‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 176 sur 205 · OUO · texte numérisé non relu

OUO

Jésus avait vu «on affliction, il avait entendu ses ferventes pricres, Un jour, il lui apparait et lui dit: * Attends

ma fille, et tu verras de grandes choses,

Rien ne faisait alors présager lcs merveilleux dévelop: pements du Carmel, et Thérèse ne comprit pas la portée des paroles de son divin Epoux, mais elle les gerda profondément era ve 3 Gans son CU,

Sous le souttle de l'Esprit-Saint, les nombreuses et

apparemment insurmontables difficultés qui entravaient da fondation de nouvelles maisons de son ordre, disparurent bientot et, en peu d'années, vu l'empressement général, dix-sept monasteres furent vondés, C'était ainsi, comme Jésus daiena l'apprendre lui-méime à la. sainte, que se réalisait la promesse quil lui avait fuite, en reponse à ses eémissements et à ses supplications pour obtenir la faveur de contribuer à l'extension, ici-bas, de son róene, En effet, C'est pu le moyen de ees maisons de prière et des pieuses personnes qui venaient 3’) consacrer à Dieu, que le Sauveur si proposait de convertir et de sanetifier un grand nombre d'âmes,

Cet immense désir d'étendre l'empire du divin Maitre et de “tout restaurer dans le Christ” que ressentait le cœur séraphique de | | zclce fondatrice, doit se trouver duns le Coeur de tout prétre et surtout de tout évêque, Graces à Dieu, N

l'avons toujours eprouve, Avec l'aide de Notre Zélé clerad et

utis

de Nos dévouéces communautés, Nous nous sommes effored de le réaliser selon NOS I ioyens et les circonstances,

D'autre part, Nous avons toujours enseigné le merveilleux pouvoir de la pricre et Nous ne cesserons d'en. reeom-

mander la pratique à tous, et particulièrement à ceux qui ex-

ercent le ministóre sicerdotal et aux fines qui s'occupent à faire des bonnes cu l'OS, En voici des raisons peremptoires,

du ses fer-

: * Attends

ix dévelop.

portée des

Mondément

ubreuses et r'avitent la urent bien- |, dix-sept ‘sus daigna ad promesse its et à ses r à l'extenven de ees enalent s'y

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vin Maitre ait le cœur ans le coeur Dieu, Nous lé clergé et nies. effored CS,

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iptoires,

L'homme, roi de ce bas-monde, résumant en lui l'ensemble de la ercation, ne doit-il pas rendre au Roi supréme, son Créateur, un perpétuel tribut d'adoration pour ses perfeetions infinies, d'actions de grâces pour ses incessants bienfaits? Ne doit-il pas sans cesse implorer sa miséricorde pour ses fautes, lui demander, chaque jour et plus souvent encore, le pain de l'âme et celui du corps? Nous le demandons à ees nobles chrétiens et chrétiennes, à ees courageux religieux et pieuses religieuses qui se dévouent aux œuvres multiples qu'imspirent l'amour de Dieu et la charité pour le prochain, nous le demandons aux prétres du Christ, ne font-ils pas journellement des fruits spirituels d'autant plus abondants qu'une prière plus assidue attire plus fréquemment sur leurs travaux la Lienfaisante rosée de la grâce divine ? H est done vrai de dire que le devoir de Ja prière est tout à la fois im périeux et consolant pour tous,

Mais il n'en. est pas moins vrai que le Saint-Esprit, qui distribue à son gré les dons et les ministcres, encourage par un appel particulier certaines Ames à vaquer plus assidüment à l'oraison ; il les dispose à sa ] ratique, habituelle aux anges, par un attrait doux et puissant; ila inspiré & son Eolise de fonder des instituts où ces Ames feront de l'adoration de Dieu leur fonction principale, Là, assurées contre mille dangers qu'elles auraient pu courir ailleurs, ces ames privilégices, ces vierges, devenues épouses du Christ, offrent à la Trinité sainte de continuelles actions de grâces pour ses bienfaits constamment renouvelés, Imitant Moïse sur la montaene, elles tiennent leurs mains levées vers le ciel pour implorer le pardon et la conversion des pécheurs, la plus grande sanctification et la persévérance des justes, Oh! comme ces

âmes fidèles à leur vocation, sont d'un grand secours à P Egli se,

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à ses pasteurs, à ses enfants! Quel n'est Jas aux yeux de Dieu le prix de leurs actes d'amour divin, des actes de leur inépuisable charité !

