‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 122 · DA · texte numérisé non relu

DA

MONSEIGNEUR LEVEQUE D'OTTAWA

Pour publier des prières prescrite par S. S.

le Pape Léon XIII.

Par la Miséricorde de Dieu et la Grace du Saint Siege Apostolique, Evéque d'Ottawa, Assistant au Trone | Pontifical, etc.

Au Clergé, aux Communautés Religieuses et aux Fidéles du Diocése d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre-Seigneur.

Nos Tres CHERS FRÈRES,

L'Eglise une, sainte, catholique, apostolique et romaine est, vous ne l'ignorez pas, journellement exposée à de graves épreuves: la piété chrétienne, la moralité publique, la foi elle-méme, qui est le bien supréme et le principe de toutes les autres vertus, tout cela est chaque jour menacé des plus grands périls,

— isis LTT ELT LL TT ne

C'est une chose des plus douleureuses et des plus lamentables de voir tant d’Ames, rachetées par le sang de Jésus-Christ, arrachées au salut par le tourbillon d'un siècle égaré, et précipitées dans l'ubime et dans une mort éternelle.

Toutelois plus les calamités dont l’église souffre sont grandes plus le Vicaire de Jésus Christ se sent pressé de veiller avec soin à sa garde et à son intégrité ; plus les âmes sont exposées à se perdre plus sa charité et son zèle s’enflamment. Aussi, l'héroique Léon XIII s'efforce-il par tous les moyens de défendre les droits de l'épouse du Christ, de prévoir et de repousser les dangers quila menacent et qui l'assaillent.

Mais comme toutes les victoires de l'Eglise ont été remportées par les secours que Dieu lui-même a fait arriver en temps opportun, et par la force de son bras tout puissant, notre bien aimé Pontife ne se contente pas d'appeler dans les rangs de l'armée de Dieu, tous les hommes de bonne volonté qui, sur le trône, à la tête des gouvernements ou simples sujets, comprennent que l'Eglise seule à la solution des difficultés qui enlacent les sociétés modernes. mais il met sa plus grande diligence à implorer l'assistance des secours divins avec l'aide desquels ses labeurs et ses soins peuvent arriver àun heureux résultat, A cette fin, le Pape estime que rien ne saurait étre plus efficace et plus sür que de se rendre favorable la sublime Mére de Dieu, la Vierge Marie.

Ce fut toujours, nous rappelle-t-il, le soin principal et solennel des catholiques de se réfugier sous l'égide de Marie dans les temps troublés et dans les circonstances périlleuses. L'Eglise catholique à toujours mis, et avec raison, toute son expérience et sa confiance en la Mère de Dieu qui jouit d'une faveur tout à fait extraordinaire auprès de son divin Fils. Cette piété s'est manifestée tout particulièrement quand la violence des erreurs répandues, ou une

t des plus es par le ar le touris l'abime

se souffre ist se sent

et à son erdre plus l'héroique de défen- ‘voir et de et qui l'as-

Eglise ont lui-même a force de Pontife ne de l'armée té qui, sur »u simples la solution modernes.

orer l'assislesquels ses n heureux que rien ne e se rendre erge Marie.

in principal sous l'égide les circons- |! à toujours *e et sa conl'une faveur divin Fils.

culièrement ues, ou une

corruption intolérable des meeurs, ou les attaques d'adversaires puissants ont semblé mettre en péril l'Eglise militante.

"est pourquoi à l'approche des solennels anniversa “es qui rappellent les bienfaits nombreux et consiaérables qu'à valus au peuple chrétien la dévotion au Saint Rosaire, Léon XIII, veut que cette année cette dévotion soit oh & d'une attention toute particuliere dans le monde catholique en l'honneur de la Vierge Souveraine, afin que par son intercession il obtienne du divin Fils de Marie un heureux adoucissement et un terme à ses maux, et le retour des ames égarées, à la vérité et à la vertu. 1l constate que de nos jours nous avons autant besoin du secours divin qu'à l'époque ot le grand Dominique leva l'étendard du Rosaire de Marie à l'effet de guérir les maux de son époque; il rappelle des victoires insignes obtenues par la récitation du Saint Rosaire. D'où il conclue que si nous employons ce méme moyen, nous ponrrons voir disparaitre les calamités dont souffre notre époque. Dans ce but, le Souverain Pontile engage vivement tous les chrétiens à réciter, le Rosaire tant en publie qu'en famille et à ne pas cesser ce saint exercice. ll exprime le désir que, spécialement cette année, le mois d'octobre soit entièrement consacré à la Sainte Reine du Rosaire. Voici maintenant ce qu'il prescrit :

lo. Que dans tout le monde catholique, pendant cette année, on célébre solennellement et par des offices spéciaux et splendides la féte du Saint-Rosaire,

