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Gième Série— No. 53.
CIRCULAIRE AU CLERGE
Tout à Jésus par Marie, reine des cœurs.
ArcHevêoné p’Orrawa, le 8 septembre 1905.
I. Quelques règles à propos du chant grégorien. IL. Décret de la S. Cong. des Rites concernant les cierges II1. Nouvelle invocation dans les litanies du Saint Nom de Jésus.
IV. Règles pour l'enseignement du eatéchisme prescrites par l'encyclique Acerbo nimis.
Chers Coopérateurs,
Le 22 novembre 1903, 8.5. le Pape Pie X a publié un Motu proprio sur le chant d'église, Je vous en ai
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communiqué le texte à Ja suite de ma cireulaire no. 43, et dans ma circulaire, no. 45, toutes deux de la 6ième série, je vous ai rappelé le devoir qui vous incombait d’observer ce qui vous était des lors possible et de prendre les moyens pour arriver sous le plus court délai possible à vous conformer en tout à ce qui est prescrit par ce Motu prorio.
Tous ont-ils sonyé qu'ils avaient un sérieux devoir de conscienee à remplir ? Beaucoup, j'espère, se sont mis à l'œuvre pour obéir à l'ordre du Pape.
Je sais que dans un certain nombre de paroisses et missions rurales, il n'a pas encore été possible de suivre bien exactement les règles que Sa Sainteté a imposées au monde catholique, mais j'ai confiance que chacun veut arriver à les observer.
Après mire reflexion et pour me conformer aux prescriptions ecclésiastiques, voici ce que je crois devoir régler pour toutes les paroisses et missions :
lo. Le chant grégorien doit tenir le premier rang de la musique sacrée exécutée dans les évlises et en constituer la partie principale ;
20. Les livres de plain chant actuellement en usage pourront être conservés jusqu'à nouvel avis ;
3o. On ne doit jamais omettre, à la grand inesse, le chant de l'Introït, du Graduel, de Alleluia ou du Trait, de lOjfertoire et de la Communion ;
4o, Il n'est pas permis, à cause du chant ou de lu musique de faire attendre le prétre à l'autel ;
50. Le Sanctus de la messe doit être achevé avant l'élévation et, par conséquent, même le célébrant doit, sur ce point, se régler sur les chantres ;
Go. Le Benedictus ne se chante qu'après l'élévation du calice. Après le Benedictus, s'il reste quelque temps avant le Pater, l'usage de Rome permet seulement de chanter un motet au Très-Saint: Sacrement ;
70. Après l'Offertoire, dans le temps qui, ordinairement, reste avant la Préfuce, on peut aussi chanter un court motet sur des paroles approuvées par l'Eglise ;
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8o. Ala grand'messe, il n'est permis de chanter aueun morceau en langue vulgaire et aux services funèbres, il n'est pas non plus permis de chanter en langue vulgaire entre la messe et l'absoute ;
Jo. L'orgue peut toujours aecompagner le chœur, sans toutefois le couvrir, mais ilne doit pas accompagner le chant propre du célébrant et des ministres. Il est aussi permis de le jouer, à la messe et aux vépres, aux moments indiqués dans le motu proprio ;
100. On ne doit pas admettre les Bandes de musique à jouer dans les églises. Si, dans quelque grande circonstance, on veut se servir des instruments dits d'orchestre, il faut en obtenir l'autorisation de l'Ordinaire ;
J1o. Les femmes ne doivent pas faire partie du chœur des chantres aux offices liturgiques. Pour se conformer à l'ordre du Pape, les curés et recteurs d'églises qui, jusqu'à présent, n'ont eu pour chantres que des femmes doivent, pour les remplacer le plus tót possible, onerata wniuscujusque rectoris conscientia, s'efforcer de faire apprendre à quelque jeunes hommes le chant
grégorien. Des qu'ils en auront deux en état de chanter
seuls, les femmes cesseront de faire partie du chœur,
[20. Les femmes pourront chanter seules dans les églises à la réunion de leurs confréries et autres circonstances analogues.