Une de ces âmes animées de l'esprit d'oraison a été Marie-Madeleine, Voici ce qu'en disait saint Jean de la Croix: * Marie-Madeleine dont les enseignements produisaient de si srands fruits et qui aurait pu, en les continuant, en produire de bien plus précieux encore, se sentant eonsuinde 1 ir un désir extrême de plaire à son divin Epoix et d'aider l'Eglise, se eaeha trente ans dans le désert pour s'v livrer cxelusivement à cet amour, Elle erui, en agissant de la sorte. ivancer davantave l'œuvre de Dieu, Tant il cst vral que fa uonnidre étincelle du pur amour est pour PEvlise de la plus haute importance, "^ ( Montée du Carmel IV :

C'est dans ces sentini HUS, Nos bien chères Filles, que Nous trouva le prêtre qui vous a formées à Ja vi clivieuse, lorsqu'il vint Nous faire part de son vojet de fonder une

mimunanté d'adoratriees, dont le but principal serait d'aider ministére sacerdotal par la prière faite sans relâche en ! T du trés saint Sacrement perpétuellement expose, C'était correspondie à Nos plus intimes comme à Nos plus ardents désirs; e'était eombler un vou que Nous formions depuis longtemps, d'établir dans co diocèse, une communauté dans la chapelle de laquelle le divin Jésus-Hostie serait exposé solennellement et le jour et la nuit,

Deja en l'année mil huit cent quatre-vingt sept, Nous avions établi dans Notre ville épiscopale un monastère des ferventes Adoratrices du Précieux "ang, vouces à la vie contemplative, zélées réparatrices en faveur des pauvres pécheurs,

victimes volontaires pour attirer sur les âmes les grüces du

pardon ou d'une sainteté plus parfaite, Mais ne fallait-il pas

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raison a été de la Croix:

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sept, Nous astére des a vie con- 3 pécheurs, etices du

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de plus que adorable Hostie, centre de tout le eulte eacho-

lique, source de toute vie ehrétienne, reeut des hommages publics trés solen-

trésor. inépuisable de

toute sanctification, nels? Nous voulions que le Roi éternel des siècles eut son trone au milieu de nous; Nous voulions pour lui des hon- Nous voulions qu'il fut à jamais entouré de

neurs royaux ; so joignant aux anges cardiens

cœurs brûlant de son amour, du tabernaele et de l'ostensoir pour chanter un perpétuel Hosanna en son honneur,

1] Nous tardait d'entendre cet Hosanna au Fils de David,

au Fils de Dieu, au Fils de Marie, au doux Sauveur, à l'ami

tendre et dévoué qui, veut encore renouveler à chaque instant son

non content d'avoir versé une fois son

Sang pour nous,

divin sacrifice sur nos autels, se constituer notre prisonnier et être le gage certain de notre salut, Cependant, malgré la

joie que Nous causait le projet soumis, la redoutable respon-

sabilité de notre eharge pastorale, la] flovaisons nouvelles de labondante sève de

rudence requise dans

l'examen dos l'Eglise, la nécessité d'affermir les bases de l'œuvre par un dé-

veloppement progressif et réculier, Nous imposaient une livne

de conduite tout à la fois réservée et bien qui allait. se faire, mais il fallait Nous

attentive, Nous nous

réjouissions du contenter d'encourager votre pére spirituel, sans prendre d'eneagement définitif pour l'avenir Nonobstant cette réserve, bien chères Filles, Nous ne vous a douce consolation dans nos travaux,

pas un seul instant, Nos

vons perdues de vue, C'é-

tait pour Nous une de votre ceuvre

appr dre. les développsinents suc 133114 et de constater dans nos visites vos heureuses dispositions, votre zèle croissant, votre piété de plus en plus fervente et

éclairée, et votre courage craudissant dans les “preuves, À

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diff crentes épeques, Nous vous avons aecordé les faveurs qui pouvaient eontribuer à l'affermissement de votre Institut et à votre formation reliviense, Ce fut d'abord la permission d'entendre la sainte messe dans la petite chapelle de votre si pau. vre premiere maison. puis d’y conserver la sainte Eucharis- Ue ; ensuite le privilege de journées d'exposition du tres-seint Sacrement de plus on plus fréquentes ; enfin, et vous vous rappelez notre commune émotion de ee jour mémorable, Je cing avril mil neuf cent deux, au milieu des lurmes de jole et d'aetions de grâces, sur les instances de votre pere spirituel, pour réaliser le vœu de chaeune d'entre Vous, Nous avons ¢tabli dans votre chapell l'exposition solennelle et perpétuelle du trés-saint Sacrement, Nos très chères Filles, que pouvons-nous faire de plus pour votre œuvre ? — Ah! Nous com. prenons votre désir; Nous savons eu que vous attendez en ce jour béni de l'Aunonciation, que vous avez choisi pour votre lête principale : c’est lapprolation de votre Institut,

C'est pourquoi, et pour la gloire de Jésus, le Prétre éternel, pour l'honneur de Marie, Reine des ( ours, la Co-Ré-

demptrice du genre humain, en faveur de Nos prétres qui

comptent sur le secours de vos ]riéres, en faveur des âmes pieuses et spécialement. de celles qui se. plaisent à visiter et à consoler Notre-Seigneur dans la sainte Hostie, en faveur des pécheurs sur qui Nous voulons appeler les nilséricordes divines, Nous donnons de tout cœur à votre Institut dit “des Servantes de Jésus- Marie ” Notre approbation Cpiseopale, Désormais votre Communauté sera mise au nombre des congrévations religieuses de ce diocése, et vous devrez ob. server fidélement les Rèvles et Constitutions que, sous notre direction, votre pére spirituel et fondatear, a rédigées avec

grand soin, en se conformant aux décisions émances du Saint-

PRS See tat esiste me Za: OM

Lveurs qui istitut et à sion d'entre si pau.