20. Qu'à partir du premier jour du mois d'octobre jusqu'au deuxiéme de novembre, dans toutes les églises où s'exerce la charge d'àme et méme dans les autres églises ou chapelles dédiées à la Sainte Vierge, on dise au moins cinq dizaines du Rosaire c'est-à-dire le chapelet, en y ajoutant les litanies de la Sainte Vierge ;

80. Que, en méme temps que seront récitées ces prières, le saint sacrifice de la messe soit célébré ou la bénédiction du Tres Saint Sacrement soit donnée. Ensuite le Pape approuve que des processions solennelles soient faites.

Pour engager les fidèles à faire ces prières et à assister aux offices, le Vicaire de Jésus-Christ daigne ouvrir le trésor de l'Eglise et accorder les indulgences suivantes :

lo. A tous ceux qui, du ler octobre au 2 novembre auront assisté à l'exercise de la récitation publique du Rire avec les Litenies, et auront prié selon son intention, une indul» ence de sept ans et de sept quarantaines, à gagner chaque fois. La même indulgence est accordée à ceux qui, empêchés par une cause légitime de concourir à ces prières publiques, les auront faites dans leur particulier dans la même intention.

20. A tous ceux qui, pendant le temps désigné soit publiquement dans les temples sacrés, soit dans leurs maisons (par suite d’excuses légitimes) auront au moins dix fois pratiqué ces pieux exercices, et qui après s'être confessés, se seront approchés de la sainte table.

30. À tous ceux qui, le jour de la fête du Saint Rosaire ou l’un des huit jours suivants, après avoir également épuré leur âme par une salutaire confession, auront reçu la sainte eommunion et auront, dans quelque église ou chapelle, prié Dieu et sa

Sainte Mère pour le. nécessités de l'Eglise selon son intention, une indulgence plénière. Pour mieux vous communiquer la pensée du Nouverain Pontife, nous vous avons répété presque mot à mot, une grande partie de la Lettre Encyclique que Léon XIII, vient d'adresser (ler septembre) aux Evéques du monde entier pour les engager à demander, en son nom, aux fideles confiés à leurs soins, de passer le mois d'octobre à prier Dieu par l'entremise de

écitées ces célébré ou pit donnée.

sions solen-

yriéres eta rist daigne les indul-

u 2 novemrécitation et auront

de sept ans

ie fois. La

, empéchés

ces prières

iculier dans

ps désigné 's, soit dans mes) auront cices, et qui chés de la

e du Saint aprés avoir aire confes-

et auront, Dieu et sa se selon son our mieux ain Pontife, a mot, une

que Léon ux Evéques 'mander, en is, de passer itremise de

Marie, pour obtenir la cessation des maux dont souffre l'Eglise. Nous avons l'espoir, N. T. C. F,, que personne d'entre vous va refuser de prier, de se confesser et de communier à l'intention du Grand Pape qui, à plusieurs reprises, a témoigné de sa bienveillance particuliere non seulement pour le diocése d'Ottawa en général, mais aussi pour ses communautés religieuses, son clergé, son college et ses professeurs et méme pour celui qui, malgré son indignité, à la charge de vor âmes. A ces causes, le Naint Nom de Dieu invoqué, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

lo. Le désir et l'ordi» du Pape quant aux prières à réciter, aux confessions et aux communions à faire pendant le mois d'octobre prochain, sont promulgués.

20. A partir du ler d'octobre jusqu'au deux novembre dans toutes les églises et chapelles ou se célebre le saint sacrifice, thaque matin aprés la messe ou le soir à une heure convenable, le prêtre desservant, ou tout autre nommé par lui, récitera à haute et intelligible voix au moins cinq dizaines du Rosaire et les Litanies de la Sainte Vierge.