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La S. ong des Rites, par sa décision du 14 décembre 1904, a mitigé des décrets antérieurs au sujet de la qualité de la eire à employer dans les fonctions sacrées. Elle décréte que les évéques pro viribus curent ut cereus
aschalis, cereus in aqua baptismali immergend us et ‘luce cundeelæ in Missis accendende, sunt ex cera apum sallem in marina parte : aliarum vero candelerwm, quae supra Altaribus ponendae sunt, materia in
majori vel notabili quantitate ex eadem cera sit oportet. Qua in re parochi aliique rectores eeclesiarum et oratoriorum. tuto stare poterunt normis a respectivis Ordinariis traditis, nee privati sacerdotes. Missam celebra turi de qualitate candelarwm anæie inquirere tenentur.
Ce décret laisse à l'Ordinaire le soin de déte! ininer la quantité de eire d'abeilles qui doit entrer dans les cierges des deux catégories qui y son mentionnées. C'est pourquoi je règle ce qui suit :
lo. Le cierge pascal et deux eierges à allume: durant les messes devront étre faits d’au moins deux tiers de cire d'abeilles ;
20. Les cierges à placer sur les autels selon les prescriptions liturgiques, par exemple pour le salut du Très Saint Sacrement, devront contenir au moins un tiers de cire d'abeilles ;
30. Quant aux autres cierges dont le décret ne fait Ds: mention, je conseille de faire entrer dans leur com- ‘ion une certaine quantité de cire d'abeilles, ne t-ce que pour leur donner plus de consistance et les ‘sécher de couler en brûlant ;
do. Je vous recommande de mettre dans des boîtes distinctes les cierges de chacune de ces trois catégories avec une indication suffisante pour éviter toute erreur, ce à quoi doit veiller le prêtre charué de la desserte de l'église ou chapelle.
N. B. Pour les grand' messes, comme pour les messes basses, il faut deux cierges qui aient les deux tiers de cire d'abeilles; pour les autres, il suffit que la cire d'abeilles entre pour un tiers dans leur composition.
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Sur demande d'un grand nombre d'évéques, le Souverain Pontife, par un déeret du 8 février 1905, autorise, pour étre introduites dans les litanies du Saint Nom de Jésus, une invoeation en lhonneur de la tres sainte
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Eucharistie. Aprés invocation Per aseensionem tuam, libera nos Jesu, on ajoutera désormais à ces litanies linvoeation Per sanctissimae Eucharistiae institutionen, libera, nos Jesu.
Ey.
Je ne doute pas que vous n'ayiez lu et relu l’eneyelique Acerbo miniis, sur l'enseignement de la doctrine chrétienne. Vous avez, j'en ai la confiance. acquis une forte conviction de la nécessité impérieuse de précher avec soin, et toujours après une sérieuse préparation, cette doctrine salutaire, non seulement aux enfants mais encore aux adultes, comme le veut le Vicaire du Christ.
J'ai dit loujours uprès une sérieuse préparation. Il est incontestable que tel est le devoir de tout prédicateur, Ceux qui ont une réelle facilité d'éloeution feront bien de se le rappeler et qu'aucun prêtre ne se peuse exempt de faute s'il ne parle que par manière d'aequit, sans suite, sans pouvoir se rendre le témoignage qu'il a réellement préché ou catéchisé de manière à instruire ses auditeurs et à les gagner à Jésus-Christ et à sa sainte loi.
Il sera bon que vous lisiez avee commentaires, au próne de vos messes paroissiales, les parties de l'encyelique qui regarde les fideles omettant celles qui ne regardent que le clergé. Vos paroissiens seront ainsi disposés À envoyer régulièrement au eatéchisme leurs chers enfants et à être eux-mêmes présents aux instructions que vous leur donnerez.
Pour que l'enseignement religieux soit donné à
tous, le Pape Pie X a formulé des règles qu'il faut bien observer.
lkRE. RÈGLE.
“Tous les curés et en général tous ceux qui ont charge d'âmes devront, les dimanches et jours de féte
de l'année, sans exception, pendant une heure entiére, enseiguer aux enfants, garçons et filles, au moyen du catéchisme, ce que chacun doit eroire et pratiquer pour être sauvé.”
