‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 4)Chapitre 101 sur 105 · FERME · texte numérisé non relu

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LETTRE EBENCYCLIOUER DE NOTRE TRÈS SAINT PERE LEON XIII, PAPE PAR LA DIVINE PROVIDENCE,

AUX PATRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVEQUES, ÉVÉQUES ET AUTRES ORDINAIRES, EN PAIX ET EN COMMUNION AVEC LE SIEGE APOSTOLIQU E.

A nos Vénérables Frères les Patriarches, Primats,

A rehevéques, Evéques et autres Ordinaires, en pare

et en cominunion avec le Siege A postolique.

LEON XIII, PAPE

Salut et bénédiction apostolique.

Souvent déjà, dans le cours de Notre Pontiticat supréme, il nous a été donné de témoigner pub liquement Notre confiance et Notre piété envers la Très Bic nheureuse Vierge, sentiments que nous avons conçus dès Notre enfance, que, pendant toute Notre vie, Nous Nous sommes appliqué à entre tenir et? "évelopper dans Notre âme. Traversant des circonsta 3 également funestes pour la religion. chrétienne et pe ‘rilleuses pour les peu-

ples eux men Nous avons reconnu combien il impor-

tait à citude de recommander très puissamment cours de paix et de salut que Dieu, dans sa tr - bienveillance, a donné au genre humain, en | ne de son auguste Mère, et qui s'est. toujours

té d'une facon évidente dans l'histoire de l'Eglise.

Me des nations eatholiques a, de toutes parts, réjondu à Nos exhortations et )s vœu a dévotion

du ‘Tres Saint Rosaire s'est urtout répandue, et une

abondance de fruits excellents na pas manqué de se produire, Cependant, Nous ne pouvons nous lasser de célébrer la divine Mère qui est vraiment /rès digne de toutes louanges, de recommander aux fidèles le zèle et l'amour envers cette Mère des hommes qui est pleine de miséicorde. plein de (ue ees, Bien plus, notre Ame, accablée de soucis apostoliques, à mesure qu'elle sent davantage s'approcher pour Nous le moment de quitter cette vie, revarde avee une Celle de qui, comme d’une du bonheur sans fin.

Que si, Vénérables Frères, il Nous ost doux de Nous souvenir que, par d'autres Lettres publiées à intervalles réguliers, Nous avons loué le Rosaire. priere qui, sous tous les rapports, est agréable à Celle qu'il s'agit d'honorer et trés utiles À ceux qui la réc tent comme il faut, il Nous est doux aussi de pouvoir insister sur Nos instruetions et les confirmer.

plus joyeuse confiance vers aurore bénie, est venu le jour

Une excellente occasion se présente ainsi à Nous d'exhorter paternellement les esprits et les cœurs à croître en piété et de ranimer en eux l'espoir des immortelles reconipenses,

La prière dont nous parlons a reçu spécialement le nom de Rosaire, comme si elle imitait le suave parfum des roses et la grâce de guirlandes fleuries, De méme qu'elle est trés propre à honorer la Vierge qui, m juste titre, est salude comme la Rese ni ust ique du Paradis, et qui est couronnée d'un étineelunt diademe, comme etant la reine de l'univers, ainsi, gráce à son nom. elle semble présager la couronne de joies célostes que Movie offrira à ses serviteurs

C'est ce qui apparait clairement à celui qui considere l'essence du Rosaire : il nest rien en offet qui nous soit conseillé davantage par les preceptes et. par les exempl. N de Notre Seigneur Jésus-Christ et des üpotres que d'invoquer Dieu et Jui demander son secours Dans In suite, In. néeessité de la PRICE, neec: ite si “rat que d hot qui ne vliveraient ce devoii

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Mais sila priere, par sa nature méme et suivant la promesse du Christ, est la voie qui conduit à l'obtention des graces, deux éléments surtout, personne ne l'ignore, lui donnent une très grande efficacité : l'assiduité et la réun'on de plusieurs fideles.