3o. Les prétres desservants devront faire ces prières le matin ou le soir selon qu'ils espereront avoir une assistance plus grande aprés la messe ou dans la dernière partie du jour.

4o. Le Saint Sacrement sera exposé avant la récitation de ces priéres qui seront suivies du Salut solennel e. de la bénédiction avec la Sainte Hostie exposée dans l'ostensoir.

5o. Des processions en l'honneur de la Sainte Vierge seront faites dans toutes les églises paroissiales le jour de la féte du Saint Rosaire.

Nous permetions ces processions en dehors de l'Eglise, là où elles pourraient se faire sans inconvénients.

6o. La féte du Saint Rosaire sera célébré avec la plus grande pompe possible.

| Mera notre présent Mandement lu et publié au

! próne de toutes les églises et chapelles paroissiales, et en chapitre dans les communautés religieuses, dimanche prochain.

| Donné à Ottawa, en notre palais épiscopal, sous | notre seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de | Notre Seerétaire, ce vingt-quatrieme jour de sep-

tembre mil huit cent quatre vingt trois, en la tête de Notre-Dame de la Merei.

+ J. THOMAS, Ev. D'OTTAWA.

Par Mandement, J. SLOAN, Ptre.

Seeréiaire.

publié au 1roissiales, eligieuses, opal, sous 'e-seing de ir de sepen la téte

YOTTAWA.

nt, Ptre.

Seeréiaire.

8ième SERIE—No. 5.

du, Med LETTRE PASTORALE

MONSEIGNEUR L'ÉVEQUE D'OTTAW A

Sur le Rosaire.

Par la Miséricorde de Dieu et la Grace du Saint Siège Apostolique, Evéque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, ete.

Au Clergé, aux Communautés Religieuses et aux Fidèles du Diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre-Seigneur.

Nos Très CHERS FRÈRES,

Notre Père commun est toujours prisonnier dans son palais du Vatican. Cette captivité du Pape se continue au grave détriment de l'Eglise universelle, de tous les peuples, de toutes les nations, de toutes les tribus de la terre; la société civile, comme la société religieuse, a tout à perdre si cet état de chose ne se modifie pas, ou même n’est pas complètement changé.

L’enfer et les ennemis de la religion ne cessent de faire des efforts pour empêcher la délivrance du Vicaire de Jésus-Christ. et ils réussissent à entretenir toutes sortes de préjugés, de préventions ; à renouveler les plus audacieuses attaques contre le Siège Apostolique. Les sociétés secrètes travaillent sans relâche à miner les fondations de l'édifice chrétien.

Des catholiques même se prêtent assez souvent, sans trop s'en rendre compte peut-être, aux manœuvres sataniquement inspirées par l'ennemi de tout bien et habilement dirigées par les chefs occultes de l'armée du mal.

Léon XIII ne peut plus compter, selon toute apparence, sur un secours humain assez fort pour se soustraire aux maux dont il souffre, Il le dit, il faut que Dieu se lève et que de son bras tout-puissant, il dissipe ses ennemis.

C'est pourquoi il prie le Seigneur de venir à son aide. Mais comme la priére commune est plus efficace, le Saint-Pére par Son Encyclique du ler Septembre dernier, demande a toute la famille catholique de s’unir à la prière qu'il offre à Dieu par l'entremise de la Vierge Marie

Nos Très Chers Frères, nous aimons à nous pei* suader qu'aucun d'entre vous ne négligera d'assister aux prières publiques qui doivent se faire, pendant ce mois, sur l'ordre et à l'intention du Souverain Pontife, et que ceux qui en seront légitimement empéchés réciteront en famille ou en leur particulier le Chapelet ou le Rosaire et les Litanies de la Ste. Vierge. Toutefois pour vous y engager plus fortement, nous venons aujourd'hui vous entretenir du Rosaire afin que, comprenant bien ce qu'est cet exercice de piété, vous y soyez fidèles chaque jour, et vous coopériez ainsi à l'obtention du triomphe de l'Eglise.

cessent de ivrance du nt à entreventions ; à | contre le travaillent e l'édifice

Z Souvent, IX Manceuni de tout oceultes de

elon toute fort pour Il le dit,

| son bras

renir à son plus effi- | ler Sepcatholique ar l'entre-

nous pei* 1 d'assister ^ pendant Souverain itimement particulier | de la Ste.

jus forteretenir du qu'est cet que jour, omphe de

C'est Marie, la Mére de Jésus, qui a révélé le Rosaire à Saint Dominique, alors qu'il préchait contre les erreurs des Albigeois. Ce grand saint obtint les succés les plus importants dés qu'il eut commencé à précher cette dévotion: les conversions s'opérérent en foule.