Cette règle est absolue dans sa forme et, tout deruierement le Cardinal Vicaire rappelait aux curés de Rome que le Pape ne voulait pas tolérer qu'ils se dispensassent de ce devoir même pendant quelques dimanches selon la coutume de la ville éternelle.
Ce catéchisme doit être fréquenté et par les enfants qui ont communié et ceux qui se préparent à la première communion. Ayez soin de le bien faire comprendre aux parents et de le leur rappeler souvent.
2ème. RÈGLE.
“ Chaque année, pendant plusieurs jours et à des époques déterminées, ils prépareront les garçons et les petites filles à recevoir dignement les sacrements de la Pénitence et de Confirmation.”
Le second concile provincial de Québee prescrit aux curés d'entendre les confessions des enfants au moins deux ou trois fois l’année.
Pour observer la règle tracée par le Pape, il faudra done suivre la prescription de notre coneile et, deux ou trois fois l'an, les curés devront annoncer, au moins huit jours d'avance, l'époque de la confession des jeunes enfants et recommander aux parents et aux instituteurs de préparer les enfants à se confesser et à profiter des instructions qu'ils entendront pour se disposer à recevoir le sacrement de Pénitence. 1l en doit être de méme pour la préparation des confirmans.
Il est peut-être utile de rappeler qu'i est du devoir de tout confesseur, tout autant que de tout curé, d'instruire et de disposer les enfants qui ont l’âge de raison à recevoir l'absolution quand ils ont eu le malheur de tomber dans quelque péché, surtout si le péché est mortel, sans attendre le temps de la première communion.
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3ème. RÈGLE
De même et avec un soin particulier, chaque jour de earéme, et, si besoin est, durant quelques jours après les fêtes de Pâques, ils prépareront les jeunes gens et les jeunes filles, par des instructions et exhortations appropriées, à s'approcher saintement, pour la première fois, de la Sainte Table”.
Ceux qui prépareront les enfants à la première communion à une autre époque de l'année n'oublieront pas qu'ils doivent consacrer à cette préparation au moins autant de temps que dure le caréme.
4ème. RÈGLE.
“Dans chaque paroisse, on établira conséquemment une Association connue sous le nom de Congrégagation de la doctrine chrétienne. Les curés, surtout là où le nombre des prêtres est restreint, y trouveront comme auxiliaires dans l’enseignement du catéchisme, des laïques qui se consaereront à ce ministère tant par zele pour la gloire de Dieu que pour gagner les saintes indulgences si largement accordés par les Pontifes romains.”
J'engage messieurs les curés à organiser dans leurs paroisses et inéme dans leurs missions, cette congrégation dont les premiers membres seront les instituteurs et institut.ices, puis les personnes de bonne volonté capables de remplir le charitable ministére de l'enseignement du eatéchisme. Plus tard j'enverrai à ceux qui en feront la demande un diplóme établissant dans leurs paroisses cette congrégation.
Vous trouverez le catalogue des indulgences à gagner dans le Traité des indulgences de Béringer, vol. 2, page 290.
Cette Congrégation est aussi connue sous le nom de Jésus, Marie, Joseph. Sa féte patronale doit done étre la féte de la Sainte Famille.
5eme. RÈGLE.
* Dans les grandes villes, et particuliérement dans celles of se trouvent des Universités, des Lycées, des Collèves. l’on fondera des écoles de religion pour enseiener «s Je la foi et les préceptes de la vie chrétienne a la jeunessc qui fréquente les écoles publiques, où l'on ne donne aucune notion religieuse".
Cette règle n'a pas actuellement son applicatio dans ce diocese, car notre jeun.sse catholique reçoit l'instruction religieuse dans nos institutions d'éducation.
