OME
avons » défioffrir à plein ssante J'ierge > poux ss An-
Nous de St.
nique, résent
le St.
e chars dif-
com-
poser toutes ses de istituraison
vous allez vous hâter de Nous faire tenir. Nous pourrons en même temps offrir à ce Père si justement affigé, une grande consolation, en lui protestant combien, dans tout le Canada, et en particulier dans ce Diocèse, il est aimé et vénéré, avec quelle ferveur on y prie jour et nuit pour la prospérité de son Pontificat, aussi glorieux qu’il est orageux ; et quels sont les vœux ardents de ses enfants pour que la tempête qui agite gi furieusement la Barque de Pierre, dont il tient le gouvernail d’une main si intrépide, fasse enfin place au calme le plus parfait. Nous ne vous apprenons rien, N. T. C. F., en vous disantque Nous partirons prochainement pour la Ville Sainte ; et vous n’oublierez pas que c'est pour la quatrième fois que Nous allons au tombeau des Saints Apôtres, depuis vingtcinq ans que Nous sommes Evêque. Iln’est pas nécessaire que Nous vous disions que ce quatrième voyage; aussi bien que les précédents, est uniquement dans les intérêts de ce Diocèse, pour lequel seul Nous vivons, en consumant toutes les forces que la Divine Providence a daigné Nous donner. ÆEgnautem libentissime impendam, et super impendar ipse pro animabus vestris. 2 Cor. 12, 15.
Car N. S. P. le Pape Nous ayant fait déclarer, ainsi qu’à tous les autres Evêques du monde catholique, par Son Eminence le Cardinal Caterini que ce lui serait une chose trèsagréable de nous voir à la Canonisation qu’il doit faire des Bienheureux Martyrs Japonais, Nous nous faisons un devoir de répondre à cette honorable invitation, afin que le Diocèse dont Nous sommes chargé soit représenté, dans une des plus grandes solennités qui puissent se faire sur la terre. Nous n’hésitons pas POUF cela de fermer les yeux sur les nombreuses et incessantes affaires, qui sembleraient exiger notre présence parmi vous, ainsi que sur les fatigues etles dangers d’un voyage qui s’agravent incontestablement pour ceux qui sentent le poids des années, aussi bien que sur les dépenses qu’entrainent nécessairement ces €Xcursions lointaines, et autres circonstances de cette nature, que Nous mettons de côté pour obéir à la voix de notre Chef, dont les seuls désirs sont pour Nous des ordres sans réplique.
[1 Nous faudra, dans ce voyages pour remplir l'important office qui Nous est confié, celui de représenter Ce Diocèse au centre de la catholicité, paraître comme l'Evêque, c’està-dire, en langage de la Sainte Ecriture, comme l'Ange de l'Eglise de Montréal, devant le Trône du premier Pontife, qui est ici-bas l’image vivante du Trône de l’Ancien des
temps. À la veille de remplir un ministère si au-dessus de Nos mérites, et auquel d’ailleurs Nous ne sommes point habitué, Nous nous sentons écrasé sous le poids dun telle responsabilité ; et il Nous faut un surcroit de confiance en Dieu pour Nous décider à l’accepter..
H Nous faudra aussi prendre place dans les consistoires
qui sont les assemblées les plus augustes qu’il y ait au monde par le caractère sacré des personnes qui les composent, par la nature des affaires religieuses et divines qui s’y traitent, et par les procédés majestueux qui y sont suivis. Là, comme Il nous le fait signifier à tous, par le Cardinal Préfet qui nous intime ses suprêmes volontés, Nous aurons à donner une opinion bien réfléchie sur la grave question qui y sera traitée, savoir, s’il convient que les Bienheureux, qui ont obtenu la palme du martyre, en mourant pour la foi au Japon, reçoivent, par la canonisation, les honneurs dûs aux Saints, sur les autels que l’Eglise élève au Dieu trois lois saint. Quel vote, N. T. C. F., quel suffrage que celui qui est ainsi requis de toutes les Eglises du monde par la bouche de leurs Evêques ! Car, il est surhumain, et il faut à l'Eglise une assistance particulière de l’Esprit Saint, pour le porter, ce jugement qui, avec une autorité infaillible, déclare à l’univers entier que tels serviteurs de Dieu sont en possession de la gloire éternelle, et qu’ils méritent les honneurs de toute la terre.
