DECRET XVII
De l'éducation des Jeunes filles dans les couvents.
“TL arrive bien souvent de voir des jeunes filles, douées des meilleures dispositions naturelles, s'abandonner aux plaisirs des sens et aux séductions du monde avec une facilité d'autant plus grande, qu'elles dédaignent davantage le travail et les devoirs qui leur sont propres. Mais ce qui est plus déplorable encore, bon nombre de parents chrétiens entretiennent et développent, dans le cœur de leurs jeunes filles, cette tendance pleine de danger, en nourrissant à leur égard un amour mal inspiré et une faiblesse qui leur font accorder ce que la saine raison et la prudence chrétienne devraient plutôt refuser,
Or, pour que les religieuses. chargées de leur éducation, puissent réagir avec une autorité c» plus en plus eflicace contre un si grand mal, nous désirons voir observer partout les règles suivantes :
1. L'enseignement du catéchisme, et, selon les circonstances, un cours plus détaillé de religion et d'histoire sainte, devront tenir le premier rang dans l'instruction des jeunes filles, car la religion doit etre la base de l'éducation chrétienne.
2. Dans les couvents et les écoles, on s'efforcera de faire pénétrer dans l'esprit et le cœur des jeunes lilles la modestie chrétienne, l'amour dela simplicité, et le mépris de tout ce qui sent, méme de loin, l'ostentation imprévoyante et insensée de la vanité et du luxe que l'on rencontre chez les lemmes; on observera religieusement cette exhortation si importante de l'Apótre: * Que les femmes aussi (prient.) elani vétues comme Ühonneteté le demande : quelles se parent de modestie et de chasteté, et non avec des chevens frisés, ni des ornements d'or, ni dex perles, ni des habits somptueux, mats avec des bonnes œuvres. comm doivent le