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minister Jesu Christi. (Timoth. 4. 6). Nous vous dirons à vous aussi, notre cher troupeau, que nous devons conduire dans les pâturages du Seigneur : Ecoutez la parole de Dieu annoncée par vos pasteurs légitimes, mettez-la en pratique et vous serez semblable à l'homme sage qui a bâti sa maison sur la pierre. Omnis ergo qui audit verba mea hœc, et facit ea, assimilabitur viro sapienti, qui ædificavit domun suam suprà petram (Matth. 7. 24).
Gi nous avons à trembler sous le poids de nos sollicitudes, nous avons aussi fe grands sujets de consolation à la vue des fruits de salut que le Seigneur a produits sous nos yeux, en faveur de son église en Canada, et de ce diocèse en particulier.
Un vice déplorable, qui s'attaque à la racine de l'arbre social pour en intercepter la sève et en empoisonner les fruits, l'intempérance se répandait comme un incendie, traînant à sa suite la misère et les larmes. Ce vice abrutissant se jouait des pleurs de la famille et des angoisses de l’orphelin. A la voix des ministres zélés de Jésus-Christ, presque toutes les paroisses de ce diocèse, guidées par cet esprit de charité qui est le fondement de la perfection chrétienne, ont embrassé l'abstinence totale, et même ont adopté pour symbole de ieur engagement la croix, ce signe vénérable de salut, qui éclaire ct encourage par les grands souvenirs qu’il rappelle à l’âme fidèle. Par l'exemple et le dévouement des bons, les coupables et les faibles se sont relevés, pour suivre le même étendard; et devant cette sainte armée le démon de l’intempérance a pris la fuite.
Nous voyons aussi l'Association pour la Propagation de la Foi produire des fruits précieux de ferveur pour les fidèles, et de consolante lumière pour ceux qui n’ont pas le bonheur de pourvoir puiser à la source même des grâces. Espérons que cette œuvre admirable de la charité prendra de nouveaux accroissements. Des considérations puissantes et toutes locales se présentent pour ranimer le feu de la charité dans vos cœurs. Voilà que des établissements nombreux de colonisation réclament impérieusement des secours spirituels. La jeunesse du pays, au lieu d’émigrer dans les pays étrangers, pour ÿ chercher une fortune souvent imaginaire, se répand aujourd’hui sur les terres du Canada, et attaque avec courage ces forêts qui recouvrent un sol fertile qui n'attend que la charrue pour produire des fruits abondants. La religion doit les y précéder et les encourager dans leurs durs travaux. Elle devra donc compter sur votre coopération pour cette œuvre si éminemment sainte et charitable ; or c’est par
l'obole de chaque semaine que vous porterez au pied du trône de Dieu le mérite d’avoir secouru vos frères.
Nous voyons se continuer avec succès l'usage des retraites spirituelles qui s’est heureusement introduit dans les paroisses. C’est là que la grâce miséricordieuse va chercher le pécheur endurci pour le reconcilier avec Dieu, cette grâce qui ranime en-même-temps les tièdes, et répand partout une sainte ferveur, qui nous montre que la main de Dieu s'est levée pour nous bénir. C'est là encore que se forment d’une manière durable des confréries pieuses, de saintes associations de prières, qui unissent tous les membres de la société en un même esprit de charité et de fraternité, sur lequel repose l'ordre et le bonheur des familles.
Cependant, N.T. C.F., nous avons encore à combattre des ennemis toujours acharnés à bouleverser le royaume fondé par Jésus-Christ. (C’est nous, ministres des autels, qui devons être à la tête de la sainte milice pour la guider dans la mêlée et lui assurer la victoire. Nous sommes les interprètes des volontés divines, et nous devons faire entendre, avec force et persévérance, la parole de vie qui éclaire, réchauffe et fortifie. Non enim vos estis qui loquimini, sed spiritus patris vestri, qui loquitur in vobis. (Matth. 10. 20).
Nous avons à combattre le luxe qui se glisse comme une fièvre dans les veines de la société, et devient une cause de ruine, de corruption et d’injustices.
Nous avous à combattre cet esprit d’orgueil et d’insubordination qui ose appeler liberté la licence de tout dire et de tout faire, et ne veut reconnaître de frein que là où s'arrête la puissence de la passion ou de l’égoïsme.
Nous avons à combattre le monstre de l’impiété et de l'irréligion, qui, après avoir bouleversé et ensanglanté le vieux monde, cherche à s’introduire dans notre société paisible et morale, pour exercer les mêmes ravages et s'élever sur ses ruines.
Animé et soutenu par vos prières, N. T. C. F., secondé par votre active coopération, Ô vous, nos chers collaborateurs, ministre du Dieu de charité, nous entreprendrons ces combats du Seigneur, et nous consacrerons au bonheur de notre troupeau tous les instants de notre existence jusqu’à notredernier soupir.
C'est dans nos visites pastorales que nous pourrons connaître mieux les maux de nos ouailles ; c’est en visitant chaque partie du grand troupeau confié à notre sollicitude que nous pourrons en connaître les misères et les souffrances, et les soulager plus efficacement.
