MAD. VALENTIN, ALEXIS
MAD. VALENTIN. Ahi mon Dieu! M.
Alexis, est-ce hicn vous!
ALEXIS. Parbleu! qui donc?.. Comme vous me regardez !
MAD. VALENTIN. Bah ! VOUS qu’on disait mort par amour... mais ça ne m’étonne pas... les amans reviennent toujours.
ALEXIS. Comment? vous dites... mais, qu’est-cc qu’il a donc , ce pauvre Fichon , on dirait qu’il est fou. ..
MAD. VALENTIN. A peu près... il est amoureux...
ALBXiS.Est-ce de vous, madame Valentin?
MAD. VALENTIN. Ehl monsieur, il y en a eu de mieux blitis que lui qui n’y ont pas manqué. Aujourd’hui , c’est le tour de ma sœur...
ALEXIS. Votre sœuri Manette I c’est elle qu’il aime... Fichon.
MAD. VALENTIN. Certainement...
ALEXIS. Et vous le laissez entrer comme ça.
MAD. VALENTIN. Puisqu’il veut l’épouser...
ALEXIS. Ah! bien, oui... mais vous n’y consentez pas, vous!
MAD. VALENTIN. Eh! pourquoi non, monsieur, ma sœur est en âge d’être mariée... et je ne vois pas pourquoi...
ALEXIS. Pourquoi , pourquoi ! c’est que ce serait la sacrifier... gentille , bien élevée comme elle est...
MAD. VALENTIN. Et .sage?
ALEXIS. Oui, sage... j’oubliais... vous I voulez la donner à un conscrit... à un sol- ! dat, é Fichon... vous voulez donc en faire une vivandière...
MAD. VALENTIN. Ecoutqz donc, M.
Alexis , elle n’esl pas riche.
ALEXIS. Pas riche!., elle, avec tout ce qu’elle a... d’ailleurs... elle n’aime pas Fichen, je vous le déclare, elle le détestera... elle sera malheureuse...
MAD. VALENTIN. Pourquoi ne l’aimerait- elle pas?
ALEXIS. Parce qu’elle en aime un autre.
MAD. VALENTIN. Ce n’est pas vrai...
ALEXIS. l)n autre, qui en est fou!., qui ne peut vivre sans elle, et que l’idée seule de la perdre rend le plus malheureux des hommes, et cet autre... c’est moi.
AaD. VALENTIN. Vous!
ALEXIS. Oui , moi. . . et je vous préviens , que ce mariage ne se fera pas , il arriverait
MANBTTC.
quelque malheur d’abord... j'en mourrais | plutôt... et elle aussi... {
HAD. V.ALEBTm. Allons donc, M. Alexis, !
soyez raisonnable... est-ce que ma sceur Manette peut vous aimer.
ALEXIS. Si elle peut. ..mais elle m’aime, elle m’adore...
HAD. VALEETM. Et comment, savei- TOUS...
ALEXIS. Ah l'elle me l’a dit... en dansant ayec moi... oar, je l'ai fait danser.
HAD. VALENTIN. AhI VOUS l'avez... (/i part.) II parait qu'ik l’ont fait danser tous les deux...
ALEXIS. Et TOUS concevez que cet amourlà...
HAD. VALENTIN. Cet amour-lù, M.
Alexis, ne peut qne lui faire du tort... Juges donc, si l’on TOUS entendait... JTOtre famille, surtout...
ALEXIS. Ha famille... ma famille, veut que je sois heureux, et je le suis... c'est à dire, je le serai... on a voulu in’empôcher à Paris d’épouser une gri.sette. .. on a bien fait.. .elle me trompait; mais votre sœur...
c’est un ange !.. '
HAD. VALENTIN Sans doute I (J pari.) Un ange, qui commence ù me faire peur.
[Haut.) .Mais elle ne peut être à vous...
ALEXIS. Si fait! nous verrons... et plutôt de souffrir qu’un autre obtienne .. qu’un autre... que... oh! jamais!
HAD. VALBNTIN.Ce qu’il lui faut... c’est un mari...
ALEXIS. Eh bien ! je l’épouse. .
HAD. VALENTIN. Vous l’épousez! diable; dites donc, c’est bien düTérenf... un petit officier.., c’est gentil, et si on veut consentir...
ALEXIS. On consentira... ou bien je ferai un coup de ma tête.
HAD. VALENTIN. AhI mon Dieu !
ALEXIS Je me brûlerai la cervelle ! allons, madame Valentin., dites-moi , que I TOUS ne la donnerez pas à un autre .. qu’à moi...
HAD. VALENTIN. Dam I je ne demande pas mieux...
ALEXIS. Vrai!., ainsi vous allez prévenir Fichon que c’est fini... qu’il ne doit plus espérer...
HAD. VALENTIN. Da'ml je vais lui dire.
ALEXIS. Ab! que vous êtes bonne...
que je vous aime...
Mime air.
Fermelicz que je vous embrawe !
Mille baûenf..
MAD. TAIBSTIIC.
De bien bon cœur I
C’estli'n bean parti poor «a amr, Faiiunt lei cbua's de bonne gracel
BaBoaeaoaaoBBBaoacaeaaeaooaa wi ea o a o Bae an o n »