La premiere est indiquée par l'invitation pleine de bonté que nous adresse le Christ: “ Demandez, cherche + freiopez "Matt, VER)

Dieu est semblable à un père excellent qui veut certes satisfaire les désirs de ses enfants, mais aussi qui aime à être invoqué longuement par eux, et comme importuné par leurs prières, de sorte qu'il s'attache leur ime par des liens plus étroits,

Notre Seigneur a, plus d'une fois aussi, parlé de la priere commune : ^ Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, quelque chose qu'ils demandent, elle leur sera donnée par mon Père qui est dans les Cieux: car, là où se trouvent deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je suis au milieu d'elles " (Matt. XVIII, 19-20) C'est à ce sujet, que. "l'ertullien a dit avee force: * Nous nous réunissons pour entourer Dieu de nos prières, comme en nous tenant la main: cette violence est agréable à Dieu”.

De méme, saint Thomas d'Aquin a dit cette parole mémorable : Il est impossible que les prières de beaucoup d'hommes ne soient pas exnueées, si ces nombreuses prieres en forment pour ainsi dire une seule ",

Ces deux recommandations se trouvent parfaitement appliquées dans le Rosaire Dans cette prière, en effet, pour ne pas Nous étendre davantage, nous redoublons nos supplications afin d'implorer du Pere céleste le regne de sa grâce et de sa gloire, Nous invoquons assidüment la Vierge Mére P jur que, par son intercession, elle veuille bien nous secourir, nous qui sommes exposés au péché,

| la dernière heure qui

soit pendant toute notre vie, soit:

est la porte de l'éternité,

Ce méme Rosaire est tout à fait approprié à la prière commune, et ee n'est pas sans raison qu'on l'a appelé le Psautier de Marie, Vt il faut garder religieusement ou faire renaitre cette coutume qui était en vigueur chez nos aneétres: dans les familles chrétiennes, à la ville

comme aux champs, c'était un usage sacré, à la chute du jour, apres le dur labeur, de se réunir devant l'image de la Vierge et d'alterner les parties du Rosaire. Vivement touchée par cette picté fidele et commune, Marie protégenit la famille ainsi qu'une mère protege ses fils, lui aceeordant les bienfaits d'une paix domestique qui était comme le présage de la paix céleste,

Considérant cette vertu de la prière commune, parmi les décisions qu'à diverses époques Nous avons prises concernant le Rosaire, Nous avons édicté ceci: “ Nous souhaitons quil soit récité quotidiennement dans la eathédrale de chaque diocèse, et tous les jours de fêtes dans les paroisses” (Lettre apostolique Salutaris ille, datée du 24 décembre 1883). Que cette pratique soit observée avee constance et avec zèle, Nous voyons d'ailleurs avec joie qu'elle est SUI ie et qu'elle se répand dans d'autres manifestations solennelles de la piété publique, et dans les pelerinages aux sanctuaires célèbres dont il est à souhaiter que le nombre aille croissant.

Cette association de prières ot de lou: anges "i M: ie n que I que chose de très doux et de salutaire pour les mes, Nous-même, Nous l'avons ressenti surtout—et Notre reconnaissance Nous anime à le rappeler—alors que, dans certaines circonstances solennelles de Notre Pontificat, Nous Nous trouvions dans la basilique Vaticane entouré d'un grand nombre d'hommes de toutes conditions qui, unissant leurs cœurs, leurs voix et leur confiance aux Nôtres suppliaient avec ardeur, par les mystères et par les oraisons du Rosaire, la très bienveillante protectrice de la re Jigion catholique,

Et, qui pourrait penser et dire que la vive confiance que Nous avons pli aece dans le secours de la Vie ree ét ut excessive / Assurciment le nom et le rôle de parti iut Con eiliateur ne conviennent à nul autre qu'au Christ, e c'est Lui seul qui, Dieu et homme en méme t Inps, a ré. tabli le genre humain en grâce avec le Pore supréme. “1 n a qu'un médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus

