‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 2)Chapitre 105 sur 122 · AWA · texte numérisé non relu

AWA

DÉCRET

Urpis ET ORBIS.

Entre un grand nombre d'actes de vigilance apos. tolique, par lesquels Sa Sainteté Léon XIII, depuis qu'il exerce Ia charge du Souverain pontilicat, applique ses efforts et ses soins à rétablir, avec l'aide de Dieu, l'Eglise et la socicté entière dans la tranquillité tant désirée, brille plus éclatante que le jour la Lettre Eneyelique | Supremi Apos o'atus, du ler septembre 1883, touchant la solennité a donner, durant tout le mois d'octobre de cette année, au tres-saint Rosaire de la (3orieuse Marie, Mere de Dieu.

Ce fut assurément par une providence spéciale de Dieu que fut inaugurée cette célébration surtout en vue d'implorer, dans les circonstances pi sentes, le secours très-puissant de la Reine du Ciel contre les ennemis du nom Chrétien, de protéger l'intégrité de la foi dans le troupeau du Seigneur et d'arracher du sentier de la perdition éternelle les àmes rachetées au prix du sang divin. Et, soit les fruits trés-joyeux de piété chrétienne et de confiance en la céleste protection de la Vierge Marie, cueillis, en ce mois. d'une œuvre si salutaire, dans tous les lieux du monde catholique, soit les calamités toujours persistantes furent cause que l'année suivante, 1884, le

29 aoüt, parut une autre Lettre Apostolique, Swperiore Anno, portant les mémes exhortations et prescriptions pour dédier le prochain inois d'octobre en l'honneur dela Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, toujours avec la méme solonnité de culte et la même ferveur dans la piété; car la persévérance dans l'entreprise est le fruit principal d'une bonne œuvre, comme elle est le gage de la victoire à remporter. S'attachant à ces pensées, considérant que beaucoup de maux nous assaillent encore de toutes

parts, tandis que l'on voit demeurer constantes et fleurir dans le peuple chrétien cette foi qui opère par la charité, cette vénération, cette confiance presqu'immense en la très-aimante Mère de Dieu, Le Maint Père veut que présentement on persevere partout dans la prière en un:on avec Marie Mère de Jésus, avee un zèle et une ardeur toujours plus intense Il en est arrivé à l'espérance certaine que Celle qui, seule, a détruit toutes les hérésies dans le monde entier, si nous faisons nous-mêmes de dignes fruits de pénitence, fléchira enfin le courroux vengeur de la divine justice et amènera le salut et la paix.

C'est pourquoi, tout ce qui a été statué les deux années précédentes, concernant le mois où se célèbrent les solennités de la Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, pour cette année également et aussi pour les années suivantes le Naint Pére le prescrit et le règle, tant que durera la même situation lamentable des affaires de l'Eglise et des affaires publiques et tant qu'il ne sera pas donné à l'Eglise de rendre graces à Dieu pour la pleine liberté rendue au Nouverain Pontife. Il décrete donc et ordonne que chaque année, du premier jour d'octobre au deuxiéme jour de novembre suivant, dans toutes les églises paroissiales du monde catholique et dans tous les oratoires publie dédiés à la Mère de Dieu, ou méme dans d'autres au choix et au bon plaisir des Ordinaires, on récite chaque jour cing dizaines au moins du Rosaire de Marie avec les Litanies de Lauréte; sion le fait le matin, que la Messe se célèbre pendant les prières; si c'est après midi, qu'on expose le Très-Saint Sacrement de l'Eucharistie, qu'ensuite les fidèles soient gratifiés de sa bénédiction. I] désire aussi que les Confréries du Saint Rosaire, là où on y est autorisé par les lois civiles, fassent publiquement des processions solennelles.

ites et opère fiance eu, Le sevère ère de s plus Le que s dans ies de irroux alut et

deux où se Vierge ent et ére le | situa- VMlalres Eglise liberté one et r d’oc- , dans iolique [ore de au bon r einq "ec les que la > apres "nt de ifiés de ries du les lols 'essions

Renouvelant chacune des indulgences concédées ailleurs, à tous ceux qui aux jours fixés assisteront à la récitation publique du Rosaire et prieront aux intentions de Sa Sainteté et à ceux également qui empéchés par une cause légitime diront privément les mêmes prières, le Saint Pere concede pour chaque fois une indulgence devant Dieu de sept années et de sept quarantaines. A ceux qui durant le temps susdit accompliront cette méme récitation au moins dix fois ou en public dans les églises ou en particulier, s'ils sont légitimement empéchés, apres qu'ils se seront purifies par la confession sacramentelle et fortifiés par la sainte communion, Il leur accorde du trésor de l'Eglise l'indulgence pleniere de leurs péchés. Ce pardon très entier et cette rémission des peines, il les accorde également à tous ceux qui, soit le jour'méme de la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire, soit l'un des huit jours suivants, auront recu les sacrements comme il a été dit ci-dessus et auront, selon son intention, adressé, dans quelqne (difice sacré des supplications à Dieu et à Sa Très Sainte Mere.

Pourvoyant à ce sujet au bien des fidèles qui, vivant à la campagne, sont retenns par la culture de leurs champs surtout au mois d'octobre, Sa Sainteté accorde que les exercises ci-dessus désignés, méme avee les saintes indulgences, puissent, dans ces lieux, etre différés jusqu'aux mois suivants ou de novembre ou de décembre, au sage jugement des Ordinaires.

Sa Nainté a ordonné que le présent décret sur tous et chacun de evs points fut émis par la Sacrée “ongrégation des Rites et qu'il fut transmis à tous les Ordinaires des lieux pour être fidèlement exécuté.

20 août 1885. D. CARDINAL BARTOLINIUS, Préfet de la S. C. des KR.

Page 1