Le Papeal'espoir que l'Eglise va, une fois de plus, remporter une insigne victoire par la pieuse récitation du Rosaire.

Le monde va mal parce qu'il est dansles ténébres produites par l'ignorance, la falsification de l'histoire, etc. ; parceque le froid de l’égoisme gagne les cœurs; parceque l'homme veut se mettre à la place de Dieu; parceque le diable qui a inventé une contrefacon de l'Eglise ne réussit que trop à enrégimenter dans sa société des hommes qui devraient la combattre.

Le Rosaire sera la lumiére qui dissipera ces ténèbres; la chaleur qui réchauffera les cœurs; la priére qui raménera les chrétiens à la pratique de l'humilité et de toutes les vertus ; le drapeau derrière lequel se fortifieront et combattront les soldats du Christ.

Le Rosaire est une lumiére. L'enseignement ^amplet de la foi s'y trouve reproduit en quinze

rands tableaux. Ces tableaux sont les mystères de ia religion : l'Incarnation, la Rédemption, la Résurrection, la Glorification. La vie de Jésus, la vie de Marie, leurs souffrances, leurs morts, leurs triomphes sont rappelés par le Rosaire. Le Sauveur et sa Mère nous y apparaissent pour nous éclairer et nous encourager par leurs exemples.

Le Rosaire est une chaleur qai réchauffe les cœurs, les rapproche des cœurs de Jésus et de Marie, tous deux brülants d'amour pour Dieu et pour nous ; il les unit à ces cœurs parfaits, et les porte à tous les sacrifices, à toutes les vertus dont Jésus et Marie ont été les plus sublimes exemplaires.

OE Py a 6 METTLE a Rare ARCADE Dis

Le Rosaire est une prière, Qu'est-ce done qu'une prière ? C’est un acte de foi, un acte d’espérance, un acte d'amour; c'est l'expression de la confiance au Seigneur; c'est la preuve de l'humilité ; c'est le recueillement, la paix de l'àme et du cœur, l'union de l'homme à Dieu. Le Rosaire est tout cela.

Oh! qu'elle est belle la priére du Rosaire! Elle commence par le Credo qui résume la doctrine préchée par les apôtres. Peut-il y avoir ténèbres là ou luit le flambeau de la foi ?

Après l’acte de foi c'est le Pater que Jésus nous a lui-méme appris. L'ordre voulu par le Créateur ne se rétablira-t-il pas si le Père qui est aux cieux est reconnu par ses enfants ?

C'est ensuite l'Ave Maria, sublime invocation à la Vierge commencée par Gabriel, poursuivie par Elizabeth et achevée par l'Eglise. Marie qui a extirpé les hérésies anciennes, saura dissiper les erreurs modernes.

C'est enfin le Gloria Patri, vive aspiration pour louer la Trinité Sainte à laquelle rien ne peut résister. Ceux qui ne veulent pactiser en aucune maniere avec les ennemis de l'Eglise, les bons catholiques vont, pendant ce mois, se ranger en bataille sous le commandement du grand Chef pour hater le triomphe du Seigneur sur satan; ils vont arborer le drapeau du Rosaire. Le Rosaire sera, en leurs mains. une arme puissante.

Voilà notre devoir à tous, Nos Trés Chers Fréres : sachons le remplir avec toutes les dispositions requises pour toucher le Cœur Sacré de Jésus, et faire arriver de nouveau sur la terre comme au ciel le regne de Dieu. Que chacun donc récite fidèlement, tous les jours, soit à l'Eglise s'il le peut, soit au moins en son particulier, le Chaplet et les litanies de la Ste. Vierge.

one qu’une espérance, a confiance té; c'est le ur, l'union cela. ,

salire! Elle a doctrine ténébres là

Jésus nous le Créateur aux cleux

ocation à la 'suivie par iie qui a lissiper les

ation pour 1 ne peut en aucune pons cathoen bataille pour hâter ont arborer , en leurs

ers Frères :

ositions resus, et faire au ciel le fidèlement, ut, soit au es litanies

E. Sera notre présente Lettre Pastorale lue au prône dans toutes les église et chapelles paroissiales, et en chapitre dans les Communautés religieuses, dimanche prochain, fête du Saint-Rosaire.