Eucharistres-seint vous rap- C, le cing e joie et spirituel, | dVons Cperpétuque pouous condez en ce

our votre

le Prétre wi Co-Ré.

êtres qui des âmes Visiter et n faveur éricordes dit * deg pale, nombre 'Vrez obus notre es avec

u Suint-

Siéve au sujet des instituts religieux nouveaux, En attendant que ees Règles et Const vtions, avec les modifications qui seront jugées utiles, puissent, aprés expérience faite, être présentées à l'approbation du Souverain Pontife, Nous Nous réservons, à Nous et à Nos successeurs évêques, tous nos droits épiscopaux, subordonués cependant à ceux du Sidge Apostolique qui, toujours, sont suprémes, Ces Règles ot Constitutions seront pour vous un guide assuré dans la voie de la sainteté chrétienne et de la perfection religieuse, Recevez-les avee respect, En les gardant bien, vous ferez acte d'obéissance à Jésus-Christ qui gouverne invisiblement l'Eglise et la régit par les pasteurs qu'il a établis, et elles vous aideront à remplir fidèlement le ministère qui vous est confié,

Ce ministère est celui de Padoration perpétuelle, de la prière sans relâche pour les besoins si nombreux de l'Eglise et du elergé; ilest un des plus nobles et des plus élevés, Vous devez, en effet, faire sur la terre ce que font les anges dans le ciel, ce que vous ne cesserez de faire, d’une facon plus parfaite, dans la céleste Jérusalem, si vous êtes fidèles à votre vocation, Remplissant done ici-bas la mission des anges, vous avez le devoir de les imiter dans la pureté de votre cœur et la sainteté de vos actions, Dieu demande de vous une

sainteté plus qu'ordinaire : les grâces de choix dont il vous

a favorisées vous le prouvent surabondamment, Nous vous eonjurons done, comme saint Paul, par le i(iséricorde de Dieu, de lui offrir vos corps en hostie vivante, saiute, agréable à ses yeur, lui rendant ainsi un culte raisonnable,

(Rom, XII. Ij. Hl ne vous suffira done pas d'aecomplir les préceptes donnés à tous les fidèles: il vous faudra pratiquer les conseils évangéliques, chercher soigneusement le bon vou-

loir de Dieu, vous proposant joyeusement sa sainte volonté

scans cma o i meme

sneering verge ot die

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re n again

en tout et toujours, à la place de la vôtre, A vous aussi, en ett Ü s'adressent S paroles de saint Paul: Ne vou confornez point à ce siècle, muis soyez véforinées dans la nou reauté du votre esprit, afin que VOUS COR (188102 quelle est lu volonté de Dieu dans Le bien. et dans le mit ur, el dans le parfait, ( Ibid. 2) Pour vous faciliter ee genre de vie tout angélique qui e i6 tout dans le renoncement aux plaisirs des sens, iu, pour d'autres, seraient léeitimes, aux biens terrestres et jusqu'à votre volonté propre; pour vous protéger contre la triple coneupiscence dont parle PApótre, l'Eglise veut bien admettre, en ee jour, à prendre publiquement et en face de ce

gagernents de la vie religieuse, eel

trône euchuristijue, les en les d'entre vous qui les observaient déjà depuis plusieurs années en ce monastère, Aussi, en vertu de l'autorité dont, maleré notre indignité, Nous sommes revêtu, Nous allons rocevoir leurs vœux de Chasteté, de Pauvreté et d'Obcissamn 0, Selon les Revles et Constitutions que Nous vous donnons, Selon ee que Nous avons décidé, le dix du présent mois, au cours de notre visite canonique, pour les raisons qui ont été soumises à notre approbation, toutes eelles d'ailleurs qui ont été admises ayant fait leur noviviat, tel que le ve-

quiert le droit eeelésiastique, les unes feront. des voeux por

petaels, les autres ne feront que des vœux temporaires, (

dernières pourront être admises à faire leurs v perpeétuela à l'expiration de leurs vœux temporaires Quant aux novie

t uelles et ü celles qui Vien plus tard lles feront, api leur noviciat, les vœux te oraires et, après le emps voulu per les Constitutions, des vœux perpe-uels, Ces vœux sont

des vœux simple

Venez, Nos très heres Filles, vous consacrer à Ji

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