Il Nous faudra enfin assister à la cérémonie de la canonisation, déjà si pornpeuse en elle-même, pour augmenter, par Notre présence, la grandeur de cette solennité. Nous devons y comparaître en Notre qualité d’Evêque ou d’Ange de l'Eglise de Montréal, c’est-à-dire en tenant en mains, pour Nous servir encore du langage de la Sainte Ecriture, un encensoir d’or, afin d'offrir, à la droite de l’autel, beaucoup de parfums exquis à la divine Majesté, pour la bénir d’avoir donné au ciel de nouveaux citoyens, et à la terre de nouveaux protecteurs.
Mais, vous n’en doutez pas, N. T. C. F., c’est à vous tous à Nous fournir ces parfums excellents, en grande abondance, comme nous le fait encore comprendre la Divine Ecriture, puisque ces aromates sacrés ne sont autre chose que les prières et les bonnes œuvres que les saintes âmes font monter au ciel, par le ministère de leurs Pasteurs. Ils sont pour cela obligés de tenir jour et nuit à la main leurs encensoirs précieux, afin de pouvoir sans-cesse faire monter au ciel l’encens pur et odoriférant de la terre.
Or, voici, N.T. C. F., les excellents parfums que vous
nr
au-dessus mes point ids d'u ne confiance
nsistoires 1 y ait au 8 compoes qui s’y nt suivis.
Cardinal As aurons question heureux, our la foi eurs dûs lieu trois
que celui de par la
et il faut rit Saint, $ infailli-
de Dieu
méritent
* la canoigmenter, é. Nous u d’Ange n mains, Ecriture, el, beaur la bénir a terre de
st à vous n grande e la Diviont autre s saintes urs Pasnuit à la ans-cesse » la terre.
que vous
avez à préparer, pour qu’au grand jour de la Pentecôte, qui sera celui de la canonisation dont Nous vous parlons, Notre encensoir soit plein de cet encens parfumé, dont l’agréable odeur réjouit toujours le cœur de notre Dieu et de ses Saints. Votre jeûne et votre abstinence, pendant le Carême qui nous arrive ; les louables efforts que vous allez faire ur corriger tous les vices qui pourraient vous éloigner de a Sainte Table ; les pieux exercices du Mois de Marie et de St. Joseph, que vous allez tous faire, avec ferveur ; les neuvaines, retraites et {riduum, prières de 40 heures et autres pratiques saintes en usage danse vos Confréries et autres pieuses Associations, auxquelles vous allez vaquer avec un zèle tout nouveau ; enfin, la communion que vous ferez à Pâques et dans d’autres temps, pour. honorer les nouveaux Saints; ce sont là, n’en doutez pas, les vrais parfums qui laisent à Dieu et inclinent son cœur Vers la miséricorde, qu’il aime tant à exercer envers ses créatures.
Avec de telles dispositions, la grande cérémonie qui Nous fait aller à Rome, vous sera souverainement profitable. Car vous participerez, en proportion de la préparation de vos âmes, à cette abondance de biens spirituels que Dieu aime à communiquer à ses élus qui sont sur la terre pour glorifier ses Saints qui sont au ciel. Nous avons donc de part et d’autre un devoir réciproque à remplir, pour nous rendre le ciel favorable, dans ce beau jour de canonisation ; Nous, la charge de vous représenter anssi dignement que possible, dans une circonstance si solennelle, qui Nous met en spectacle au Ciel et à la terre, et vous, celle de Nous aider, par la pureté de vos cœurs et. la ferveur de vos prières, à devenir l’heureux canal de tant de grâces précieuses
ui nous sont réservées.