Christ homme, qui s'est livré Lui-méme pour la rédemp tion de tous " (7 Zi, Tf, 5,0). Mais si, comme l'en seigne le Docteur Angélique, “rien n'empêche que quel

la chute du t l'image de Vivement Marie prot éses fils, lui |ue qui étalt

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et Notre rers que, dans e. Pontifieat, "nne entouré nditions qui, nfianee. aux stores et par

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ques autres soient appelés secundum quid, médiateurs entre Dieu et les hommes, en tant qu'ils collaborent à l'union de l'homme avee Dieu, dispositive et ministerialiter” (III, Q. XXVI, art. 1), tels que les Anges et les Saints, les Prophètes et les prêtres des deux testaments la même gloire convient pleinement à la sainte Vierge.

Il est impossible de concevoir personne qui, pour concilier Dieu et les hommes, ait pu dans la suite ou puisse dans l'avenir agir aussi efficacement que Marie. Aux hommes qui couraient à la perte éternelle, elle a amené un Sauveur lorsqu'elle a reçu la nouvelle d'un sacrement pacifique, apportée par l'Ange sur la terre, y donnant un consentement admirable, aw nom de tout le genre humain OS. Th., UU, q XXX APt D) Elle est celle de qua est né Jésus, Su vraie Mere, et, pour ce motif, une digne et tres agréable Médiatrice CU près dit Médiateur.

Comme ces mystères sont, dans le Rosaire, proposés successivement au souvenir et à la méditation des pieux fidèles, on voit par là même le rôle de Marie dans l'œuvre de notre réconciliation et de notre salut. Nul ne peut se défendre d'une très douce émotion, en considévant Marie soit lorsque dans la maison d'Elizabeth elle apparait comme l'instrument des grâces divines, soit lorsqu'elle présente son Fils aux bergers, aux rois, à Simeon.

Mais, quels sentiments on éprouve en songeant que le sang du Christ répandu pour nous, et les membres sur lesquels il montre à son Pere les blessures reçues comme pri de notre liberté, ne sont autre chose que le corps et le sang de la Vierge ? En effet, “la chair de Jésus est la chair de Marie, ot quoiqu'elle ait été exaltée par la gl ire de la résurrection, la nature de cette chair est restée cependant et demeure la méme qui a été prise à Marie” (S. Aug.)

Le Rosaire a encore un autre "ruit. remarquable, tout à fuit eu rapport avec les nécessités des temps, Ce fruit, Nous l'avons rappelé ailleurs, Il consiste en ce que, lorsque la vertu de la foi divine se trouve ex posée à tant d'attaques et à tant de périls, le Rosaire fournit au ehrétien de quoi la. nourrir. et de quoi la fortitier efficaces

ment. Les divines Ecritures appellent le Christ “auteur et consommateur de la foi " (Zéb,, XIT, 2): auteur de la foi, parce qu'il a lui-même enseigné aux hommes un grand nombre de vérités qu'ils devaient croire, surtout celles qui le concernent, lui en qui “habite toute la plénitude de la Divinité " (Col, IL, 9), et parce que, par sa grâce et en quelque sorte par l'onetion de l'Esprit Saint, il leur donne affeetueusement les moyens de croire ;— consommateur de cette méme foi, parce que c'est lui qui rend claires dans le ciel les choses que l'homme ne percoit dans sa vie mortelle qu'à travers un voile, et y changera la foi présente en illumination glorieuse, "Trés certainement, dans l'institution du Rosaire, laction du Christ se fait puissamment sentir. C'est sa vie que nous considérons en méditant, sa vie preivée dans les mystères joyeux, sa vie publique jusqu'à la mort au milieu des plus grands travaux et des plus grandes douleurs, enfin sa vie glorieuse qui, après sa résurrection triomphante, se trouve transportée dans l'éternité, où il siège à la droite du Pere