Heme. RÈGI
“ Mais surtout à notre époque, les adultes n'ont pas moins besoin que la jeunesse de l'instruction religieuse ; c'est pourquoi, outre l'homélie accoutumée sur l'Evangile qui doit être donnée tous les jours de fête pendant la messe paroissiale, à l'heure jngée la plus propice à l'afluence du peuple, mais en dehors de lheure consacrée à l'instruction des enfants, tous les eurés et tous ceux qui ont charge dames feront le catéchisme aux fidèles en un langage facile et adapté à leur intelligenee. Ils se serviront à cet effet du eatéchisme du Concile de Trente eb de maniere à pareourir, en l'espace de quatre ou einq ans, tout ce qui eoneerne le symbole, les Saerements, le Décalogue, la Prière et les commandements de l'Eglise. "
Chacun de ceux que cotte règle regarde devra
choisir l'heure qu'il eroira la pus convenable pour donner l'enseignement du cxtéchisme à ses paroissiens.
Généralement et particulièrement dans les paroisses rurales, le seul tem] propice est celui de la messe parois- Siiie. Voici ce qui peut facilement se faire: Apres les annonces: lo. Homélie sur l'Evangile; 2o. Instruction eatechistique. Celui qui se sera bien préparé commentera l'Evangile et donnera son instruction en y consacrant une seule demi-heure.
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yplicatio ue recoit ducation.
n'ont pas cligieuse ; 'Evangile ndant la propiee à re consas et tous isme aux telligence.
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Apres les Instruction é commenen y consa-
I] ine res vous redire ici les graves paroles que le Pape adresse aux évéques. Elles font entendre qu'il veut que les règles qu'il a faites en sa qualité de chef de de l'Eglise soient exa*tement observées. Méditez-les au pied de votre erucitix ou devant le tabernacle où réside le Fondateur de l'Eglise, le Maitre de la doetrine qui sauve. Les voici: * Telles sont, vénérables Frères, Nos décisions et prescriptions établies en vertu de Notre autorité apostolique. A vous, maintenant, de les faire exécuter chacun dans votre diocèse sans aucun retard et intégralement, et de veiller et prendre garde, suivant votre autorité, à ce que Nos ordres ne tombent pas dans l'oubli, ou, ce qui revient au méme, ne soient pas exécutés avec négligence et apathie."
J'ai confiance, Chers Coopérateurs, que US serez dociles à suivre les ordres si formels du souverain Pontife, ear vous voulez vraiment remplir à la gloire de Dieu et au bien des Ames votre saint quoique ditfieile ministère de pasteurs.
Je demeure, Chers Coopérateurs, Votre dévoué serviteur,
+ J.-THoMas, Archev. d'Ottaw
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6ieme Série— No. 54.
CIRCULAIRE AU CLERGE
Tout à Jésus par Marie, reine des cœurs.
AncHEVÉCHÉ D'OTTAWA, le 29 septembre 1905.
Visite ad limina.
Chers Coopérateurs,
Jésus-Christ, constituant son Eglise et sachant qu'il retournerait vers son Pére céleste, ne veut pas laisser orphelins ses disciples ; illeur donne dans la personne de Pierre, le premier de ses apôtres, un chef visible, un maitre, un père, pour le remplacer.
Ce pere, ce maitre, ce chef ne doit pas mourir ; il doit vivre en ses suecesseurs jusquà la ^onsommation
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des siècles. Chacun d'eux, vraiment chef de l'Eglise, c'est-à-dire pasteur comme la Christ ; maitre, ¢’est-adire docteur des chrétiens comme le Christ; père, comme le Christ, des enfants de Dieu, sera Pierre, appelé Pape. :
Tenant la place du Pasteur par excellence, il sera, sur terre, le pasteur à qui tout le troupeau est coutié, pasteur des brebis et des agneaux. [l les mènera sûrement dans les plus abondants et les plus savoureux páturages : en eas d'attaques, il les défendra contre tous les loups : eu eas de blessures, il les pansera et les guerira.
Parlant au nom du divin Maitre Jésus, docteur autorisé en la science sacrée, le Pape enseignera infailliblement à toute eréature et aux nations elles-mêmes la vérité révélée qu'il faut croire, le devoir qu'il incombe d'accomplir.
Quiconque l'écoutera entendra, comme autrefois ceux qui écoutaient Jésus-Christ, les paroles de la vie éternelle ; il apprendra ce qu'il doit à Dieu et à ses semblables, ee qu'il se doit à lui-même,
A Pierre, au Pape, les clefs du royaume des cieux. Puissant en autorité, à lui de régler, de terminer toute difficulté surgissant dans l'Eglise ; il est juge supreme et son jugement est final : ce qu'il lie en ce monde est lié dans le ciel et ce qu'il délie est bien délié ici-bas et là-haut.