Donné à Ottawa sous notre seing, le sceau du diocèse, et le contre-seing de Notre Secrétaire ce premier jour d'octobre mil huit cent quatre vingt trois.

tJ. THOMAS, Ev. d'OrTAWA.

Par Mandement J. SLOAN, Ptre.

Secrélaire.

S i RU SR TN ONE py

aa

8ième SERIE—No. 6.

MAN DEMEN'T MONSEIGNEUR LEVEQUE D'OTTAWA

Sur les prières à faire pour l'Eglise.

LL OL re re rere rere rare LS. Le de

Par la Miséricorde de Dieu et la Grace du Saint Siège Apostolique, Evéque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, etc.

Au Clergé, aux Communautés Religieuses et aux Fideles du Diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre-Seigneur.

Nos TRès CHERS FRÈRES,

Léon XIII, lillustre captif du Vatican, “au milieu des maux si graves qui nous assigent, et en prévision des maux plus graves dont 'a menace n'est pas encore éloignée de nous" a de nouveau demandé et ordonné des priéres pour obtenir ‘la protection particulière de Dieu."

lo. Dans un bref en date du 24 décembre 1883, le Souverain Pontife exhorte et adjure tous les lidèles à prendre et à conserver lhabitude quotidienne du Rosaire. Il y déclare son désir que cette sainte prière, dont l'efficacité est certaine, soit récitée chaque jour dans l'église principale de

chaque diocèse, et, dans les églises paroissiales les jours de fête,

20. En perpétuelle mémoire des exercices du mois d'octobre dernier, suivis partout avec une piété admirable, et pour implorer “l'aide propice " de la Vierge Immaculée, Marie, Mère de Dieu, le Pape décrète que, dans les litanies laurétanes, on ajoute désormais linvocation: Reine du très saint Rosaire, priez pour nous.

80. Par un décret de la S. Congrégation des Rites, en date du 6 janvier de cette année, il est ordonné, au nom du Saint-Pere, que, dans tout le monde catholique, les prières prescrites en 1859 par le Pape Pie IX, de sainte mémoire, dans les Etats Pontificanx, soient récitées à la fin de chaque messe basse.

N. T. C. F., les raïsons pour lesquelles le Vicaire de Jésus-Christ a convié et convie encore le peuple chrétien à la priere publique vous ont déjà été, il est vrai, maintes fois données, mais il ne sera pas inutile de les résumer ici. Voici ce que ne cesse de répéter Léon XIII: “L'Eglise est attaquée nonseulement par des entreprises particulières, mais souvent par des institutions et des lois civiles : les plus étranges nouveautés d' opinions s'attaquent à la sagesse chrétienne, de sorte qu'il faut défendre son salut et le salat publie contre des ennemis acharnés, conjurés pour tenter les derniers efforts,"

Nous livrons ces paroles, N. T. C. F., à votre plus sérieuse méditation, et Nous vous conjurons de prier dans les intentions de notre Père commun.

Il ne sera pas frustré dans son espoir car la prière est plus puissante que les puissants de ce monde. La promesse de Notre-Seieneur nous sufht pour croire que tout ce que nous demanderons nous sera accordé.

A ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, nous réglons et ordonnons ce qui suit :

woisslales les

exercices du it avec une ide propice ” | de Dieu, le iurétanes, on du très saint

régation des année, il est dans tout le sen 1859 par ans les Etats haque messe

es le Vicaire sore le peuple t déjà été, il | ne sera pas 1e ne cesse de ittaquee non- ‘ulières, mais is civiles: les attaquent à la défendre son mis acharnés, B,

., à votre plus conjurons de ' commun.

r car la priere le ce monde.

is suflit pour ons nous sera

hvoqué, nous

lo, La traduction des décrets dont mention a été lnite plus haut sera lue à la suite du présent mandement.

2o. Les prières prescrites, auxquelles une indulgence de 300 jours est attachée, seront récitées à haute et intelligible voix à la suite de toutes les messes non chantées,

3o. L'oraison pour le Pape cesse d’être de mandato.