Et puisque la foi, pour être pleine et digne, doit nécessairement se manifester, “ ear on croit dans son cœur pour la justice, mais on confesse la foi par la bouche pour son salut ^ (Rom., NX, 10), nous trouvons précisément dans le Rosaire un excellent moyen de la confesser, Kn effet, par les prières vocales qui en forme la trame, nous pouvons exprimer et confesser notre foi en Dieu, notre Pore plein de providence, en la vie de l'éternité future, en la rémission des péchés, et aussi notre foi en les mystères de la sainte Trinité, du Verbe fait homme, de la mater nité divine et en d'autres mystères, Or, personne n'i gnore quel est le prix et le mérite de la foi, La loi n'est autre que le germe choisi d'où naissent actuellement les fleurs de toute vertu, par lesquelles nous nous rendons agréable à Dieu, et d'ou naitront plus tard. les fruits qui doivent durer toujours, “Te connaitre toi-même est en effet la consommation de la justice, et connaitre ta justice et ta vertu est la racine de. l'immortalité " (Sup, AV, 3),

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Il est bon, à ce propos, d'ajouter Ici quelque chose, en disant un mot des devoirs de vertu que la foi réclame nécessairement, Parmi ces vertus se trouve la pénitence, qui comprend elle-même Vabstinenee, vertu nécessaire et salutaire sous plus d'un nom. 8i l'Eglise, sur ce chapitre, agit de jour en jour d'une façon plus elémente avee ses enfants, que ceux-cien retour, comprennent le devoir qu'ils ont de compenser par d'autres auvres cette materne lle indulgence IF nous ph ut de joindre ce motif à ceux qui Nous ont déjà porté à recommander le Rosaire, qui peut égale ment produire d de bons fruits. de pénite nce, surtout gráce à la méditation des souffrances du Christ et de sa Mere,

Done, dans les etforts que nous faisons pour arriver au souverain bien, avec quelle sage providence le Rosaire nous a été indiqué comme secours, secours si apte à eonvenir à tous et si facile à utiliser qu'il ne souffre la eomparaison sous ce rapport avec aueun autre, Le premier venu, en effet, meme médiocrement ome de la religion,

peut s'en servir aisément et avec profit, « le Rosaire ne pre nd pas assez de temps pour nuir aux piede cue de qui que ce soit, Le "Is Gunn ales Suc rées abondent en exeni-

ples opportuns et célèbres : et l'on. sait assez que beaucoup de personnes, soit chargées de lourdes fonctions, soit absorbées pur des occupations laborieuses, n'ont jamais interrompu un seul jour cette habitude de picte.

La dévotion au Rosaire s'accorde suavement avec cette affection intime de relig on que nous professons à l'égard de la couronne sacrée, affection qui porte Ceux qui l'éprouvent à l'aimer comme'la compagne inseparable de leur vie et leur fidèle protectrice, & l'embrasser dans leur supreme a one, où elles la considerent comme le doux presage de EL incorruptib le couronne de gloire " Ce presage est grandement appuyé par le bienfait des indulgences SACTCES, pourvu qu on soit dispose ? n les recevoir, De ees indulgences, la dévotion au Rosaire a été enrichit i d'une facon croissante, par Nos prédécesseurs eb par Nous-meme Ces indulyences, OCLrO\ ces en quel que sorte par les mains memes de la Vierge miseérieordieuse, doivent. profiter grandement nux mourants et aux

défunts, de facon à les faire jouir plus tôt des consolations de la p.1x tant désirée et de la lumière éternelle.

