SCÈNE XVII
ALBXIS, FICHON, ROBERT.
FICIION, sortant de ta maison. C’est une indignité!., uhe infamie!., cl si je le renrencontre...
ROBERT. A qui en a-t-il encore , celuilà?..
FICIION. Monsieur Alexis !..
ALEXIS. Ah! ah! mon frère de lait...
FIcnON. Oui, votre frère de lait... qui est bien aise de vous rencontrer pour vous dire. ,, (etouf/ant) Allez, M. .Alexis... c’c.st bien mal... ce que vous avez fait là.
ALEXIS. Allons... C’est bien !.. c’est bien; (d part) ii parait qu’il est congédié...
I bravo!..
' FICIION. Vous, qui avez dc.s belles dames!.. je n’y louelic pas à vos belles dames... moi... je vous les laisse... et vous m’enlevez celle que j’aime.. Mademoiselle Manette.
{ ROBERT. Hein!.. lui aussi... ah!., ah!..
I ah!..
j ALEXIS, emharrassi. Que veux-tu... ce j n’est pas ma faute... va-t-en...
FICHON. Et je ne veux pas m’en aller!..
, tiens... la rue est à moi, donc, tout comme { à vous!., je me promène...
I 11 se prumcDC.
I ROBERT. Ma foi, je vous fais mon compliment., le rival est charmant... il est...
ah!., ah!., ah!..
ALBXIS. F.h ! non... vous voyes bien qu’on le chasse... un pataud...
FICHON, rerenant rirement. 11 a dit... un ( pataud!..*
' ROBERT, se pioi'ant enir’eua. Allons!...
allons... pas de querelle..
* Alexis, Robert, Fieboo.
XAKBTTE.
FICnOK. Ah!., ah! c’est qu’on ne me marche pas sur !e pied, i'moi! . il ne faut pas croire , parce que i’siiis un simple troupier, que {'permettrai à un... gringalet ..
ALEXIS. Un gringalet...
Robert, licntrous, Monsieur... et toi, C0Us<'rit. ..
FiciIOR. Laissez-moi, l’ancien.. le conscrit ne boude pas... oui, un gringalet., je l’ai dit .. je le répète... voilà!..
ALEXIS. Tues un sot...
FICIIOS. Et vous... une...
ROBERT. Veux-tu pa.sscr ton chemin. .
Ficiiox. l.aissei-moi, l’andco... j’aioie Mademoiselle Manette.
ALEXIS. Qu’cst-cc que ça me fait., elle ne t’aime pas...
FICIION. Si faitl...
ALEXIS. Tu eu as menti..
FICUON. J’en ai...
ROBERT. Allons , Messieurs... Mes- | sieurs...
FICHON, I.aissei-moi, l’ançicn... j’eii ai j menti... une insulte entre z’horames... ; entre jeunes z’hommesl... il m’en rendra | raison... ou il n’est qu’un poltron...
ROBERT. Fichon...
ALEXIS. Insolent!..
ROBERT. Monsieur...
FICHON. Viens donc... riens donc t’aligner avec moi...
Il se met en position de se battre.
ROBERT. Vous êtes fous tous les deux...
et toi...
FICHON, ftthant Het ormes crée ta main.
Laissez-moi l’ancien... vous attraperez quelque chose... '
ROBERT, Mais.. Urtftituii coupitani U côté. Uufl..
ALEXIS, paéstnl à Fichon et Itù / tenant tes mains. Quand tu Voudras!..
FICHON. A la bonne heure... voilà ce que je demandais...
ROBERT, retenant entr’euiz. Et ce qui ne sera pas... que diable... vous , M.
Alexis... vous battre avec ça...
ALEXIS. Pourquoi pas!..
FICHON. Ça, l’ancien... c’estun Francé.
ROBERT. Un conscrit qui ne peut pas se battre avec un olMcier...
- FICHON. il ne l’est pas...
ROBERT. Voilà son brevet, que nous Tenons de recevoir... sous-lieutenant au 6" de ligne ...
FICHON. Aht mon Dieu !.. mon régiment...
ALEXIS. Quest-ce que ça me fait ?..
ROBERT. A vous... c’est possible!., mais lui, il sera puni... la discipline...
FICHON. Je m’en moaue...
ALEXIS. Et moi aus'i:..
ROBERT. Si vous persistez... je vais prévenir Monsieur le maire... qui le fera coffher pour le renvoyer de brigade en brigade...
ALEXIS. Ah! c’est différent, vous avez raison..
FICHON, à part. AhÜlcagne. il cagne...
ROBERT. Le maire et le capitaine de gendarmerie lui donner ient de mes nouvelles! que je t’entende encore le provoquer, petit drôle. . .
FICHON. Suffit... {A part.) Vieux drélel i
aoaiax.
Air : L*or êit anê ehimira.
Allonta cDOOsicura reotroDi vitt) Prépatez-vouü A artir.
▲LljUS.
Fichon 1
riCBON,
Bonsoifa )’ voua tîcai quitte.
ALBXis, iui tendant la maiti.
Ailona, preod»>U sans rou^if.
riCBOB.
Merci.fauteo rabattre t A'cc l'officiera V faotaiJiB B'U paa dipo’de a’ ha tie,
N'eat paa dign' d’ lui aerrtr U meiAa ENSEMBLE.
BOBBiT, revrnant entr'eux.
Allona, monsieur. rentruna?îtea Pr^parei-voutA partir.
Toi, prends garde A ta conduite, le t*en («rais rrpMiir.
ALBIH.
Arec lui sans être cfoittea le prétends ne paa partir t El bientôt de m condnite le le ferai repeotbncioN.
Ibs adteui fe tuus tiras quitte,
Allez, reas pourea partir 1 parte) Oh ! d'un* pareille conduite Uu officier d’rraît rougir.
AUris sert avec Robert qui i’arr^Upour menacer fiêhon.