Nous partons, N. T. C. F., le cœur plein de cette espérance, et avec le désir de tout sacrifier nour le plus grand bien de ce Diocèse, et d’aller partout où il Nous semblera y avoir quelque chose d’utile ou de nécessaire à faire pour vous. Mais en quelque lieu que la Divine Providence conduise Nos pas, Nous demeurerons jei en esprit, et en affection. Quelles que soient les jouissances pures et délicieuses que présente la Religion, dans ces heureux jours de fête où il semble que l’on n'est plus dans ce lieu d’exil, elles ne Nous feront point oublier que vous êtes, par dessus tout et de préférence à tout, Notre joie, Notre bonheur et Notre couronne. Oh! oui, ils sont toujours trop longs ces jours que Nous passons loin de vous ; et si quelque chose peut adoucir Notre ennui, c’est la pensée que Nous travail-
lons pour vous tous, pour les pauvres comme pour les riches et dans vos plus grands intérêts temporels et éternels.
Vous serez donc toujours présents à notre esprit et à notre cœur, lorsque Nous serons aux pieds du Souverain Pontife à qui Nous devons encore rendre compte de vos âmes, lorsque Nous siégerons dans les majestueuses Cong'égations où Nous aurons à rendre témoignage de votre dévotion aux Bienheureux que la Sainte Eglise Romaine canonise ; lorsque Nous nous présenterons dans la magnique Basilique de St. Pierre, plus splendide que jamais dans ces jours de triomphe pour la Religion ; lorsque Nous visiterons les Sanctuaires si riches et si dévots de la Glorieuse Mère de Dieu, toujours Vierge Immaculée ; lorsque Nous célèbrerons l’adorable sacrifice de l’Agneau sans tache, sur les tombeaux de tant de millions de Martyrs qui ont fait de Rome comme un immense Reliquaire, comme une terre sainte, sur laquelle on ôse à peine marcher, tant on est saisi de respect ct de vénération ; enfin, en tous lieux et en tous temps, vous serez le continuel objet de Nos préoccupations les plus sérieuses et de Nos affections les plus vives et les plus tendres.
Nous comptons, en retour, sur le secours de tant de bonnes œuvres, de tant de généreux sacrifices et de tant de ferventes prières qui, pendant Notre pélérinage, se feront dans ce Diocèse, par Nos zélés Coopérateurs dans le saint ministère, par toutes les ferventes Communautés en union avec lenrs pauvres ou leurs Elèves, par toutes les religieuses familles de la ville et des campagnes ; par toutes les Associations et Confréries pieuses, qui renferment tant de cœurs innocents, dont Dieu écoute toujours la prière, parce qu’elle est pure.
Soyez tous, N. T. C. F., à jamais bénis, dans le temps et dans l'éternité. Tel est le vœu sincère et affectueux que Notre cœur ne cessera jamais de former pour votre bonheur dans ce monde et dans l’autre.
Sera le présent Mandement lu au prône de toutes les Eglises dans lesquelles se célèbre l'Office Public, les Dimanches et Jours de Fêtes qu’il plaira aux Pasteurs chargés de la desserte de ces Eglises ou Chapelles, de choisir pour en faire le sujet de leur instruction.
Donxé à Montréal, le vingt-d'ux Février, consacré à honorer la Chaire du Bienheureux Pierre à Antioche, en
rene TEEN
ne pour les rels et éter-
esprit et à 1 Souverain mpte de vos euses Conge de votre ise Romaine is la magnique jamais Jrsque Nous s de la Glolée ; lorsque gneau sans Martyrs qui aire, comme archer, tant n tous lieux de Nos préons les plus
tant de bont de tant de e, se feront lans le saint (és en union les religieur toutes les nent tant de rière, parce
ins le temps ectueux que otre bonheur
le toutes les ic, les Disteurs char- , de choisir
nsacré à hontioche, en