Un nouveau Pape a pris en main, il y a deux ans, la houlette du pasteur ; comme ses prédécesseurs, conne Pierre, il oceupe la chaire infaillible et tend amoureusement les bras aux enfants du Pere éternel, les fréres du Christ.
Il me tarde d'aller une fois de plus voir Pierre vivant en son doux et paternel successeur, Pie X ; il me tarde, brebis fidèle, de l'entretenir des agneaux qui m'ont été confiés, car le temps est venu de remplir cette
rave obligation.
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4 l'Eglise, ‘e, Cest-aist; père,
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1s, docteur ra infaillis-mómnes la i]. incombe
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Lors de ma première visite à Rome, après ma conséeration—et j'étais alors un bien jeune évéque—j'avais, dans mon sincere désir de faire beaucoup de bien, demandé au grand Pontife qui succédait à l'immortel Pie IX sous la main bénissante duquel je m'étais autrefois agenouillé, quel but particulier je devais donner à mon épiscopat, et Léon XIII m'avait répondu : Zw«ites cennaître et aimer l'Eglise. C'est précisément le but que cet illustre Pontife a poursuivi avec tant de zele et de succès pendant son long pontifieat, et ce qu'il m'a toujours encouragé à faire chaque fois que j'ai été admis en sa présence lors de mes visites à la ville éternelle.
Bientôt j'irai célébrer sur le tombeau de Pierre la trente-unième année de mon épiscopat et rendre compte à Pie X de mon administration, des œuvres entreprises ou continuées pour former des défenseurs de l'Eglise par l'instruction et l'éducation catholique de la jeunesse, malgré les obstacles suscités par des adversaires ou par d'autres mal inspirés.
A Pie X, je demanderai par quels moyens j'arriverai plus tôt en ce diocèse, à fout restaurer dans le Christ. Il me sera bien doux de lui parler de celui qui me tient tant au cœur, la Confrérie de Marie, reine des cœurs, à laquelle sont déjà agrégés, outre le Pape lui-méme, nombre de cardinaux, d'évéques, de prêtres et des milliers et des milliers de entholiques de plusieurs continents. Ma joie sera bien grande le jour où il me sera donné de déposer à ses pieds l'hommage du dévouement, de l'attachement, de la dévotion du clergé et des fidèles à sa personne sacrée, et l'assurance de la bonne volonté de tous à vouloir tout restaurer dans le Christ
Messieurs Lombard et Guillaume m'accompagne ront jusqu'à Rome, avant de se rendre en France où ils ne sont pus retournés, pour y voir leurs proches, l'un depuis dix ans et l'autre depuis plus de vingt ans.
Veuillez, Chers Coopératenrs, annoncer à vos paroissiens et aux communautés de vos paroisses uim visi-
te ad Limina et leur demander pour mes compagnons de voyage et pour moi, le secours de leurs meilleures prières et de quelques ferventes communions.
A vous, Chers Coopérateurs, je demande un souvenir au saint autel. A partir du onze oetobre prochain, jour de mon départ, jusqu'au vingt-hwit du inéme mois, vous remplacerez la présente o "aison de mandato par celle dite Pro peregrinantibus, et après cette dernière date par l’oraison Pro quacumque necessitate. Tous les dimanches jusqu'à mon retour on devra chanter, dans toutes les églises et chapelles, à l'issue de la messe paroissiale ou principale, l'hymne à Marie, Ave maris stella.
Je nomme par la présente cireulaire Monseigneur J. O. Routhier, V. G., administrateur du diocèse pour le temporel et le spirituel, pour tout le temps que je serai absent. Cette nomination, |: le sais par expérience, vous sera cette fois comme les autres très agréable : et elle me permet d'entreprendre sans inquiétude ma visite à Rome.
Avec l'espoir de vous revoir le plus tot possible,
je demeure, Chers Coopérateurs, Votre tout dévoué serviteur en J.-C.