4o. Les litanies de la Ste. Vierge continueront de a se dire les dimanches à la grand'messe seulement.

50. Nons exhortons les fidèles à venir, lorsqu'ils le pourront, réciter le chapelet dans l'église de leur paroisse,

60. Généralement tous les dimanches et jours de fête, immédiatement avant lexposition du Très- Naint Sacrement pour le Salut et la Bénédiction, on récitera le chapelet.

Nera le présent mandement lu et publié au próne des églises et chapelles paroissiales, et en chapitre dans les Communautés Religieuses, le premier dimanche après sa réception.

Donné à Ottawa sous notre seing, le sceau du diocese et le contre-seing de notre Secrétaire, ce deuxieme jour de février mil huit cent quatre vingtquatre, féte de la Purification de la B. V. Marie. |

+ J. THOMAS, Ev. D'OTTAWA.

Par Mandement,

J. SLOAN, Ptre.,

Secrétaire.

LEON XIII, PAPE, Ad perpetuam rei memoriam.

" Bien que ce salutaire esprit de prière, grâce et gage tout ensemble de la miséricorde divine, que Dieu a promis autrefois de répandre sur * la maison de David et sur les habitants de Jérusalem,” ne manque jamais dans l'Eglise catholique, il semble cependant exciter plus vivement les âmes alors que les hommes redoutent comme immédiat ou menacant un grand péril pour l'Eglise ou Etat. En effet, aux heures d'inquiétude, la foi et la piété envers Dieu sont d'ordinaire plus excites, parce que moins on voit paraitre de secours humains en vue des événements, plus on. comprend la grande nécessité du patronage céleste,

‘“ C'est ce que nous avons pu remarquer récemment lorsque, ému des longnes amertumes de l'Eglise et de la difficulté des temps oü nous sommes, Nous avons fait appel à la piété des chrétiens par notre lettre encyclique, où Nous décrétions que la vierge Marie devait étre vénérée et implorée pendant tout le mois d'octobre, par la sainte dévotion du Rosaire.

“Nous savons en effet, qu'on a obéi à notre volonté avec un zèle et une ardeur digne de la sainteté du fait et de la gravité des motifs. Et ce n'est pas seulement en Notre Italie, mais sur toute la terre, qu'on a prié pour l'Eglise catholique et pour le salut public; partout les évêques avec leur autorité, le clergé par son exemple et son œuvre, ont présidé à ces grands honneurs rendus à l'envie à la Mère de Dieu.

“ Certes, nous avons conçu une admirable joie de ces multiples témoignages d'une piété déclarée: les temples ornés avee plus de magnificence: les

un.

prière, grace et rde divine, que sur “la maison Jérusalem,” ne lique, il semble | àmes alors que jat ou menacant Etat, En effet, la piété envers yarce que moins ns en vue des rande nécessité

narquer récemamertumes de emps ou nous piété des chré- Nous décrétions rée et implorée la sainte dévo-

y obéi à notre ur digne de la motifs. Et ce mais sur toute > catholique et ques avec leur et son œuvre, rendus à l'envie

Amirable joie de piété déclarée :

aonificence : les

processions faites en grande solennité; l'assiduité du peuple aux réunions sacrées, aux offices, aux prières quotidiennes du Rosaire. Nous ne voulons pas omettre ce que Nous avons appris avec émotion de quelques endroits, où a sévi plus cruellement la tempête déchainée par notre siècle, et où s'est manifestée une telle ferveur de piété, que des particuliers ont mieux aimé, dans les choses où cela leur était permis, suppléer par leur propre ministère au manque de pasteurs, plutôt que de ne pas faire entendre dans leurs temples les prières ordonnées.

