efforts. En entrant dans le Tiers-Ordre on ne quitte point sa famille, sa position ni ses occupations dans le monde, on ne fait pas les vœux essentiels de l'état religieux, mais on doit se proposer la perfection chrétienne dans l’écat où l’on se trouve : la perfection dans l'état du mariage comme dans le célibat, la perfection dans la richesse comme dans la pauvreté, la perfection dans l'autorité comme dans l’obéissance... Dans
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tous les états de la société les vertus chrétiennes sont possibles à tous leurs degrés de person ; en lisant la vie des saints on en trouve sur le trône des rois comme sous les haïllons des mendiants ; dans la famille comme dans le cloître, au milieu de toutes les séductions du monde comme dans les déserts de la Thébaïde ; le Tiers. Ordre est un moyen puissant de sanctification, parce qu’en détachant le cœur de tout ce qui passe il le rend capable des sacrifices akrat ap l’amour de Dieu et du
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aul, plenitudo legis dilectio (Rom. XIII. 10). Aussi le Tiers-Ordre est-il accessible à toutes les conditions, à toutes les santés, à tous les tempéraments, aux princes et aux princesses comme aux serviteurs et aux servantes, aux prêtres comme aux gens mariés, aux jeunes gens et aux jeunes filles comme aux vieillards.
Quand on examine le règlement donné par Léon XIII le 30 mai 1883, on voit que les obligations spéciales imposées aux T'ertiaires se réduisent à bien peu de choses : porter le petit scapulaire et le cordon de Saint François ; éviter dans l’habillement ce qui ressent le luxe ; jeñner la veille de l’Immaculée Conception et la veille de la fête de St François; se confesser et communier au moins chaque mois; réciter chaque jour douze Pater, Ave et Gloria ; éviter les bals et les spectacles dangereux, et les repas licencieux ; assister aux funérailles des frères défunts et réciter pour eux un chapelet. Et même est-il entendu expressément que ces pratiques n’obligent pas sous peine de péché et qu'on peut en être dispensé quand il y a une raison grave et légitime. Tout le reste du réglement n’exige autre chose que la pratique des vertus chrétiennes, obligatoires pour tout le monde, telles que la fuite des occasions de péché, la frugalité et la tempérance, le bon exemple, la charité envers le prochain en paroles et en action,
Pour fav sonnes qui en vertu de le 28 mai 1 ministre géi ans, Nous « l’archidiocès l’habit et à ] çôis et celui fixés par le bénédiction
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Donné à ( diocèse et le « mars, mil-hu Joseph, patr
Pour favoriser autant qu'il dépend de Nous les personnes qui désirent entrer dans cette pieuse association, en vertu de pouvoirs spéciaux qui Nous ont été donnés le 28 mai 1884, par le Révérend Père d’Andermatt, ministre général de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, Nous donnons à tous les curés et missionnaires de l'archidiocèse, le pouvoir d'admettre leurs paroissiens à l'habit et à la profession du Tiers-Ordre de Saint Franis et celui de donner aux Tertiaires, dans les jours fixés par le règlement pontifical du 30 mai 1883, la bénédiction portant indulgence plénière.
Sera le présent mandement lu au prône de toutes les églises et chapelles paroïsiales et autres où l’on fait l'ofice public, le dimanche qui suivra ga réception, et l'Encyclique pourra être lueen une ou plusieurs fois les dimanches suivants,
Donné à Québec sous notre seing, le sceau de l’archidiocèse et le contre seirg de notre secrétaire, le dix-neuf mars, mil-huit-cent quatre-vingt-cinq, en la fête de 8t Joseph, patron de l’église universelle et du Canada.