+ J-TuoMas, Archev. d'Ottawa.
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Gième Série— No. 55.
CIRCULAIRE AU CLERGE
Tout à Jésus par Marie, re ime des crvurs.
ARCHEVÊCHÉ D'OTTAWA, le 6 jar vier 1906 Retour de Home
Chers ( ‘ooperateurs
En vous annoneant, l'automne dernier, ma visite al liminu j'exprimais l'espoir di l'oits pe li plus (d pos Tn Cet espoir s'est. rén]isé ear, vou le savez tous je suis revenu à Ottawa | 21 décembre dernier Je me
STIS immédiatement reis au travail Avec la meme
i, iig UEM, Rc imi gigantea aga — À — "s ^
bonne volonté et le méme désir du bien, j'ose le croire, que je ressentais à l'époque de ma consécration, il y a un peu plus de trente-un ans. Il! me semble que je me suis levé avec un nouveau zèle apres m'étre agenouillé sur les tombeaux des saints apótres, Pierre et Paul.
Ma visite m'a proeuré un bonheur inex primable. J'ai vu le successeur de Pierre, le doux Vieaire du Christ, le bon, le paternel Pie X.
Il aime ses fidèles enfants du Canada, dent il connait la foi et les œuvres ; ii s'est intéressé au rapport que je lui ai fait sur le diocese ; il m'a dit des paroles trés encourageantes ; non seulement il m'a béuit, mais il voulu que sa bénédietion se répande sur ceux pour qui je voulais la recevoir. “Je vous bénis, disait-il, et tous ceux que vous avez dans l'esprit et dans le cœur ”. Personne n'a done été oublié. Cette précieuse bénédietion va faire descendre du ciel sur l'arehevéque, sur son digne elergé séculier et régulier, sur ses dévoués communautées religieuses, ses sociétés catholiques et sur chacun des fideles, des faveurs spéeiales, des gráces de choix.
Pie X, pere, pontife, doeteur, suit. remarquablement et avec une énergie tout apostolique le programme quil a proposé, dés le début de son pontificat, aux chrétiens du monde entier et il s'attend à ee que tout catholique, quelle que soit sa condition ou sa position, et en quelque pays que ce soit, s'efforee dans la mesure de ses moyens, de son intelligenee, de son influence, de travailler à sa pleine réalisation. Ce programme est de tout restaurer dang le Christ. C'était celui du grand apótre St. Paul:
Instaurare omnia in Christo (Eph. 1, 10).
Sa Sainteté affirme toujours la certitude de sa foi dans cette restauration chrétienne, mais il répète sans cesse ce qu'il a dit dans son eneyclique £ aupremi, et il veut que les évéques et leurs prétres le redisent aux peuples quileur sont confiés: “ Cette confiance ne nous dispense pas, pour ce qui dépend de nous, de háter
l'œuvre divine, non seulement par une priere persevé-
e croire, ly wun me suis é sur les
ble. J'ai hrist, le
t il conport que oles trés mais il your qui |, et tous Periction va digne inautées cun des E iblement me qu il chrétiens tholique, quelque moyens, ller à sa restaurer Paul :
de sa foi pete sans emer, et 1l aux peune nous de háter persevé-
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rante: Levez-vous, Seigneur, et ne permettez pas que l'homme se prévale de sa force ; mais encore, et c'est ce qui importe le plus, par la parole et par les actes, au grand j Jour, en affirmant et en re vendiquant pour Dieu la plénitude de son domaine sur les hommes et sur toute crénture, de sorte que ses droits et son pouvoir de commander soient reconnus par tous avec vénération et pratique ment respectés...... Parmi les partis de l'ordre, qui puissent rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n'y ena qu'un : le parti de Dieu. C'est done celui-là qu'il nous faut promouvoir ; c'est à lui qu'il nous faut amener le plus d'adhérents possible, pour peu que nous ayons à cœur la sécurité publique "
Voilà done, Chers Coopérateurs, notre devoir et celui de nos fidèles bien nettement expliqué : celui de lu prière et de l’ac tion, de la pr iere pe rsévérante, de l'action intelligente que rien ne saurait faire cesser Les intéréts de Die ju, de l'Eglise, de la patrie, des individus euxmêmes ne seront entièrement saufs que lorsque tout aura été restauré dans le Christ. Faisons notre devoir.