“ Aussi, tandis que Nous consolons Notre douleur des maux présents par l'espoir de la bonté et de la miséricorde divine, Nous comprenons qu'il faut inculquer dans l'âme de tous les fidèles ce que les Lettres sacrées en divers endroits déclarent spécialement ; c’est à dire que dans toute vertu et aussi dans celle qui consiste à prier Dieu, ce qui importe le plus, c'est surtout la perpétuité et la constance,

“ C'est en priant qu'on supplie et qu'on apaise Dieu : et ce pourquoi il se laisse supplier, il veut que ce soit le fruit non-seulement de sa bonté, mais aussi de notre pérsévérance. Mais cette persévérance dans la priére esi bien plus nécessaire en notre temps, alors que de toutes parts, comme nous l'avons souven: répété, nous sommes entourés par tant et de si grands périls que nous ne saurions les surmonter sans l'aide et l'assistance de Dieu, "Trop de gens détestent “ tout ce qu'on. appeile Dieu et ce que l'on révére comme tel"; l'Eglise est attaquée non-seulement par des entreprises particulières, mais souvent par des institutions et des lois civiles : les plus étranges nouveautés d'opinions s'attaquent à la sagesse chrétienne, de sorte qu'il fant. défendre son salut et le salut public contre des enmemis acharnés, conjurés pour tenter les derniers efforts. Aussi, considérant en notre pensée les dangers de cette grande lutte, Nous croyons qu'il fant surtout

rappeler en notre âme ce que faisait Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, voulant nous enseigner ce que nous devions faire à son imitation, pria plus longtemps quand il lut'un agonie,

“Or, parmi les diverses formes et les formules pieuses et salutaires usitées dans l'Eglise catholique, celle que l'on appelle le Rosaire de Marie est recommandable à beaucoup de titres. En etlet cette priere, comme nous l'avons confirmé en nos lettres encyeliques, à cela de grand que le Rosaire a été institué pour implorer le patronage de la Mere de Dieu coutre les ennemis du nom catholique ; et, sous ce rapport, personne wignore qu'elle a souvent et beaucoup servi à soulager les maux de l'Eglise. [| importe done aussi bien à la piété des fidèles qu'au besoin publie des temps, que cette forme de prière reprenne l'honneur qu'on lui a fait longtemps, alors qu'en chaque famille chrétienne on ne luissait passer aueun jour sans Ia récitation du Rosaire,

« À ces causes, Nous exhortons et adjurons tous les fideles de persévérer religieusement et fidelement dans l'habitude quotidienne du Rosaire; et en méme temps Nous déclarons quil est dans Notre désir que ehaque jour, dans l'église principale de chaque diocese, et, dans les églises paroissiales, les jours de fête, on le récite. Pour propager et maintenir cet exercice de piété, les ordres religieux pourront rendre de grands services, et surtout, par un certain droit spécial, les religieux dominicains ; Nous sommes assuré que tous ne manqueront pas à un devoir si utile et si noble.

Nots, en l'honneur de la g 'ande Mère de Dieu, Marie, pour la perpétuelle mómoire de l'assistance implorée de son cœur immaculé, par toute la terre, pendant tout le mois d'octobre ; en témoignage perpétuel du très grand espoir que Nous placons dans cette Mère trés aimante ; pour implorer chaque jour davantage son aide propice, Nous voulons et décré-

absence RM aera laret

»Neleneur Y ce que us lone-

, formules lise catho- Marie est ellet cette 108 lettres aire a été | Mere de olique ; et, a souvent le l'Église.

des fidèles jorme de longtemps, | ne Liissait )sülre.

urons tous t et fideleaire; et en lans Notre neipale de issiales, les er et mains religieux surtout, par ominicains ; jueront pas

re de Dieu,

l'assistance ute la terre, pignage perjacons dans chaque jour ns et décré-

tons, que dans les litanies laurétanes, apres l'invocation : Regina sine labe originali concepta, on ajoute cette autre invocation: Regina sacralissimi Rosarii,

ora pro nobis,

Nous voulons que Nos Lettres présentes demeurent dans la postérité confirmées et ratiliées, comme elles sont. Nous décrétons vaine et inutile toute entreprise qui, venant de qui que ce soit, s'opposerait à l'effet de ces Lettres, nonobstant toute chose contraire,

* Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du Péchenr, le 24 décembre de l'ann'e 1883, sixiéme année de Notre Pontilicat.”

THEODULPHE Carb. MERTEL.

DÉCRET

Urbis e! orbis.

Pour la défense ei le sov:ien de l'Eglise militante, le Dieu de miséóricor/: suscita un grand saint, Dominique Gusman, le fondateur illustre et le père de l'ordre des Freres Précheurs, qui en engageant le combat pour l'Eglise, mit principalement sa confiance dans la priere qu'il institua en l'honneur de la Vierge Marie. sous le titre du Saint Rosaire, et quil répandit au loin par lui-méme et par ses disciples. Depuis, la coutume des catholiques fut toujours de faire de cette admirable formule de prière comme le signe de ralliement de la piété chrétienne.