C'est dans cet esprit que nous entreprenons la visite épiscopale du diocèse.
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Vois dévez considérer cètte visite aveé les yeux de là foi et dé là réligion qui vôüs réndront dignés d’én retiret les fruits. Beati qui dudiint vérbuin Dei et custodiunt illud (Marc, 11. 28). Vous ÿ enténdrez la parolé sainte annoncée pat hôus tnême au nom du Sérgniéur, et pat les prêtres qui nous accompagneront pour nous aider à purifier de plus éñ plus vos consciences. Rendez-vous pareillettiéht dôbilés aux àvis que vous donneront vos püsteurs, pour vous préparer à nôtre Visité et vous én faire profiter.
Nous nié pouvons trop vous le répéter, N.T. C F,, sachez apprécier le bonheur dont jouit éhicore votte mère, là sainte Eglise du Canada, de posséder le ésot inéktimitbile de 1h vtiie foi ét de la paix qui en est le fruit. Vôus entendez grotidèr la termipéte nu delà dés mufs. Des peuples qui avaient d’abord été dociles à la voix de Dieu et des pasteurs chargés de les instruire, ont prêté l'oreille à la voix trompeuse d'une prétendue indépendance, qui n’est qu’un assujétisséäent au joug dé l'orgueil et de l'égoïsme; mais bientôt ils ont vu leurs jouts dè bonheur et de vraie liberté s’évanouir comme la fumée, les calamités dé tout geñré sillonnér leur sol, et 16 flambeau de la foi, emporté par les vents, est allé éclairer d’autres nations plus capables et plus dignes d’en jouir. Auwferetur a vobis reÿnum Dei, ét dabitér genti facienti fructus ejus, (Math. 21).
Notre but est uniquement de vous affermir de plus en plus dans la foi, de cohéolét ceux qui sont dans l’affliction, de ramener les pécheurs, d'encourager cenx qui sont dans la bonné voie, ét enfin de sanctifier vos enfants par les grâces du Saint-Esprit conférées dans le sacrement de la confirmation, dont l’administration sera un des principaux exercices de la visite épiscopale,
À CES CAUSES, après avoir supplié Jésus-Christ, le pasteur des pasteurs, de nous accorder le secours de ses lumières, et de répandre son esprit sur nous, sur les prêtres qui nous accompagneront, et sur vous tous, N.T. C. F., nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Nous nous rendrons dans la paroisse de
après-midi.
Environ wtie démi-hsure après miotié arrivée, l’on donnera une instruction familiére ou conférence, après laquelle nous partirons du presbytère pour faire notre entrée solennielle à l'église de la manière prescrite paï le rituel. Après l'entrée et une exhortation, nous donnerons li bénédiction du S. Sacréimént à la suite de laquelle l'ofdre des autres exercices de la visite sera expliqué. 92 Nous ferons, à commodité, la visité du tabéïniäcle, dès fonds Baptisriaux,
ainsi que l'examen des comptes de la fabrique, que les marguilliers tiendront prêts à nous êtres présentés. Nous ferons une attention particulière à l'exécution des ordonnances données dans les visites précédentes.
3° M. le curé nous présentera un inventaire du linge de son église, ainsi qu'un tableau des indulgences et messes de fondation, s’il y en a.
49 Comme le nombre des paroisses que nous avons à visiter est considérable, il est devenu nécessaire d’abréger le temps de la visite épiscopale dans chacune d'elles, En conséquence, nous avertissons que les prêtres qui nous accompagneront entendront d’abord les confessions de ceux qui devront être confirmés, et qu’ils n’entendront celles des autres paroissiens qu'autant que l'œuvre, à laquelle les circonstances nous forcent de nous borner, leur laissera le temps de le faire.
5° Nous laisserons la paroisse de le à deux heures de l'après-midi, et Messieurs les marguilliers nous procureront, ainsi qu'aux personnes de notre
suite, les voitures précisément nécessaires pour nous transporter à la paroisse suivante.
Sera le présent mandement lu au prône de la messe paroissiale le premier dimanche après sa reception.
Donné à Québec, en notre Palais Archiépiscopal, sous notre seing, le sceau
de nos armes et le contre-seing c'e notre Secrétaire, le mil huit cent cinquante
ob P. F, ARCHEV. DE QUÉBEC,
Par Monseigneur,
Epmonp LanGEvin, Ptre.
Secrétaire,
NoTe conNrIDENTIELLE.—La visite épiscopale ne pouvant produire le bien que l’on en doit attendre, si l’évêque visiteur n’est pas mis au fait tant du bien qu s'opère dans les paroisses que des abus qui peuvent y exister, Messieurs les curés sont priés de dresser d’avance, et de nous remettre, dès notre arrivée dans leurs paroisses, des notes qw’ils jugeront propres à remplir cet objet.
Nous croyons devoir avertir que personne ne doit se présenter à la confirmation revêtu de L’habit clérical, et que tous ceux qui seront confirmés devront se présenter dans la nef de l’église et non dans le sanctuaire.
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