Adressons au Sauveur du monde nos plus ferventes supplieations par l'entremise de Marie Immaculée dont nous devons ehereher a établir le régne sur tous les cœurs afin de les ramener ou de les attacher plus fortement à Jésus-Christ; que dans toutes les questions qui intéressent. la religion, notamment dans celles de l'instruction et de l'éducation dos enfants et des adolescents dans les écoles, chacun travaille à en obtenir le règlement selon les prine ipes catholiques, fa t passer les interéts spiritue Is avant les temporels, ! les intérêts des Ames avant ceux des partis politiques et méme ceux de nationalité. Soyons catholiques toujours, dévoués défi seurs des droits de l'E vlise,
Je n'ai pas hésité à promettre à sa Sainteté que le clergé et les fidèles de ce diocèse suivraient en tout sa sage direction. Vous ferez en sorte, n'est-ce pas? Chers
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Coopérateurs, que ma promesse n'ait pas été faite en vain.
on voyage à Rome, aller et retour, s'est fait dans illeures conditions. Mes compagnons dont vous
connaissez l'urbanité et le dévouement me lont rendu tout à fait aeréable: la mer elle-même m'a cette fois épargné au point de me réconcilier avec elle. Mon séjour dans la Ville Eternelle m'a permis de constater de nouveni avec juelle haute sacgesse et quelle grande prudence l'Eglise est gouvernée, comment on cherche avant tout la gloire de Dieu et le bien des âmes ; combien on désire, en inéme temps que le bonheur des peuples, cette paix toute céleste promise aux hommes de bonne volonté, La bienveillance que m'ont accordée ceux avec qui j'ai eu des rapports d'affaires ou de bienséance m'a consolé, réjoui et fait aimer encore plus, sil était possible, la unte Eglise romaine.
A Dieu, toutes nos actions de grâces ! A l'Étoile de de la mer, ma plus vive reconnaissance ! A tous ceux qui ont prié pour moi, mon merci du cœur !
Pendant mon absence, vous avez témoigné à Mer Administrateur l'affection, le respect et la soumission qui font si bien reconnaitre les bons pré tres: Je vous en félicite et vous en remercie, comme je le remercie luiméme du dévouement avec lequel il a administré le diocese et du zele quil ü sagement et prudemment dé ployé.
Je sens le besoin de remercier Dieu des fave urs reçues pe ndant ma visite ad limine e t je tiens à ce que vous, qui avez si bien ae pour moi, me soyez unis dans l'action de grâces. C'est pourquoi je vous demande de réciter ou de ona à la messe, selon les rubriques, Jusqu'à lu fete de la Puritication, les oruisons Pro ra liarum action qui se trouvent à la suite de la messe votive de la Sainte Trinité
DM, arem, a7 ae —À a Ü À— “See” a a —
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uit dans nt vous t rendu 'ette fois n sejour de nourudence int tout in désire, ette paix onté. La ui jai eu
consolé,
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Toute autre oraison cesse d’être de manduto.
Aux fidéles qui vous sont contiés et à vous-mémes, je souhaite une bonne et sainte année.
Agréez, Chers Coopérateurs, l'assurance de ma pro fonde gratitude et de mon parfait attachement.
+ J.THOoMAS, Archev. d Ottawa.
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Gième Série— No. 56.
CIRCULAIRE AU CLERGE
Tout à Jésus par Murie, reine des cœurs.
ARCHEVÊCHÉ D'OTTAWA, le 24 janvier 1906.
Contributions et Quêtes.
Chers Coopérateurs,
Je vous communique, comme les autres années, le résultat des contributions et des quêtes. Je vous prie de donner à vos puroissiens connaissance des différents montants qu'ils ont contribués aux ceuvres à eux proposées ou ordonnées par le Souverain Pontife ou par l'Ordinaire. Vous attirerez leur attention sur les ceuvres qu'#s ont négligées, leur rappelant qu'un jour Dieu nous demandera à tous compte de nos négligences.
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