Ces raisons. Vénérables | reres, Nous engagent à ne pas cesser de louer et de recommander aux nations catholiques une forme si excellente de la piété, une dévo. tion si utile pour conduire Vhomme au port du salut. Mais Nous ; sommes encore engagé par un autre motif tres grave au sujet duquel, plusieurs fois déjà. dans Nos lettres et dans Nos allocuticns, Nous avons ouvert Notre ame,

Nos actions, en effet, s'inspirent plus ardemment chaque jour du désir conçu dans le divin cœur de Jésus— de favoriser le mouvement de réconciliation qui se dessine parmi les dissidents. Or, Nous comprenons que cette admirable unité ne peut étre préparée et réalisée par aucun meilleur moyen que par la. vertu des saintes prières. Nous avons présent à l'esprit l'exemple du Christ, qui dans une prière aclressée ü son Pore, lui dedemanda que ses dissiples fussent “un” dans la foi et dans la charité, Que sa très Sainte Mère ait fait avec ferveur la même prière, nous en avons une illustre preuve dans l'histoire apostolique, Cette histoire nous représente la première assemblée des apôtres, implorant et attendant, avae une grande espérance, l’effusion promise de l'Esprit-Saint, et en méme temps Marie présente au milieu d'eux et priant spécialement. “Tous persévéraie nt ensemble dans la prière avec Marie, mere de Jésus" (Act, I, 14) Cant pourquoi, de même que l'Eglise à son berceau s'est justement unie à Marie dans la prière, comme à la promotriee et. à. la gardienne excellente de l'unité; de meme, dans notre temps, il est très opportun d'agir ainsi dans tout l'univers catholique, surtout durant le mois d'octobre que depuis longtemps, en raison des temps atflligés que traverse l'Eglise, Nous avons voulu dédii onsaerer à la divine Marie. invoquée par le rite sol | du Rosaire,

Par conséquent que la dévation à cette priere redouble partout d'ardeur, surtout en vue d'obtenir ln sainte unité, Rien ne peut être plus doux et plus agréable à Marie, qui. unie au plus haut point avec le Christ, désire

(5. CONSOéternelle.

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et souhaite grandement que tous les hommes gratifi: s du même et unique baptême du Christ, soient aussi unis à Lui et entre eux par la méme foi et une parfaite charite,

Que les mysteres augustes de cette foi, par le culte du Rosaire, | énetrent. plus profondément dans les ames, en vue de cette très heureuse conséquence * que nous imitions ce qu'ils contiennent et que nous o.tenions ce qu'ils promettent "

En attendant, comme gage des bienfaits divins et comme témoignage de Notre affection, Nous vous accordons de bon cœur, à chacun de vou , à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le vingtième jour de septembre de l'année mil huit cent quatre-vingtseize, de Notre Pontifieat la dix-neuvieme.

LEON XIII, PAPE

ENCYCLICAL OF THE HOLY E ATHER ON THE BEAUTIFUL DEVOTION OF THE ROSARY,

To Our Venerable Brethren, the Patriarehs.

Archbishops, Bishops, and other Local Oi dinuries

enjoying Peace «nd Communion with the

tolic See.

Pi imates,

A pos-

* Venerable Brethren, Health and the Apostolie Blessing.

We have already had the opportunity on several oecasions during Our Pontificate of bearing publie testimony to that contidence and devotion towards the Blessed Virgin which we imbibed in Our tenderest years, and have endeavoured to cherish and develop all Our life long. For, having fallen upon times of calami y for. Christendom and peril: for the nations, We have realized how prudent it is to warmly recommend this means of safeguarding happiness and peace which God has most mercifully granted to Mankind in His August Mother, and which hath ever been celebrated in the annals of the Church, The manifold zeal of Christian people has res ponded to Our desires and exhortations, most particularly in exciting a devotion to the Rosary : und a plentiful harvest of excellent fruits has not been wanting. Still We ean never be satisfied. with celebrating the Divine Mother, who is in truth worth in urging love and affection towards her who is also the Mother of Mankind, who is full of merey, full of grace, Yea, Our soul wearied with the cares of the Apostolate, the nearer 16 feels the. time of Our departure to be ut hand, with the more earnest contidence looks up to her from whom, as from a blessed dawn, arose the Day of happiness and joy that was never to set. It is pleasant to us to remember, Venerable Brethren, that We have in other letters issued from time to time extolled te devotion of the Rosary ; for it is in Hruny Ways most pleus

y of all praise, and

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