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Abbrégé. p

3. Archives communales de Monlrigaud (Isère). Etat civil, registre de Tannée 1754, GG 3, 5* cahier. Notes de l'abbé Morel, curé de Montrigaud.

célèbre contrebandier. Lui-même, par moments, en était surpria et un peu choqué.

« Voilà bien des curieux! » lui arrivait-il de murmurer1.

L'entrée dans Valence se fit le 13 mai sur les huit heures du matin.

Mandrin et Saint-Pierre entrèrent dans la ville précédés d'un bruyant cortège. Les dragons de La Morlière se tenaient raides sur leurs chevaux, sabre au poing. Devant eux, des trompettes sonnaient une marche triomphale \ « La curiosité était si grande, note l'annaliste Michel Forest, qui demeurait dans la ville, qu'on s'étouffait pour le voir passer3. » Les gamins et les désœuvrés précédaient le cor» tège, comme ils vont aujourd'hui devant les musiques militaires*.

Mandrin et Saint-Pierre furent conduits dans les prisons du présidial, où Levet de Malaval, président de la Commission de Valence, les reçut et signa cette décharge :

« Je soussigné, commissaire du Conseil, certifie qu'un détachement de la cavalerie du corps des volontaires de Flandre, commandé par MM. d'Usson et Duverger, a remis aujourd'hui, sur les huit heures et demie du matin, les nommés Louis Mandrin et Jean Saint-Pierre, dit Janbon. A Valence, le 13 mai 1755.

Signé : « Lbvet1. »

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