C'est pourquoi, dés que N. T. 8. P. le Pape Léon XIII, se proposant d'obtenir, dans les nécessités présentes, le secours de Jésus-Christ par l'intercession dela Vierge Marie sa Mére, eüt prescrit, par des lettres encycliques, de sanctifier dans le monde entier le mois d'octobre de cette année par les pri-

res du Rosaire. partout les évêques et les peuples fideles, obéissant à la volonté du Pasteur supreme donnèrent, par la récitation assidue du Rosaire, de magnifiques preuves de leur piété et de leur amour pour la Mèretres aimante de Dieu, avec l'ardent et sür espoir que, par l'aide de cette bienheureuse Vierge, ils obtiendraient plus efficacement du Pere des miséricordes les secours nécessaires dans les maux privés et publics qui aflligent le monde chrétien.

Or. N. T. S. P. le Pape, désirant souverainement, d'une part, contribuer à l'accroissement du culte de lauguste Mere de Dieu par la pratique surtout d'une forme de priere si agréable à cette glorieuse Vierge; d'autre part, encourager de plus en plus les fidèles à lui rendre cet hommage, a accueilli avec bienveillance et joie l'humble supplique à lui présentée par le tres R. P. Joseph-Marie Laroca, maitre-général de l'ordre des Frères Précheurs, dans le but d'obtenir que l'invocation, depuis longtemps en usage dans la famille dominicaine, de Marie reine du Rosaire, soit ajoutée aux litanies laurétanes.

* En conséquence, Sa Sainteté a voulu et prescrit que, dorénavant dans lEglise universelle, aux autres invocations de la bienheureuse Vierge Marie contenues dans les litanies laurétanes, l'invoeation suivante fut ajout^e en dernier lieu: “Reine du très saint Rosaire, priez pour nous.”

“Sa Nainteté a ordonné, en outre, d'expédier des lettres en formes de bref. Nonobstant toutes choses contraires.

“Le 10 décembre 1883.

“ D. Cardinal BARTOLINI « Préfet de ia Sacrée-Congrégation des Rites

* LAURENT NALVATI, “ Secrétaire.”

les peuples ur suprême . Rosaire, de » leur amour vee lardent jienheureuse rent du Père res dans les t le monde

verainement, t du culte de que surtout ite elorieuse jus en plus , à accueilli pplique à lui arie Laroca, : Précheurs, depuis longainicaine, de aux litanies

In et prescrit erselle, aux Vierge Marie , l’invocation

“Reine du

expédier des toutes choses

LINT, on des Rites

ATI, « Secrétaire.”

DÉCRET Urbis et orbis.

Des lannée 1859, le Pape Pie IX, de sainte mémoire, en vue d'obtenir le secours de Dieu, que réclamaient les diflicultés et la rigueur des temps, preserivit que, dans toutes les églises des Etats pontificaux, on récitàt, apres la célébration du très saint sacrifice de la messe, certaines prières auxquelles il avait attaché des mdulgences. Or comme l'Eglise catholique, au milieu des maux si graves qui nous assiégent, et en prévision des maux plus graves dont la menace n'est pas encore éloignée de nous? a le plus grand besoin de la protection particulière de Dieu, N. T. S. €. le Pape Léon XIII a

jugé opportun de faire réciter dans le monde entier

ces memes prieres, modiliées en quelques parties, alin que le peuple chrétien demande à Dieu, par une commune priere, ce qui importe au bien commun de la religion chrétienne, et que, par l'aecroissement du nombre des suppliants, cette prière obtienne plus facilement les bienfaits de la miséricorde divine,

C'est pourquoi, par le présent décret de la Nacrée- Congrégation des Rites, Sa Nainteté a prescrit qu'à l'avenir, dans toutes les églises tant de Rome que du monde ea: aolique, les prières suivantes, enrichies d'une indulgence de trois cents jours, soient récitées à genoux, à la fin de chaque messe basse, savoir :

"Trois fois, ave Maria, ete.

" Ensuite une fois Sa/re Regina, ete, et à la fin: a V tay : : . .

Page 1